publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

UROMITEXAN 600 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Mesna
laboratoire: Baxter

Comprimé pelliculé sécable
Boîte de 10
Toutes les formes

Indication

Prévention de la toxicité urinaire des oxazaphosphorines (cyclophosphamide à fortes doses : > = 600 mg/m²/j, ifosfamide quelle que soit la dose).

Posologie UROMITEXAN 600 mg Comprimé pelliculé sécable Boîte de 10

La voie orale est généralement utilisée en relais de la voie intraveineuse pour prolonger les taux urinaires de mesna.
Une quantité suffisante de mesna doit être administrée afin de protéger les patients de façon adéquate contre l'urotoxicité des oxazaphosphorines.
La durée du traitement par le mesna doit être égale à la durée du traitement par l'oxazaphosphorine augmentée du temps nécessaire pour que les concentrations des métabolites urinaires descendent à un niveau infratoxique ; celui-ci est généralement atteint dans les 8 à 12 heures qui suivent la fin de l'administration de l'oxazaphosphorine ; cependant ce délai peut varier en fonction du schéma d'administration du cytotoxique.
CHEZ L'ADULTE :
- Voie intraveineuse :
La posologie est habituellement de 60% de la dose d'oxazaphosphorine administrée. Le schéma classique comporte l'administration IV après dilution d'1/3 de la dose dès le début de l'administration de l'oxazaphosphorine, du 2ème tiers 4 heures plus tard et du dernier tiers 8 heures après la première administration.
L'Uromitexan peut également être utilisé en perfusion IV continue débutant 1/4 d'heure avant la perfusion chimiothérapique et se prolongeant 8 à 12 heures après la fin de celle-ci, la dose totale de mesna atteignant - voire dépassant - 100% de la dose d'oxazaphosphorine utilisée.
Pour des doses supérieures à 2 g/m²/j, les risques potentiels de ce médicament ne sont pas connus.
- Voie orale :
Chez les patients qui pourraient présenter des vomissements, malgré un traitement prophylactique anti-émétique optimal, pendant ou au décours de la chimiothérapie, le mesna doit être administré par voie intraveineuse. De même la voie intraveineuse est préférable pour les patients qui ne sont pas susceptibles d'adhérer au traitement.
Schémas posologiques possibles en fonction des doses d'oxazaphosphorine :
. Faible dose d'ifosfamide < 1,5 g/m²/j, et cyclophosphamide < 600 mg/m²/j en cas de toxicité vésicale :
Administration de mesna oral 2 heures avant l'injection de l'oxazaphosphorine puis 2 heures et 6 heures après. Dans ce cas, la dose totale de mesna oral correspond au moins à 120% de dose cytostatique et remplace la formulation IV habituellement administrée à 60% de la dose.
. Ifosfamide > 1,5 g/m²/j, et cyclophosphamide > = 600 mg/m²/j :
Après une perfusion concomitante de courte durée < = 4 heures de mesna et d'oxazaphosphorine à habituellement 1/3 de 100% de la dose du cytostatique, il convient d'administrer en fin de perfusion une première dose orale de mesna au double de la dose IV et une deuxième dose équivalente 4 heures plus tard.
A la fin d'une perfusion de longue durée du cytostatique (> = 4 heures et particulièrement les perfusions continues) en présence de l'uroprotecteur à 100% de la dose d'oxazaphosphorine, l'uroprotection peut être poursuivie en administrant le mesna par voie orale à 40% de la dose de l'oxazaphosphorine 2 heures, 6 heures, voire 10 heures après l'administration intraveineuse concomitante du cytostatique et du mesna.
CHEZ L'ENFANT :
La dose de mesna oral est calculée par rapport à la dose d'oxazaphosphorine selon les mêmes modalités que chez l'adulte.
Il peut cependant être nécessaire de raccourcir l'intervalle entre 2 doses et/ou d'augmenter le nombre individuel de doses pour compenser la fréquence de mictions plus importante chez l'enfant. La prudence est recommandée dans ce cas, les concentrations urinaires et la demi-vie du mesna n'ayant pas été précisées en pédiatrie.
PATIENTS A RISQUE :
Les patients présentant des antécédents de lésions urothéliales ou présentant des lésions urothéliales préexistantes (traitement antérieur par une oxazaphosphorine ou irradiation pelvienne) ou pour les patients qui ne sont pas suffisamment protégés par Uromitexan à la posologie standard, l'intervalle de 4 heures entre deux doses peut être raccourci et/ou le nombre de doses augmenté.

Contre indications

Hypersensibilité connue au mesna et aux molécules contenant des radicaux thiols, en particulier chez les malades porteurs de maladies auto-immunes.
Chez ces malades, la protection de l'appareil urinaire doit se faire préférentiellement par une hyperhydratation quotidienne associée à la prescription simultanée de diurétiques ; cependant, il est possible d'associer Uromitexan à l'oxazaphosphorine chez de tels patients à la condition d'évaluer le meilleur rapport bénéfice/risque pour le malade et seulement sous stricte surveillance médicale du sujet.

Effets indésirables Uromitexan

- Parce que les patients reçoivent de puissants agents cytotoxiques en association, les effets secondaires spécifiques du mesna sont difficiles à établir.
- Cependant, les effets secondaires suivants peuvent être observés après une administration unique de 60 à 70 mg/kg par jour chez le volontaire sain : nausées, vomissements, coliques, diarrhées, céphalées, fatigue, douleurs aux membres et aux articulations, dépression, irritabilité, manque d'énergie, rash, hypotension et tachycardie.
- Des réactions de type pseudo-allergique ont été rapportées dans de rares cas ; il s'agit de rash, de prurit, de la survenue de formations bulleuses sur la peau et les muqueuses, d'un oedème avec démangeaisons, d'hypotension soudaine, de tachycardie et d'une augmentation transitoire des transaminases hépatiques.
Ces réactions de type pseudo-allergique sont plus fréquentes chez les patients présentant une maladie auto-immune.
- Quelques cas d'encéphalopathies toujours spontanément réversibles à l'arrêt du traitement ont été décrits après utilisation conjointe d'ifosfamide et de mesna utilisés par voie intraveineuse. Leur imputabilité n'est actuellement pas établie. Une insuffisance rénale est habituellement retrouvée comme facteur favorisant.



publicité