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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

VESANOID 10 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 08.08.2008

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Trétinoïne
laboratoire: Roche

Capsule molle
Boîte de 1 Flacon de 100
Toutes les formes

Indication

- VESANOID (trétinoïne) est indiqué pour l'induction de rémissions en cas de leucémie aiguë promyélocytaire (LAP ; classification FAB : LAM3).
- Ce traitement s'adresse à des patients n'ayant pas encore été traités ou rechutant après une chimiothérapie standard (anthracycline et cytosine arabinoside ou traitements équivalents) ou réfractaires à toute chimiothérapie.
- L'association de trétinoïne à la chimiothérapie augmente la durée de survie et réduit le risque de rechute en comparaison à la seule chimiothérapie.

Posologie VESANOID 10 mg Capsule molle Boîte de 1 Flacon de 100

- La dose journalière totale est de 45 mg/m² de surface corporelle, répartie en 2 prises égales par voie orale, soit 8 capsules par jour environ chez l'adulte.
- Il est recommandé de prendre les capsules au cours d'un repas ou peu de temps après.
- On dispose de peu de données relatives à l'innocuité et à l'efficacité de la trétinoïne chez l'enfant.
La dose de 45 mg/m² peut être administrée chez l'enfant, sauf en cas d'apparition d'une toxicité sévère. Une réduction de la dose pourrait alors être nécessaire, particulièrement en cas de céphalée résistante aux traitements symptomatiques.
- Le traitement doit être poursuivi jusqu'à obtention d'une rémission complète ou pendant 90 jours maximum.
En raison du peu de données concernant l'insuffisant hépatique et/ou l'insuffisant rénal, la posologie doit, par mesure de prudence, être réduite à 25 mg/m²/jour.
- Une chimiothérapie à pleines doses à base d'anthracycline doit être ajoutée au traitement par la trétinoïne selon les modalités suivantes (voir section mises en garde et précautions d'emploi) :
. Lorsque le nombre de leucocytes est supérieur à 5x10puissance9/L au début du traitement, la chimiothérapie doit être instaurée en même temps que la trétinoïne au jour 1.
. Lorsque le nombre de leucocytes est inférieur à 5x10puissance9/L au début du traitement, mais augmente rapidement au cours du traitement par la trétinoïne, la chimiothérapie doit être immédiatement ajoutée au traitement par la trétinoïne si le nombre de leucocytes dépasse 6x10puissance 9/L au jour 5, s'il dépasse 10x10puissance9/L au jour 10 ou encore 15x10puissance9/L au jour 28.
. Tous les autres patients doivent recevoir la chimiothérapie dès que la rémission complète a été obtenue.
. Si la chimiothérapie est ajoutée à la trétinoïne en raison d'une hyperleucocytose, il n'est pas nécessaire de modifier la dose de trétinoïne.
. A la fin du traitement par trétinoïne et du premier cycle de chimiothérapie, une chimiothérapie de consolidation à base d'anthracycline doit être administrée, sous forme de deux autres cures à 4-6 semaines d'intervalle, par exemple.
. Chez certains patients, la concentration plasmatique de trétinoïne peut baisser dans des proportions significatives malgré une administration continue.

Contre indications

- Allergie connue à un produit de la classe des rétinoïdes ou à l'un des excipients.
- Grossesse : la trétinoïne est tératogène. Son utilisation est contre-indiquée chez la femme enceinte ou susceptible de le devenir pendant le traitement et dans le mois qui suit l'arrêt de ce dernier, à moins que le bénéfice du traitement par la trétinoïne ne justifie le risque de malformations foetales, compte tenu de la sévérité de la maladie et de l'urgence de l'instauration du traitement. Il existe un risque malformatif très élevé pour tout foetus exposé en cas de survenue d'une grossesse au cours d'un traitement par la trétinoïne, et ce quelles qu'en soient la posologie et la durée. La prescription de trétinoïne chez la femme en âge de procréer ne peut être envisagée que si la patiente remplit toutes les conditions suivantes : être informée par le prescripteur des risques encourus en cas de survenue d'une grossesse au cours du traitement ou au cours du mois suivant son arrêt ; consentir à se soumettre aux mesures contraceptives obligatoires : utiliser une méthode contraceptive fiable, sans interruption tout au long du traitement et pendant un mois après son arrêt ; répéter mensuellement les tests de grossesse. La survenue, en dépit de ces précautions, d'une grossesse au cours d'un traitement par la trétinoïne ou dans le mois suivant son arrêt comporte un risque élevé de très graves malformations foetales, particulièrement si la trétinoïne a été administrée pendant le premier trimestre de grossesse.
- Allaitement : l'allaitement doit être arrêté si la patiente entreprend un traitement par la trétinoïne.
- Tétracyclines (voir section interactions).
- Vitamine A (voir section interactions).

Effets indésirables Vesanoid

Chez les sujets traités aux doses journalières recommandées, les effets indésirables les plus fréquents sont ceux observés en cas d'hypervitaminose A (comme c'est le cas pour d'autres rétinoïdes).
Le syndrome de l'acide rétinoïque a été rapporté chez de nombreux patients souffrant de leucémie aiguë promyélocytaire (jusqu'à 25% dans certains centres) et traités par la trétinoïne. Le syndrome de l'acide rétinoïque se caractérise par fièvre, dyspnée, détresse respiratoire aiguë, infiltrats pulmonaires, épanchements pleural et péricardique, hypotension, oedème, prise de poids, insuffisance rénale, hépatique et multi-organique. Le syndrome de l'acide rétinoïque est fréquemment associé à une hyperleucocytose et peut être d'évolution fatale.
- Peau (> 75% des patients) :
sécheresse, érythème, rash, prurit, alopécie, sueurs profuses.
Des ulcérations génitales y compris des gangrènes de Fournier, un syndrome de Sweet et un érythème noueux ont rarement été rapportés.
- Muqueuses (> 75% des patients) :
chéilite, sécheresse buccale, nasale ou conjonctivale, sécheresse d'autres muqueuses, avec ou sans inflammation.
- Système nerveux central (> 75% des patients) :
céphalées, hypertension intracrânienne et syndrome d'hypertension intracrânienne bénigne (surtout chez l'enfant) (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi), fièvre, frissons, vertiges, confusion, anxiété, dépression, paresthésies, insomnie, malaise.
- Système nerveux sensoriel (25%-50% des patients) :
troubles de la vision et de l'audition.
- Appareil musculosquelettique (50%-75% des patients) :
douleurs osseuses, douleurs thoraciques. De rares cas de myosites ont été rapportés.
- Appareil digestif (> 75% des patients) :
nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhée, constipation, diminution de l'appétit, pancréatite.
- Troubles métaboliques, hépatiques et rénaux (50%-75% des patients) :
augmentation sérique des triglycérides, du cholestérol, des transaminases (ALAT, ASAT) et de la créatinine.
De rares cas d'hypercalcémie ont été rapportés (voir également le paragraphe mises en garde et précautions d'emploi).
- Appareil respiratoire (50%-75% des patients) :
dyspnée, insuffisance respiratoire, épanchement pleural, syndrome asthmatiforme.
- Appareil cardiovasculaire (50%-75% des patients) :
arythmie, flush, oedème.
Des cas de thromboses (aussi bien veineuses qu'artérielles) touchant des sites variés (ex : accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde, infarctus rénal) ont été peu fréquemment rapportés (voir section mises en garde et précautions d'emploi).
- Hématologie : de rares cas de basophilie importante, avec ou sans hyperhistaminémie symptomatique, ont été rapportés, principalement chez les patients présentant la forme peu fréquente de leucémie aiguë promyélocytaire associée à une différenciation basophilique. Une thrombocytose a rarement été observée.
- Autres : de rares cas de vascularites, à prédominance cutanée, ont été rapportés.
L'interruption ou la poursuite du traitement sera envisagée après que l'on aura évalué le bénéfice de la thérapeutique par rapport à la gravité des effets secondaires.
- Tératogénicité : voir section grossesse et allaitement.
- Chez l'enfant :
On dispose de peu de données relatives à l'innocuité et à l'efficacité de la trétinoïne. Quelques cas de toxicité accrue chez l'enfant traité par la trétinoïne, en particulier le syndrome de pseudo-tumeur cérébrale, ont été rapportés.



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