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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

VIREAD 33 mg/g

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Gastro-Entéro-Hépatologie
principes actifs: Ténofovir disoproxil
laboratoire: Gilead Sciences Internat

Granulé
Boîte de 1 Flacon (+ cuillère-mesure) de 60 g de granulés
Toutes les formes
101,57€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 102,39 €

Indication

Infection par le VIH-1

Viread 33 mg/g granulés est indiqué, en association avec d'autres médicaments antirétroviraux, pour le traitement des patients pédiatriques infectés par le VIH-1, âgés de 2 à moins de 6 ans et de plus de 6 ans (dans le cas où la forme galénique solide n'est pas adaptée) présentant une résistance aux INTI ou des toxicités empêchant l'utilisation de médicament de première intention.

Viread 33 mg/g granulés est également indiqué, en association avec d'autres médicaments antirétroviraux, pour le traitement des patients adultes infectés par le VIH-1 dans le cas où la forme galénique solide n'est pas adaptée. Chez l'adulte, la démonstration du bénéfice apporté par Viread en cas d'infection par le VIH-1 s'appuie sur les résultats d'une étude réalisée chez des patients naïfs de tout traitement antirétroviral, comprenant des patients ayant une charge virale élevée (> 100 000 copies/ml) et sur des études dans lesquelles Viread était ajouté au traitement stable de base existant (généralement, une trithérapie) chez des patients prétraités par antirétroviraux et en échec virologique précoce (< 10 000 copies/ml, la majorité des patients ayant moins de 5 000 copies/ml). Chez les patients infectés par le VIH-1 déjà traités par des antirétroviraux le choix d'un traitement par Viread doit être basé sur les résultats des tests individuels de résistance virale et/ou sur l'historique du traitement des patients.

Infection par le virus de l'hépatite B

Viread 33 mg/g granulés est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d'hépatite B chronique dans le cas où la forme galénique solide n'est pas adaptée présentant :

• une maladie hépatique compensée avec mise en évidence d'une réplication virale active, une élévation persistante des taux sériques d'alanine aminotransférases (ALAT) et une inflammation hépatique active et/ou une fibrose histologiquement prouvées (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).

• un virus de l'hépatite B présentant une résistance prouvée à la lamivudine (voir rubriques Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques).

• une maladie hépatique décompensée (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi, Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques).

Viread 33 mg/g granulés est également indiqué dans le traitement des adolescents âgés de 12 à moins de 18 ans atteints d'hépatite B chronique dans le cas où la forme galénique solide n'est pas adaptée :

• une maladie hépatique compensée avec mise en évidence d'une maladie en phase immunitaire active, c'est-à-dire une réplication virale active, une élévation constante des taux sériques d'ALAT et une inflammation hépatique active et/ou une fibrose histologiquement prouvées (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi, Effets indésirables et Propriétés pharmacodynamiques).

Posologie VIREAD 33 mg/g Granulé Boîte de 1 Flacon (+ cuillère-mesure) de 60 g de granulés

Le traitement doit être initié par des médecins expérimentés dans la prise en charge de l'infection par le VIH et/ou le traitement de l'hépatite B chronique.

Posologie

VIH-1 : La dose recommandée est de 6,5 mg de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate) par kilogramme de poids corporel, à prendre une fois par jour avec de la nourriture. Voir le Tableau 1.

On dispose de données cliniques limitées sur l'administration orale de granulés à une dose de 6,5 mg/kg. Par conséquent, la sécurité et l'efficacité doivent être étroitement surveillées.

Tableau 1 : Posologie chez les patients pédiatriques âgés de 2 à < 12 ans

Poids corporel (kg)

Nombre de cuillères-mesure de granulés à prendre une fois par jour

Dose totale (mg) de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate)

10 à < 12

2

65

12 à < 14

2,5

82

14 à < 17

3

98

17 à < 19

3,5

114

19 à < 22

4

131

22 à < 24

4,5

147

24 à < 27

5

163

27 à < 29

5,5

180

29 à < 32

6

196

32 à < 34

6,5

212

34 à < 35

7

229

≥ 35

7,5

245

Viread est également disponible sous forme de comprimés pelliculés dosés à 123 mg, 163 mg et 204 mg pour les patients pédiatriques infectés par le VIH-1 âgés de 6 à < 12 ans, pesant ≥ 17 kg et < 35 kg et en mesure de prendre des médicaments sous forme solide. Veuillez consulter le Résumé des caractéristiques du produit de ces médicaments. Viread est également disponible sous forme de comprimés pelliculés dosés à 245 mg pour le traitement de l'infection par le VIH-1 et de l'hépatite B chronique chez l'adolescent âgé de 12 ans à < 18 ans pesant ≥ 35 kg. Chez l'adulte et les adolescents âgés de 12 ans à < 18 ans et pesant ≥ 35 kg : La dose recommandée de Viread pour le traitement du VIH ou pour le traitement de l'hépatite B chronique est de 245 mg, soit 7,5 cuillères-mesure de granulés, à prendre une fois par jour avec de la nourriture. Viread est également disponible sous forme de comprimés pelliculés dosés à 245 mg pour le traitement de l'infection par le VIH-1 et de l'hépatite B chronique chez l'adulte. Hépatite B chronique : La durée optimale de traitement n'est pas connue. L'arrêt du traitement peut être envisagé comme suit :

- Chez les patients AgHBe positifs non cirrhotiques, le traitement doit être administré pendant au moins 6 à 12 mois après confirmation de la séroconversion HBe (négativation AgHBe et indétectabilité de l'ADN du VHB avec détection d'anti-HBe) ou jusqu'à la séroconversion HBs ou jusqu'à la mise en évidence d'une perte d'efficacité (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Les taux sériques d'ALAT et d'ADN du VHB doivent être contrôlés régulièrement après l'arrêt du traitement afin de détecter toute rechute virologique tardive.

- Chez les patients AgHBe négatifs non cirrhotiques, le traitement doit être administré au moins jusqu'à la séroconversion HBs ou jusqu'à la mise en évidence d'une perte d'efficacité. En cas de traitement prolongé d'une durée supérieure à 2 ans, une réévaluation régulière est recommandée afin de confirmer que la poursuite du traitement choisi reste adaptée au patient.

Dose oubliée

Si un patient oublie de prendre une dose de Viread et s'en aperçoit dans les 12 heures suivant l'heure de prise habituelle, il doit prendre Viread dès que possible, avec de la nourriture, et poursuivre le traitement normalement. Si un patient oublie de prendre une dose de Viread et s'en aperçoit plus de 12 heures après, et que l'heure de la dose suivante est proche, le patient ne doit pas prendre la dose oubliée mais simplement poursuivre le traitement normalement. Si le patient vomit dans l'heure suivant la prise de Viread, il doit prendre une autre dose. Si le patient vomit plus d'une heure après la prise de Viread, il est inutile qu'il prenne une autre dose.

Populations particulières

Chez la personne âgée

Il n'y a pas de données disponibles permettant d'établir une recommandation posologique pour les patients âgés de plus de 65 ans (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Insuffisance rénale

Le ténofovir est éliminé par excrétion rénale et l'exposition au ténofovir augmente chez les patients insuffisants rénaux.

Chez l'adulte

On dispose de données limitées concernant la tolérance et l'efficacité du fumarate de ténofovir disoproxil chez les patients adultes qui présentent une insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine < 50 ml/min) et les données de tolérance à long terme n'ont pas été évaluées en cas d'insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine de 50 à 80 ml/min). Par conséquent, chez les patients adultes présentant une insuffisance rénale, le fumarate de ténofovir disoproxil devra être utilisé uniquement s'il est jugé que les bénéfices potentiels du traitement dépassent les risques potentiels. Il est recommandé d'adapter la dose en utilisant les granulés de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate) à 33 mg/g chez les patients dont la clairance de la créatinine est < 50 ml/min.

Insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine de 50 à 80 ml/min)

Les données issues des études cliniques étayant l'administration d'une dose quotidienne unique de 245 mg de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate), soit 7,5 cuillères-mesure de granulés, chez les patients présentant une insuffisance rénale légère sont limitées.

Il est recommandé d'adapter la dose quotidienne de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate) présentée en granulés à 33 mg/g chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min) ou sévère ((clairance de la créatinine < 30 ml/min) selon une modélisation des données pharmacocinétiques obtenues après administration d'une dose unique chez des sujets séronégatifs pour le VIH et non infectés par le VHB présentant différents degrés d'insuffisance rénale, y compris insuffisance rénale terminale nécessitant une hémodialyse. Ces données pharmacocinétiques modélisées n'ont pas été confirmées par des études cliniques. C'est pourquoi la réponse clinique au traitement et la fonction rénale doivent être étroitement surveillées chez ces patients (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min)

Il est recommandé d'administrer 132 mg (4 cuillères-mesure) de granulés de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate) à 33 mg/g une fois par jour.

Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) et patients sous hémodialyse Pour les patients dont la clairance de la créatinine est comprise entre 20 et 29 ml/min : Il est recommandé d'administrer 65 mg (2 cuillères-mesure) de granulés de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate) à 33 mg/g une fois par jour. Pour les patients dont la clairance de la créatinine est comprise entre 10 et 19 ml/min : Il est recommandé d'administrer 33 mg (1 cuillère-mesure) de granulés de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate) à 33 mg/g une fois par jour. Patients sous hémodialyse : 16,5 mg (0,5 cuillère-mesure) de granulés de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate) à 33 mg/g peuvent être administrés après la fin de chaque séance d'hémodialyse de 4 heures.

Ces adaptations de la posologie n'ont pas été confirmées dans le cadre d'études cliniques. C'est pourquoi la réponse clinique au traitement et la fonction rénale doivent être étroitement surveillées (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Aucune recommandation posologique ne peut être établie pour les patients non hémodialysés avec une clairance de la créatinine < 10 ml/min.

Patients pédiatriques

L'utilisation du fumarate de ténofovir disoproxil n'est pas recommandé e dans la population pédiatrique présentant une insuffisance rénale (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Insuffisance hépatique

Il n'est pas nécessaire d'adapter la posologie pour les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques).

Si Viread est arrêté chez des patients atteints d'hépatite B chronique avec ou sans co-infection par le VIH, ces patients doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe d'exacerbation de l'hépatite (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité du fumarate de ténofovir disoproxil chez les enfants infectés par le VIH-1 âgés de moins de 2 ans n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.

La sécurité et l'efficacité du fumarate de ténofovir disoproxil chez les enfants atteints d'hépatite B chronique âgés de 2 à < 12 ans ou pesant < 35 kg n'ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.

Mode d'administration

Viread granulés doit être mesuré à l'aide de la cuillère-mesure fournie. Une cuillère-mesure pleine correspond à 1 g de granulés et contient 33 mg de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate). Viread granulés doit être mélangé dans un récipient avec des aliments mous n'ayant pas besoin d'être mastiqués, par exemple du yaourt, de la compote de pomme ou des petits pots pour bébés. Mélangez avec une cuillère à soupe (15 ml) d'aliments mous par cuillère-mesure pleine de granulés. La totalité du mélange doit être ingérée immédiatement. Viread granulés ne doit pas être mélangé avec des liquides.

Viread doit être pris une fois par jour, par voie orale, avec de la nourriture.

Contre indications

Hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique Composition.

Effets indésirables Viread

Résumé du profil de sécurité d'emploi

VIH-1 et hépatite B : De rares cas d'effets indésirables de type atteinte rénale, insuffisance rénale et tubulopathie rénale proximale (y compris syndrome de Fanconi), entraînant parfois des anomalies osseuses (pouvant dans de rares cas favoriser la survenue de fractures), ont été rapportés chez des patients recevant du fumarate de ténofovir disoproxil. Il est recommandé de surveiller la fonction rénale chez les patients recevant Viread (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

VIH-1 : Des effets indésirables associés au traitement par le fumarate de ténofovir disoproxil en association avec d'autres antirétroviraux sont attendus chez environ un tiers des patients traités. Ces effets indésirables sont généralement des troubles gastro-intestinaux légers à modérés. Environ 1% des patients adultes traités par le fumarate de ténofovir disoproxil ont arrêté le traitement en raison d'effets indésirables gastro-intestinaux.

Des cas d'acidose lactique, d'hépatomégalie sévère avec stéatose et de lipodystrophie ont été associés au fumarate de ténofovir disoproxil (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables Description de certains effets indésirables particuliers).

La co-administration de Viread avec la didanosine n'est pas recommandée car elle peut augmenter le risque d'effets indésirables (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Dans de rares cas, des pancréatites et des acidoses lactiques, parfois fatales, ont été rapportées (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Hépatite B : Des effets indésirables, le plus souvent légers, associés au traitement par le fumarate de ténofovir disoproxil sont attendus chez environ un quart des patients traités. Lors des études cliniques chez les patients infectés par le VHB, l'effet indésirable survenu le plus fréquemment sous fumarate de ténofovir disoproxil a été la nausée (5,4%).

Une exacerbation aiguë de l'hépatite a été rapportée chez des patients sous traitement ainsi que chez des patients ayant arrêté le traitement contre l'hépatite B (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Tableau récapitulatif des effets indésirables

L'évaluation de la sécurité d'emploi du fumarate de ténofovir disoproxil est basée sur les données de tolérance issues des études cliniques et de l'expérience acquise depuis la commercialisation. Tous les effets indésirables sont présentés dans le Tableau 3.

Études cliniques sur le VIH-1 : L'évaluation de la tolérance issue des données d'études cliniques sur le VIH-1 est basée sur l'expérience acquise au cours de deux études, l'une réalisée chez 653 patients adultes prétraités, recevant pendant 24 semaines, en association avec d'autres antirétroviraux, un traitement comprenant le fumarate de ténofovir disoproxil (n = 443) versus placebo (n = 210), et l'autre, étude comparative contrôlée en double aveugle, réalisée chez 600 patients adultes naïfs recevant un traitement par le 245 mg de ténofovir disoproxil (sous forme de fumarate) (n = 299) ou la stavudine (n = 301) en association avec la lamivudine et l'éfavirenz pendant 144 semaines.

Études cliniques sur l'hépatite B : L'évaluation de la tolérance issue des données d'études cliniques sur le VHB est principalement basée sur l'expérience acquise au cours de deux études comparatives contrôlées en double aveugle réalisées chez 641 patients adultes atteints d'hépatite B chronique et d'une maladie hépatique compensée recevant pendant 48 semaines un traitement par 245 mg de ténofovir disoproxil 245 mg (sous forme de fumarate) par jour (n = 426) ou par adéfovir dipivoxil 10 mg par jour (n = 215). Les effets indésirables observés lors de la poursuite du traitement pendant 288 semaines étaient en conformité avec le profil de sécurité d'emploi du fumarate de ténofovir disoproxil.

Patients présentant une maladie hépatique décompensée : Le profil de sécurité d'emploi du fumarate de ténofovir disoproxil chez les patients présentant une maladie hépatique décompensée a été évalué dans le cadre d'une étude clinique contrôlée en double aveugle (GS-US-174-0108) au cours de laquelle les patients adultes ont reçu un traitement par le fumarate de ténofovir disoproxil (n = 45) ou par l'emtricitabine plus fumarate de ténofovir disoproxil (n = 45) ou par l'entécavir (n = 22) pendant 48 semaines.

Dans le groupe traité par le fumarate de ténofovir disoproxil, 7% des patients ont arrêté le traitement à cause d'un effet indésirable ; chez 9% des patients, une augmentation confirmée de la créatinine sérique ≥ 0,5 mg/dl ou un taux confirmé de phosphate sérique < 2 mg/dl a été observé au cours des 48 premières semaines de traitement ; il n'y avait pas de différence statistiquement significative entre les groupes sous traitement combiné contenant du ténofovir et le groupe sous entécavir. Après 168 semaines, 16% (7/45) des patients du groupe fumarate de ténofovir disoproxil, 4% (2/45) des patients du groupe emtricitabine plus fumarate de ténofovir disoproxil et 14% (3/22) des patients du groupe entécavir ont arrêté le traitement en raison d'effets indésirables. Treize pour cent (6/45) des patients du groupe fumarate de ténofovir disoproxil, 13% (6/45) des patients du groupe emtricitabine plus fumarate de ténofovir disoproxil et 9% (2/22) des patients du groupe entécavir ont présenté une augmentation confirmée de la créatinine sérique ≥ 0,5 mg/dl ou un taux confirmé de phosphate sérique < 2 mg/dl.

À la semaine 168, dans cette population de patients présentant une maladie hépatique décompensée, le taux de mortalité était de 13% (6/45) dans le groupe fumarate de ténofovir disoproxil, 11% (5/45) dans le groupe emtricitabine plus fumarate de ténofovir disoproxil et 14% (3/22) dans le groupe entécavir. Le taux de carcinome hépatocellulaire était de 18% (8/45) dans le groupe fumarate de ténofovir disoproxil, 7% (3/45) dans le groupe emtricitabine plus fumarate de ténofovir disoproxil et 9% (2/22) dans le groupe entécavir.

Les patients présentant un score de Child-Pugh-Turcotte (CPT) élevé à l'initiation du traitement sont exposés à un risque plus élevé de développer des effets indésirables graves (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Patients atteints d'une hépatite B chronique résistante à la lamivudine : Aucun nouvel effet indésirable lié au fumarate de ténofovir disoproxil n'a été identifié lors d'une étude randomisée en double aveugle (GS-US-174-0121) au cours de laquelle 280 patients résistants à la lamivudine ont reçu un traitement par le fumarate de ténofovir disoproxil (n = 141) ou par l'association emtricitabine/fimarate de ténofovir disoproxil (n = 139) pendant 96 semaines.

Les effets indésirables susceptibles d'être liés (au moins possiblement) au traitement sont présentés ci-dessous en fréquence par classe / organe. Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité. On distingue les effets indésirables très fréquents ( ≥ 1/10), fréquents ( ≥ 1/100, < 1/10), peu fréquents ( ≥ 1/1 000, < 1/100) ou rares ( ≥ 1/10 000, < 1/1 000).

Tableau 3 : Tableau récapitulatif des effets indésirables associés au fumarate de ténofovir disoproxil sur la base de l'expérience acquise dans les études cliniques et depuis la commercialisation

Fréquence

Fumarate de ténofovir disoproxil

Troubles du métabolisme et de la nutrition :
Très fréquent :

hypophosphatémie 1

Peu fréquent :

hypokaliémie 1

Rare :

acidose lactique 3

Affections du système nerveux :
Très fréquent : vertiges
Fréquent : céphalées
Affections gastro-intestinales :
Très fréquent : diarrhées, vomissements, nausées
Fréquent : douleurs abdominales, distension abdominale, flatulences
Peu fréquent :

pancréatite 3

Affections hépatobiliaires :
Fréquent : augmentation des transaminases
Rare :

stéatose hépatique 3 , hépatite

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
Très fréquent : rash
Rare: angioedème
Affections musculo-squelettiques et systémiques :
Peu fréquent :

rhabdomyolyse 1 , faiblesse musculaire 1

Rare :

osté omalacie (se manifestant par des douleurs osseuses et pouvant dans de rares cas favoriser la survenue de fractures) 1, 2 , myopathie 1

Affections du rein et des voies urinaires :
Peu fréquent : élévation de la créatinine
Rare :

insuffisance rénale aiguë, insuffisance rénale, nécrose tubulaire aiguë, tubulopathie rénale proximale (y compris syndrome de Fanconi), néphrite (y compris néphrite interstitielle aigùe) 2 , diabète insipide néphrogénique

Troubles généraux et anomalies au site d'administration :
Très fréquent : asthénie
Fréquent : fatigue

1 Cet effet indésirable peut survenir à la suite d'une tubulopathie rénale proximale. En dehors de cette situation, il n'est pas considéré comme étant associé de manière causale au fumarate de ténofovir disoproxil.

2 Cet effet indésirable a été identifié dans le cadre de la pharmacovigilance depuis la commercialisation mais n'a pas été observé lors des études cliniques randomisées contrôlées ni dans le cadre du programme d'accès étendu au fumarate de ténofovir disoproxil. La catégorie de fréquence a été estimée d'après un calcul statistique basé sur le nombre total de patients exposés au fumarate de ténofovir disoproxil dans les études cliniques randomisées contrôlées et dans le cadre du programme d'accès étendu (n = 7 319).

3 Voir rubrique Effets indésirables Description de certains effets indésirables particuliers pour plus de précisions.

Description de certains e ffets indésirables particuliers

VIH-1 et hépatite B :

Insuffisance rénale

Viread pouvant engendrer une atteinte rénale, il est recommandé de surveiller la fonction rénale (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables Résumé du profil de sécurité d'emploi).

VIH-1 :

Interactions avec la didanosine

La co-administration du fumarate de ténofovir disoproxil avec la didanosine n'est pas recommandée car elle entraîne une augmentation de 40 à 60% de l'exposition systémique â la didanosine pouvant augmenter le risque d'effets indésirables liés à la didanosine (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions). Dans de rares cas, des pancréatites et des acidoses lactiques, parfois fatales, ont été rapportées.

Lipides, lipodystrophie et anomalies métaboliques

Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés à des anomalies métaboliques telles que des hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, résistance à l'insuline, hyperglycémie et hyperlactatémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie), incluant une perte du tissu adipeux sous-cutané périphérique et facial, une augmentation de la masse grasse intra-abdominale et viscérale, une hypertrophie mammaire et une accumulation de la masse grasse au niveau rétro-cervical (bosse de bison) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Au cours d'une étude clinique contrôlée de 144 semaines comparant le fumarate de ténofovir disoproxil à la stavudine, en association à la lamivudine et à l'éfavirenz, chez des patients adultes naïfs de traitement antirétroviral, les patients du groupe ténofovir disoproxil ont eu une incidence significativement plus faible de lypodistrophie que les patients du groupe stavudine. Le groupe fumarate de ténofovir disoproxil a aussi été associé à une augmentation moyenne des triglycérides à jeun et du cholestérol total significativement plus faible par rapport au groupe comparateur.

Syndrome de restauration immunitaire

Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire. Des maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow) ont également été rapportées; cependant, le délai d'apparition décrit est plus variable et ces événements peuvent survenir plusieurs mois après l'instauration du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Ostéonécrose

Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n'est pas connue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Acidose lactique et hépatomégalie sévère avec stéatose

Une acidose lactique, associée habituellement à une stéatose hépatique, a été observée lors de traitements par les analogues nucléosidiques. Le traitement par les analogues nucléosidiques doit être interrompu en cas d' hyperlactatémie symptomatique et d'acidose métabolique/lactique, d'une hépatomégalie évolutive ou d'une élévation rapide des transaminases (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Hépatite B :

Exacerbations de l'hépatite en cours de traitement

Lors des études chez les patients naïfs de traitement par un nucléoside, des élévations d'ALAT sous traitement > 10 fois la limite supérieure de la normale (LSN) et > 2 fois le niveau initial ont été notées chez 2,6% des patients traités par le fumarate de ténofovir disoproxil. Les élévations d'ALAT sont apparues avec un délai médian de survenue de 8 semaines, se sont r ésolues lors de la poursuite du traitement et, dans la majorité des cas, ont été associées à une réduction ≥ 2 log 10 copies/ml de la charge virale précédant l'élévation d'ALAT ou coïncidant avec elle. Une surveillance régulière de la fonction hépatique est recommandée pendant le traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Exacerbation de l'hépatite après l'arrêt du traitement

Chez les patients infectés par le VHB, des signes cliniques et biologiques d'exacerbations de l'hépatite ont été observés après l'arrêt du traitement anti-VHB (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Population pédiatrique

VIH-1

L'évaluation des effets indésirables est basée sur deux études randomisées (études GS-US-104-0321 et GS-US-104-0352) réalisées chez 184 patients pédiatriques (âgés de 2 à < 18 ans) infectés par le VIH-1, ayant reçu pendant 48 semaines, en association avec d'autres antirétroviraux, un traitement comprenant le fumarate de ténofovir disoproxil (n = 93) ou un placebo/comparateur actif (n = 91) (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques). Les effets indésirables observés chez les patients pédiatriques ayant reçu le traitement par le fumarate de ténofovir disoproxil étaient comparables à ceux observés lors des études cliniques avec le fumarate de ténofovir disoproxil chez l'adulte (voir rubriques Effets indésirables, Tableau récapitulatif des effets indésirables, et Propriétés pharmacodynamiques).

Des baisses de densité minérale osseuse (DMO) ont été observées chez les patients pédiatriques. Chez les adolescents infectés par le VIH-1, les Z-scores de DMO observés chez les sujets ayant reçu du fumarate de ténofovir disoproxil étaient plus bas que ceux observés chez les sujets ayant reçu un placebo. Chez les enfants infectés par le VIH-1, les Z-scores de DMO observés chez les sujets dont le traitement a été changé pour le fumarate de ténofovir disoproxil étaient plus bas que ceux observés chez les patients qui ont poursuivi leur traitement par stavudine ou zidovudine (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Sur 89 patients (2 à < 12 ans) ayant reçu le fumarate de ténofovir disoproxil dans l'étude GS-US-104-0352 (exposition médiane de 104 semaines), 4 patients ont quitté l'étude en raison d'effets indésirables évocateurs d'une tubulopathie rénale proximale.

Hépatite B chronique

L'évaluation des effets indésirables est basée sur une étude randomisée (étude GS-US-174-0115) réalisée chez 106 patients adolescents (âgés de 12 à < 18 ans) atteints d'hépatite B chronique recevant un traitement par ténofovir disoproxil 245 mg (sous forme de fumarate) (n = 52) ou un placebo (n = 54) pendant 72 semaines. Les effets indésirables observés chez les patients adolescents qui ont reçu le traitement par le fumarate de ténofovir disoproxil étaient comparables à ceux qui ont été observés dans les études cliniques menées sur le fumarate de ténofovir disoproxil chez l'adulte (voir rubriques Effets indésirables, Tableau récapitulatif des effets indésirables, et Propriétés pharmacodynamiques).

Des baisses de DMO ont été observées chez les adolescents infectés par le VHB. Les Z-scores de DMO observés chez les sujets ayant reçu du fumarate de ténofovir disoproxil étaient plus bas que ceux observés chez les sujets ayant reçu un placebo (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacodynamiques).

Autre(s) population(s) particulière(s)

Chez la personne âgée

Le fumarate de ténofovir disoproxil n'a pas été étudié chez les patients âgés de plus de 65 ans. Les patients âgés sont plus susceptibles de présenter une réduction de la fonction rénale. L'administration du fumarate de ténofovir disoproxil à des patients âgés devra donc se faire avec une prudence particulière (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Patients présentant une insuffisance rénale

Le fumarate de ténofovir disoproxil pouvant provoquer une toxicité rénale, il est recommandé de surveiller étroitement la fonction rénale chez les patients adultes présentant une insuffisance rénale et traités par Viread (voir rubriques Posologie et mode d'administration, Mises en garde et précautions d'emploi et Propriétés pharmacocinétiques). L'utilisation du fumarate de ténofovir disoproxil n'est pas recommandée chez les patients pédiatriques présentant une insuffisance rénale (voir rubriques Posologie et mode d'administration et Mises en garde et précautions d'emploi).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration - voir Annexe V.



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