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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ZANOSAR 1 g

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: Streptozocine
laboratoire: Keocyt

Lyophilisat pour préparation injectable IV
Boîte de 1 Flacon de 1 g
Toutes les formes

Indication

- Traitement des adénocarcinomes métastatiques des îlots de Langerhans.
- Traitement des tumeurs carcinoïdes métastasées.
L'association avec le 5-fluorouracile a donné des résultats supérieurs à ceux obtenus par chacun des traitements administrés séparément.

Posologie ZANOSAR 1 g Lyophilisat pour préparation injectable IV Boîte de 1 Flacon de 1 g

Posologie

Ce médicament doit être administré par voie intraveineuse directe ou en perfusion courte (de l'ordre de 15 minutes). Il est inactif par voie orale (voir conditions d'utilisation et de délivrance).

Ce médicament doit être administré avec prudence au travers d'une ligne de perfusion directe puisqu'il s'agit d'un produit vésicant.

Le dosage est habituellement calculé en fonction de la surface corporelle (en m²).

Deux schémas posologiques peuvent être utilisés :

· Traitement quotidien

La dose recommandée pour une administration intraveineuse par jour est de 500 mg/m² de surface corporelle pendant cinq jours consécutifs toutes les six semaines jusqu'à l'obtention d'un bénéfice thérapeutique maximal, ou l'apparition de signes de toxicité. Une augmentation de la dose au cours de ce schéma n'est pas recommandée.

· Traitement  hebdomadaire

Pour les deux premières séquences, la dose hebdomadaire recommandée pour une administration intraveineuse est de 1000 mg/m² de surface corporelle. Pour les séquences suivantes, les doses peuvent être augmentées chez les patients pour lesquels il n'a pas été noté de réponse thérapeutique et chez qui il n'a pas été observé de manifestation de toxicité au cours du traitement précédent.

Cependant, une dose de 1500 mg/m² de surface corporelle en une fois ne doit pas être dépassée (toxicité rénale).

Avec ce schéma, le délai moyen de réponse est de dix-sept jours environ et le temps moyen pour obtenir une réponse maximale est de trente-cinq jours environ. On entend par réponse maximale le niveau de réponse thérapeutique que l'on ne peut pas améliorer par une augmentation des doses ou une augmentation du temps de traitement.

La dose totale moyenne par cure de traitement pour obtenir une réponse thérapeutique est de l'ordre de 2000 mg/m² de surface corporelle.

La dose totale moyenne pour obtenir une réponse maximale est de l'ordre de 4000 mg/m² de surface corporelle.

La durée idéale du traitement d'entretien n'a pas encore été établie, quel que soit le schéma utilisé.

Chez des patients atteints de tumeurs fonctionnelles, une surveillance régulière de l'insulinémie en période de jeûne permet une appréciation de la réponse biochimique au traitement.

Chez des patients ayant des tumeurs fonctionnelles ou non, la réponse au traitement peut être évaluée par une réduction significative de la taille de la masse tumorale et des adénopathies.

Chez des sujets porteurs de métastases de tumeurs carcinoïdes, la réponse thérapeutique sera évaluée sur la réduction significative du volume tumoral des métastases.

Mode d'administration

Attention :

Il est extrêmement important de s'assurer que l'administration est intraveineuse. Toute extravasation risquerait de produire une nécrose des tissus environnants. En cas d'extravasation, l'administration sera interrompue immédiatement.

Modalités de manipulation

La préparation des solutions injectables de cytotoxiques doit être obligatoirement réalisée par un personnel spécialisé et entraîné ayant une connaissance des médicaments utilisés, dans des conditions assurant la protection de l'environnement et surtout la protection du personnel qui manipule. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage. Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local. Les manipulateurs doivent disposer d'un ensemble de matériel approprié à la manipulation notamment blouses à manches longues, masques de protection, calot, lunettes de protection, gants à usage unique stériles, champs de protection du plan de travail, conteneurs et sacs de collecte des déchets. Les excreta et les vomissures doivent être manipulés avec précautions. Les femmes enceintes doivent être averties et éviter la manipulation des cytotoxiques. Tout contenant cassé doit être traité avec les mêmes précautions et considéré comme un déchet contaminé. L'élimination des déchets contaminés se fait par incinération dans des conteneurs rigides étiquetés à cet effet.

Ces dispositions peuvent être envisagées dans le cadre du réseau de cancérologie (circulaire DGS/DH/98 N° 98/188 du 24 mars 1998) en collaboration avec toute structure adaptée et remplissant les conditions requises.

Association

Ce médicament peut faire l'objet d'un traitement associé avec le 5-fluoro-uracile (5-FU) selon le protocole suivant :

· streptozocine         500 mg/m² / jour pendant 5 jours,

· 5 FU                      400 mg/m²/ jour pendant 5 jours,

Traitement à renouveler à six semaines d'intervalle.

Une réduction de dose ou un arrêt du traitement doivent être envisagés en cas d'insuffisance hépatique ou de signes de toxicité médullaire (apparaissant en général en cas d'association de la streptozocine avec une chimiothérapie). (voir rubrique Effets indésirables).

Contre indications

· Insuffisance rénale avérée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

· Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients.

· Vaccin antiamarile : Risque de maladie vaccinale généralisée mortelle.

Effets indésirables Zanosar

Affections du rein et des voies urinaires :

La toxicité rénale est observée chez de nombreux patients traités (28-73 pour cent selon les séries). Elle peut se manifester par une augmentation de l'urémie et de l'azotémie, une anurie,  une protéinurie, une hypophosphatémie, une hyperchlorémie, une acidose rénale tubulaire pouvant être associé à un syndrome Falconi-Like, mis en évidence par une glycosurie, une acétonurie, et une aminoacidurie, qui sont les signes de dysfonctionnements glomérulaires et tubulaires. Une hypokaliémie et une hypocalcémie peuvent aussi apparaître.

L'hypophosphatémie et une protéinurie modérée constituent les premières manifestations d'altération de la fonction rénale, une réduction des doses est alors recommandée ; la majoration de cette protéinurie et surtout l'apparition de signes d'atteinte tubulaire proximale doivent entraîner l'interruption du traitement. L'augmentation de l'urémie, de l'azotémie et de la créatininémie apparaissent généralement plus tard au cours du traitement.

(voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

Affections gastro-intestinales :

Nausées importantes et vomissements qui ont parfois pu nécessiter l'interruption du traitement.

Des cas de diarrhées ont également été signalés.

Affections hépatobiliaires :

Une toxicité hépatique a été observée chez certains patients (élévation des enzymes hépatiques, hypoalbuminémie).

Une élévation transitoire des concentrations sériques en ASAT, ALAT, LDH et/ou en phosphatases alcalines apparaît chez environ 25 % des patients traités par la streptozocine. De même, il a été rapporté une augmentation de la bilirubine sérique et une hypoalbuminémie. Les effets hépatiques sévères à fatals sont rares.

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Toxicité médullaire/hématologique rare, le plus souvent légère à modérée et réversible impliquant le plus souvent des décroissances légères dans les valeurs d'hématocrite. Cependant, quelques cas de leucopénie et de thrombopénie importantes avec issue fatale ont été rapportés.

Une insuffisance médullaire légère à modérée, se traduisant par une leucopénie, une neutropénie, une thrombocytopénie et une anémie (diminution de l'hématocrite et du taux d'hémoglobine) apparaît chez 10 à 20 % des patients traités. L'insuffisance médullaire peut être cumulative et plus sévère chez des patients précédemment traités avec d'autres agents antinéoplasiques ou par radiothérapie. Les Nadir des leucocytes et des plaquettes apparaissent généralement 1 à 2 semaines après le traitement. Une éosinophilie asymptomatique a aussi été rapportée, mais disparaît à l'arrêt du traitement. 

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

Un choc insulinique, avec hypoglycémie, a été  rarement rapporté chez des patients ayant des insulinomes, généralement dans les 24 heures après l'administration de streptozocine.

Des anomalies, faibles à modérées, de la tolérance au glucose ont été notées. Elles ont été le plus souvent réversibles. Deux cas réversibles de diabète insipide néphrogénique ont été rapportés.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Une nécrose grave a été rapportée suite à l'extravasation du produit. Une sensation de brûlures, du site d'injection jusqu'au bras, a été rapportée chez certains patients suite à une administration en bolus. Une fièvre est rarement apparue.

Affections du système nerveux / Affections psychiatriques :

Confusion, léthargie et dépression chez un nombre limité de patients recevant une administration I.V. en continue durant 5 jours. Des effets sur le SNC n'ont pas été signalés avec les autres modes d'administration.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr



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