publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ZIAGEN 300 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Abacavir
laboratoire: Glaxo Group Ltd

Comprimé pelliculé
Boîte de 60
Toutes les formes
283,01€* (remboursé à 100%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 283,83 €

Indication

Ziagen est indiqué, en association à d'autres agents antirétroviraux, pour le traitement des patients infectés par le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH).


La démonstration du bénéfice de Ziagen est principalement basée sur les résultats d'études conduites chez des patients adultes n'ayant jamais reçu d'antirétroviraux et traités selon un schéma posologique en 2 prises par jour (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).


Avant de débuter un traitement contenant de l'abacavir, le dépistage de l'allèle HLA-B*5701 doit être réalisé chez tout patient infecté par le VIH, quelle que soit son origine ethnique. L'abacavir ne doit pas être utilisé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B*5701, à moins qu'aucune autre alternative thérapeutique ne soit disponible chez ces patients, en tenant compte des antécédents thérapeutiques et des tests de résistance (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables).

Posologie ZIAGEN 300 mg Comprimé pelliculé Boîte de 60

Ziagen doit être prescrit par des médecins expérimentés dans la prise en charge de l'infection par le VIH.


Ziagen peut être pris au cours ou en dehors des repas.


Les comprimés doivent être idéalement avalés sans les écraser, afin de garantir l'administration de la dose complète.


Ziagen est également disponible sous forme de solution buvable pour les enfants âgés de plus de trois mois et qui pèsent moins de 14 kg ou pour les patients pour lesquels la forme comprimé n'est pas appropriée.


Pour les patients dans l'incapacité d'avaler des comprimés, une autre alternative est d'écraser les comprimés et de les mélanger à une petite quantité de nourriture semi-solide ou de liquide, le tout devant être ingéré immédiatement (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).


Adultes et adolescents (âgés de plus de 12 ans)
: La posologie recommandée de Ziagen est de 600 mg par jour. Cette dose peut être administrée soit sous la forme de 300 mg (un comprimé) deux fois par jour, soit sous la forme de 600 mg (2 comprimés) une fois par jour (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi. et Propriétés pharmacodynamiques.).

Les patients passant de deux prises à une prise par jour devront prendre un comprimé à 300 mg deux fois par jour, le jour précédant le changement de posologie, puis 600 mg (deux comprimés à 300 mg) le matin suivant. Les patients préférant une prise unique le soir devront, le jour du changement de posologie uniquement, prendre un comprimé à 300 mg de Ziagen le matin, puis 600 mg (deux comprimés à 300 mg) le même soir. Pour les patients revenant à une posologie en deux prises par jour : prendre normalement 600 mg (deux comprimés à 300 mg) la veille du changement de posologie, puis un comprimé à 300 mg le matin et le soir le jour suivant.


Enfants (âgés de moins de 12 ans) :

Il est recommandé d'ajuster la posologie par tranche de poids pour les comprimés de Ziagen. Le schéma posologique établi pour les enfants pesant entre 14 et 30 kg est principalement basé sur une modélisation pharmacocinétique. L'obtention d'un dosage précis avec la forme comprimé étant difficile à obtenir, un surdosage pharmacocinétique peut survenir. En conséquence, ces patients devront faire l'objet d'une étroite surveillance de la tolérance.


Enfants pesant au moins 30 kg : la posologie de l'adulte, de 300 mg deux fois par jour, devra être administrée.


Enfants pesant de 21 kg à 30 kg : un demi-comprimé de Ziagen le matin et un comprimé entier le soir.


Enfant pesant de 14 à 21 kg : un demi-comprimé de Ziagen deux fois par jour.


Enfants de moins de 3 mois :
l'expérience acquise chez les enfants de moins de trois mois est limitée (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).


Insuffisance rénale
: Aucun ajustement posologique de Ziagen n'est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale. Cependant, Ziagen n'est pas recommandé chez les patients atteints d'insuffisance rénale au stade terminal (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques).


Insuffisance hépatique
: L'abacavir est principalement métabolisé au niveau hépatique. Aucune recommandation posologique ne peut être faite chez les patients ayant une insuffisance hépatique légère. Chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée, l'absence de donnée ne permet pas de recommander l'utilisation de l'abacavir à moins qu'elle ne soit estimée nécessaire. Si l'abacavir est utilisé chez des patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée, ceux-ci devront alors impérativement faire l'objet d'une étroite surveillance et un contrôle des concentrations plasmatiques d'abacavir est, si possible, recommandé (voir rubrique Propriétés pharmacocinétiques). L'abacavir est contre-indiqué chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi).


Personnes âgées
: Aucune donnée pharmacocinétique n'est actuellement disponible chez les patients âgés de plus de 65 ans.

Contre indications

Hypersensibilité connue à la substance active ou à l'un des excipients. Voir INFORMATIONS ENCADREES SUR LES REACTIONS D'HYPERSENSIBILITE au niveau des rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Effets indésirables.


Insuffisance hépatique sévère.

Effets indésirables Ziagen

Hypersensibilité (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) :


Globalement, dans les études cliniques, des réactions d'hypersensibilité ont été observées chez environ 5 % des patients traités par l'abacavir. Dans les études cliniques réalisées avec 600 mg d'abacavir en une prise par jour, la fréquence des réactions d'hypersensibilité était comparable à celle rapportée dans les études réalisées avec 300 mg d'abacavir en deux prises par jour.


Dans certains cas, ces réactions d'hypersensibilité ont menacé le pronostic vital, voire entraîné une évolution fatale, malgré la prise de précautions. Ces réactions d'hypersensibilité sont caractérisées par la survenue de manifestations plurisymptomatiques évocatrices d'une affection systémique.


Chez la quasi-totalité des patients présentant une réaction d'hypersensibilité, la réaction comporte de la fièvre et/ou un rash (habituellement maculopapuleux ou urticarien). Cependant certains patients ont présenté une réaction sans fièvre ni rash.


Les signes et symptômes de cette réaction d'hypersensibilité sont listés ci-dessous. Ceux-ci ont été identifiés au cours des essais cliniques ou lors du suivi après commercialisation. Ceux observés chez au moins 10 % des patients présentant une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir apparaissent en gras.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané : Rash (habituellement maculopapuleux ou urticariens).

Affections gastro-intestinales : Nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales , ulcérations buccales.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales : Dyspnée , toux, maux de gorge, syndrome de détresse respiratoire de l'adulte, insuffisance respiratoire.

Affections diverses : Fièvre, léthargie, malaise , oedème, lymphadénopathie, hypotension artérielle, conjonctivite, anaphylaxie.

Affections du système nerveux et psychiatriques : Céphalées , paresthésie.

Affections hématologiques et du système lymphatique : Lymphopénie.

Affections hépatobiliaires : Perturbation du bilan hépatique , hépatite, insuffisance hépatique.

Affections musculo-squelettiques et systémiques : Myalgies , rarement myolyse, arthralgies, élévation de la créatine phosphokinase.

Affections du rein et des voies urinaires : Elévation de la créatinine, insuffisance rénale.


Les rash (respectivement 81 % et 67 %) et les troubles gastro-intestinaux (respectivement 70 % et 54 %) ont été plus fréquemment rapportés chez les enfants que chez les adultes.


Chez certains patients ayant eu une réaction d'hypersensibilité, le diagnostic initial évoqué était une gastro-entérite, une affection respiratoire (pneumonie, bronchite, pharyngite) ou un syndrome pseudogrippal. Ce retard dans le diagnostic d'une réaction d'hypersensibilité a entraîné la poursuite ou la reprise du traitement par Ziagen, conduisant à une réaction d'hypersensibilité plus sévère, voire au décès. De ce fait, le diagnostic de réaction d'hypersensibilité doit systématiquement être évoqué chez les patients présentant de tels symptômes.


Les symptômes apparaissent habituellement au cours des six premières semaines de traitement par abacavir (délai médian d'apparition : 11 jours), bien que ces réactions puissent survenir à tout moment au cours du traitement. Les patients doivent être étroitement surveillés pendant les deux premiers mois de traitement par l'abacavir, avec une consultation tous les 15 jours.


Il est vraisemblable qu'un traitement intermittent puisse augmenter le risque de sensibilisation et donc de survenue de réactions d'hypersensibilité cliniquement significatives. Les patients doivent donc être avertis de l'importance d'une prise régulière de Ziagen.


La reprise du traitement par Ziagen après une réaction d'hypersensibilité entraîne une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l'épisode initial et peut entraîner une hypotension mettant en jeu le pronostic vital, voire le décès. Les patients développant une réaction d'hypersensibilité doivent arrêter Ziagen. Chez ces patients, le traitement par Ziagen, ou par tout autre médicament contenant de l'abacavir (ex. : Kivexa, Trizivir), ne doit jamais être réintroduit.


Afin d'éviter tout retard dans le diagnostic et de réduire le risque de survenue d'une réaction d'hypersensibilité mettant en jeu le pronostic vital, le traitement par Ziagen doit être définitivement interrompu chez les patients pour lesquels une réaction d'hypersensibilité ne peut être exclue, même si d'autres diagnostics sont possibles (par exemple : affections respiratoires, syndrome pseudo-grippal, gastro-entérite ou réactions liées à d'autres traitements).


Des réactions d'hypersensibilité d'apparition rapide – mettant parfois en jeu le pronostic vital – ont été rapportées chez des patients après reprise du traitement par Ziagen, alors que ceux-ci n'avaient présenté qu'un seul des symptômes évocateurs d'une réaction d'hypersensibilité (rash, fièvre, troubles gastro-intestinaux, respiratoires ou symptômes constitutionnels tels que léthargie et malaise) préalablement à l'arrêt du traitement. Le symptôme isolé de réaction d'hypersensibilité le plus fréquemment rapporté était un rash. De plus, une réaction d'hypersensibilité a été très rarement rapportée chez des patients pour lesquels un traitement a été réinitié alors qu'ils ne présentaient au préalable aucun symptôme d'hypersensibilité.
Dans les deux cas, s'il est décidé de réadministrer Ziagen, cette reprise devra être effectuée dans un environnement où une assistance médicale est rapidement accessible.


Chaque patient doit être averti de la possibilité de survenue d'une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir.


Pour la plupart des autres événements indésirables rapportés, l'étude de causalité n'a pas pu déterminer les responsabilités respectives de Ziagen, des nombreux traitements concomitants et de l'infection par le VIH.


La plupart des effets listés ci-dessous surviennent fréquemment (nausées, vomissements, diarrhée, fièvre, léthargie, rash) chez les patients présentant une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir. Par conséquent, chez les patients présentant un de ces symptômes, la présence d'une réaction d'hypersensibilité doit être soigneusement recherchée. Si le traitement par Ziagen a été interrompu chez des patients ayant présenté un de ces symptômes et s'il est décidé de réadministrer un médicament contenant de l'abacavir, cette reprise devra être effectuée dans un environnement où une assistance médicale est rapidement accessible (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Des cas d'érythème polymorphe, de syndrome de Stevens Johnson ou de syndrome de Lyell, pour lesquels l'hypothèse d'une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir n'a pu être exclue, ont été très rarement rapportés. Dans ces cas, les médicaments contenant de l'abacavir doivent être définitivement arrêtés.


La plupart de ces effets indésirables n'ont pas nécessité l'arrêt du traitement. La convention suivante a été utilisée pour leur classification : très fréquent (> 1/10), fréquent (de < 1/10 à > 1/100), peu fréquent (de < 1/100 à > 1/1000), rare (de < 1/1000 à > 1/10 000) et très rare (< 1/10 000).


Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent : anorexie.


Affections du système nerveux

Fréquent : Céphalée.


Affections gastro-intestinales

Fréquent : Nausées, vomissements, diarrhée.

Rare : Pancréatites.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : rash (sans symptôme systémique).

Très rare : érythème multiforme, syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell.


Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent : Fièvre, léthargie, fatigue.


Des cas d'acidose lactique, parfois fatale, associée habituellement à une hépatomégalie importante et à une stéatose hépatique, ont été rapportés après administration d'analogues nucléosidiques (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés, chez les patients infectés par le VIH, à une redistribution de la masse grasse corporelle (lipodystrophie), incluant une perte du tissu adipeux sous-cutané périphérique et facial, une augmentation de la masse grasse intra-abdominale et viscérale, une hypertrophie mammaire et une accumulation de la masse grasse au niveau rétro-cervical (bosse de bison).


Les traitements par association d'antirétroviraux ont été associés à des anomalies métaboliques telles que des hypertriglycéridémie, hypercholestérolémie, résistance à l'insuline, hyperglycémie et hyperlactatémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)


Chez les patients infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire sévère au moment de l'instauration du traitement par une association d'antirétroviraux, une réaction inflammatoire à des infections opportunistes asymptomatiques ou résiduelles peut se produire (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Des cas d'ostéonécrose ont été rapportés, en particulier chez des patients présentant des facteurs de risque connus, un stade avancé de la maladie liée au VIH ou un traitement par association d'antirétroviraux au long cours. Leur fréquence de survenue n'est pas connue (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).


Anomalies biologiques

Dans les études cliniques contrôlées, les anomalies biologiques liées au traitement par Ziagen ont été rares, sans différence de l'incidence observée entre les patients traités par Ziagen et le bras témoin.



publicité