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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ZYPREXA 10 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Neurologie-psychiatrie
principes actifs: Olanzapine
laboratoire: Eli Lilly Nederland

Poudre pour solution injectable
Etui de 1 Flacon de 10 mg
Toutes les formes

Indication

Adultes

ZYPREXA poudre pour solution injectable est indiqué pour contrôler rapidement l'agitation et les troubles du comportement chez les patients schizophrènes ou chez les patients présentant des épisodes maniaques, lorsque le traitement par voie orale n'est pas adapté. Le traitement par ZYPREXA poudre pour solution injectable doit être arrêté et remplacé par l'olanzapine orale dès que l'état clinique du patient le permet.

Posologie ZYPREXA 10 mg Poudre pour solution injectable Etui de 1 Flacon de 10 mg

Adultes

Utiliser par voie intramusculaire. Ne pas administrer par voie intraveineuse ou sous-cutanée. ZYPREXA, poudre pour solution injectable est destinée seulement à une utilisation de courte durée, de 3 jours consécutifs maximum.

La dose maximale journalière d'olanzapine (incluant toutes les formes galéniques d'olanzapine) est de 20 mg.

La dose initiale recommandée d'olanzapine injectable est de 10 mg, administrée en une seule injection intramusculaire. Une dose plus faible (5 mg ou 7,5 mg) peut être administrée en fonction de l'état clinique du patient, et des médicaments déjà administrés en traitement d'entretien ou en traitement aigu (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Une seconde injection, 5-10 mg, peut être administrée 2 heures après la première en fonction de l'état clinique du patient.

Il ne faut pas administrer plus de trois injections d'olanzapine par 24 heures. La dose maximale de 20 mg par jour d'olanzapine (incluant toutes les formes galéniques) ne doit pas être dépassée.

ZYPREXA poudre pour solution injectable doit être reconstitué selon les recommandations de la rubrique Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination.

Pour plus d'informations sur la poursuite du traitement par olanzapine orale (5 à 20 mg par jour), se reporter au Résumé des Caractéristiques du Produit de ZYPREXA comprimés enrobés ou de ZYPREXA VELOTAB comprimés orodispersibles.

Population pédiatrique

Il n'y a pas d'expérience chez l'enfant. ZYPREXA poudre pour solution injectable ne doit pas être utilisé chez l'enfant ou l'adolescent suite à un manque de données concernant la sécurité et l'efficacité.

Patients âgés

La dose initiale recommandée chez les patients âgés (> 60 ans) est 2,5–5 mg. En fonction de l'état clinique du patient (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), une seconde injection, 2,5–5 mg, peut être administrée 2 heures après la première injection. Pas plus de 3 injections ne doivent être administrées par 24 heures et la dose maximale de 20 mg par jour d'olanzapine (incluant toutes les formulations) ne doit pas être dépassée.

Insuffisants rénaux et/ou hépatiques

Une dose initiale plus faible (5 mg) doit être envisagée pour ces patients. En cas d'insuffisance hépatique modérée (cirrhose, Child-Pugh de classe A ou B), la dose initiale devra être de 5 mg et sera augmentée avec précaution.

Sexe

La dose et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez la femme par rapport à l'homme.

Fumeurs

La dose et l'intervalle de doses ne nécessitent pas d'adaptation chez les patients non fumeurs par rapport aux fumeurs.

L'existence de plus d'un facteur pouvant ralentir le métabolisme (sexe féminin, sujet âgé, non fumeur), peut justifier une réduction de la dose initiale. Les injections supplémentaires, lorsqu'elles sont indiquées, seront faites avec précaution chez ces patients.

(Voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacocinétiques).

Contre indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique composition .

Patients présentant un risque connu de glaucome à angle fermé.

Effets indésirables Zyprexa

Au cours des essais cliniques, la somnolence a été un effet indésirable fréquemment associé ( ≥ 1/100, < 1/10) à l'utilisation de l'olanzapine IM.


Au cours des notifications spontanées recueillies après la commercialisation, des cas d'hypotension, de bradycardie, de dépression respiratoire et de décès ont été très rarement associés (<0,01 %) au traitement par l'olanzapine IM, le plus souvent chez des patients ayant reçu des benzodiazépines et/ou d'autres antipsychotiques ou chez des patients traités au-delà des doses journalières recommandées d'olanzapine (voir rubriques Mises en garde et précautions d'emploi et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Le tableau suivant a été établi à partir du recueil des évènements indésirables et des examens de laboratoire réalisés au cours des essais cliniques menés avec ZYPREXA poudre pour solution injectable.

Affections cardiaques

Fréquent ( ≥ 1/100, < 1/10) : Bradycardie avec ou sans hypotension ou syncope, tachycardie.
Peu fréquent ( ≥ 1/1000, < 1/100) : Arrêt sinusal.

Affections vasculaires

Fréquent ( ≥ 1/100, < 1/10) : Hypotension orthostatique, hypotension.

Affections respiratoires

Peu fréquent ( ≥ 1/1000, < 1/100) : Hypoventilation.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent ( ≥ 1/100, < 1/10) : Gêne au point d'injection.


Les effets indésirables listés ci-dessous ont été observés après administration orale et injection intramusculaire à libération prolongé e d'olanzapine, mais peuvent également survenir lors de l'administration de ZYPREXA poudre pour solution injectable.


Adultes

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés ( ≥ 1 % des patients) au cours des essais cliniques ont été : somnolence, prise de poids, éosinophilie, augmentation des taux de prolactine, de cholestérol, de la glycémie et de la triglycéridémie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), glucosurie, augmentation de l'appétit, sensation vertigineuse, akathisie, parkinsonisme, leucopénie, neutropénie (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), dyskinésie, hypotension orthostatique, effets anticholinergiques, élévations transitoires asymptomatiques des aminotransférases (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), rash, asthénie, fatigue, fièvre, arthralgie, phosphatase alcaline sanguine augmentée, gamma-glutamyltransférase augmentée, uricémie augmentée, créatine phosphokinase sanguine augmentée et oedème.


Liste tabulée des effets indésirables

La liste des effets indésirables présentés dans le tableau suivant a été établie à partir du recueil des évènements indésirables et des examens de laboratoire issus de la notification spontanée et des essais cliniques.

Au sein de chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.

Les catégories de fréquence sont définies ainsi : Très fréquent ( ≥ 1/10), fréquent ( ≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent ( ≥ 1/1 000, < 1/100), rare ( ≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Très fréquent

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Affections hématologiques et du système lymphatique

Eosinophilie

Leucopénie 10

Neutropénie 10

Thrombopénie 11

Affections du système immunitaire

Hypersensibilité 11

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Prise de poids 1

Augmentation de la cholestérolémie 2,3 Augmentation de la glycémie 4
Augmentation de la triglycéridémie 2,5 Glucosurie
Augmentation de l'appétit

Survenue ou exacerbation d'un diabète, associée parfois à une acidocé tose ou un coma, avec une issue fatale pour certains cas (voir rubrique

Mises en garde et précautions d'emploi) 11

Hypothermie 12

Affections du système nerveux

Somnolence

Vertiges
Akathisie 6
Parkinsonisme 6 Dyskinésie 6

Convulsions avec, dans la plupart des cas, des antécédents de convulsions ou bien des facteurs de risque de convulsions rapportés 11

Dystonie (incluant des

crises oculogyres) 11

Dyskinésie tardive 11

Amnésie 9

Dysarthrie

Syndrome Malin des Neuroleptiques (voir

rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) 12

Symptômes à l'arrêt du traitement 7,12

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Epistaxis 9

Affections cardiaques

Bradycardie Allongement du QTc (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

Tachycardie/fibrillation

ventriculaire

Mort subite (voir

rubrique Mises en garde et précautions d'emploi) 11

Affections vasculaires

Hypotension orthostatique 10

Atteinte thrombo-embolique

(comprenant embolie pulmonaire et thrombose veineuse profonde) (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

Affections gastro-intestinales

Effets anticholinergiques légers et transitoires tels que constipation et bouche s èche

Distension abdominale 9

Pancréatite 11

Affections hépatobiliaires

Elévations transitoires et asymptomatiques des aminotransférases (ASAT, ALAT), particulièrement en début de traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi)

Hépatite (comprenant des atteintes hépatiques cytolytiques, cholestatiques ou mixtes) 11

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rash

Réaction de

photosensibilité

Alopécie

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Arthralgie 9

Rhabdomyolyse 11

Affections du rein et des voies urinaires

Incontinence urinaire Rétention urinaire Retard à la miction 11

Affections des organes de reproduction et du sein

Dysfonction érectile chez les hommes Diminution de la libido chez les hommes et les femmes

Aménorrhé e
Tension mammaire Galactorrhée chez les femmes

Priapisme 12

Gynécomastie/tension mammaire chez les hommes

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Asthénie

Fatigue

Oedème

Fièvre 10

Investigations

Augmentation de la prolactinémie 8

Phosphatase alcaline sanguine augmentée 10 Créatine phosphokinase sanguine augmentée 11 Gamma-

glutamyltransférase augmentée 10 Uricémie augmentée 10

Augmentation de la bilirubine totale

Fréquence indéterminée

Affections gravidiques, puerpérales et périnatales

Syndrome de sevrage médicamenteux du nouveau-né (voir section Grossesse et allaitement)

1 Une prise de poids cliniquement significative a été observée dans toutes les catégories d'Indice de Masse Corporelle (IMC) de départ. Après un traitement de courte durée (durée médiane de 47 jours), une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial a été très fréquente (22,2 %), une augmentation de poids supérieure ou égale à 15 % par rapport au poids initial a été fréquente (4,2 %) et une augmentation de poids supérieure ou égale à 25 % par rapport au poids initial a été peu fréquente (0,8 %). Une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 %, à 15 % et à 25 % par rapport au poids initial a été très fréquente (64,4 %, 31,7 % et 12,3 % respectivement) lors d'une utilisation prolongée (au moins 48 semaines).


2
Les augmentations moyennes des taux lipidiques à jeun (cholestérol total, cholestérol LDL et triglycérides) ont été plus élevées chez les patients sans signes de trouble des lipides au début du traitement.


3
Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5,17 mmol/l) qui sont devenus élevés ( ≥ 6,2 mmol/l). Une augmentation des taux de cholestérol total à jeun ayant une valeur limite au début du traitement ( ≥ 5,17 - < 6,2 mmol/l) à des valeurs élevées ( ≥ 6,2 mmol/l) a été très fréquente.


4
Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 5,56 mmol/l) qui sont devenus élevés ( ≥ 7 mmol/l). Une augmentation des taux de glucose à jeun ayant une valeur limite au début du traitement ( ≥ 5,56 - < 7 mmol/l) à des valeurs élevées ( ≥ 7 mmol/l) a été très fréquente.


5
Observée pour des taux à jeun normaux au début du traitement (< 1,69 mmol/l) qui sont devenus élevés ( ≥ 2,26 mmol/l). Une augmentation des taux de triglycérides à jeun ayant une valeur limite au début du traitement ( ≥ 1,69 - < 2,26 mmol/l) à des valeurs élevées ( ≥ 2,26 mmol/l) a été très fréquente.


6
Au cours d'essais cliniques, l'incidence des troubles parkinsoniens et des dystonies dans le groupe olanzapine était numériquement supérieure à celle du groupe placebo (pas de différence statistique significative). Les patients traités par l'olanzapine ont présenté une plus faible incidence de troubles parkinsoniens, d'akathisie et de dystonie que les patients traités par l'halopéridol à des posologies comparables. En l'absence d'information précise concernant les antécédents de mouvements anormaux extrapyramidaux de survenue aiguë ou tardive, on ne peut conclure à ce jour que l'olanzapine entraîne moins de dyskinésies tardives et/ou de syndromes extrapyramidaux tardifs.


7
Des symptômes aigus tels sueurs, insomnie, tremblements, anxiété, nausées et vomissements ont été rapportés lors de l'arrêt brutal du traitement par olanzapine.


8
Dans des études cliniques allant jusqu'à 12 semaines, une prolactinémie dépassant la limite supérieure de la normale a été observée chez environ 30 % des patients traités avec l'olanzapine et ayant un taux de prolactine normal au début du traitement. Chez la majorité de ces patients, les augmentations étaient généralement légères et sont restées inférieures à deux fois la limite supérieure de la normale.


9
Effet indésirable identifié à partir de la base de données des essais cliniques intégrant l'olanzapine.


10
Telles qu'évaluées grâce aux valeurs mesurées à partir de la base de données des essais cliniques intégrant l'olanzapine.


11
Effet indésirable identifié à partir de la notification spontanée dont la fréquence est déterminée en utilisant la base de données intégrant olanzapine.


12
Effet indésirable identifié à partir de la notification spontanée dont la fréquence est estimée à la limite de l'intervalle de confiance à 95% en utilisant la base de données intégrant olanzapine.


Utilisation prolongée (au moins 48 semaines)

La proportion de patients ayant présenté des modifications indésirables cliniquement significatives du poids (augmentation), du glucose, du cholestérol total/HDL/LDL ou des triglycérides a augmenté au cours du temps. Chez les patients adultes qui ont suivi 9-12 mois de traitement, le taux d'augmentation de la glycémie sanguine moyenne a diminué après 6 mois environ.

Information complémentaire concernant des populations particulières


Au cours d'essais cliniques chez des patients âgés déments, le traitement par olanzapine a été associé à une incidence supérieure de décès et d'événements indésirables vasculaires cérébraux par rapport au placebo (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Une démarche anormale et des chutes ont été des événements indésirables très fréquemment rapportés avec olanzapine. Des pneumopathies, une augmentation de la température corporelle, une léthargie, un érythème, des hallucinations visuelles et des incontinences urinaires ont été fréquemment observés.


Au cours d'essais cliniques menés chez des patients parkinsoniens souffrant de psychoses médicamenteuses (agonistes dopaminergiques), une aggravation de la symptomatologie parkinsonienne et des hallucinations ont été très fréquemment rapportées et ce, de façon plus fréquente, qu'avec le placebo.


Au cours d'un essai clinique mené chez des patients présentant un épisode maniaque dans le cadre de troubles bipolaires, lors de la prise concomitante de valproate la fréquence des neutropénies a été de 4,1 % ; un facteur contributif potentiel pourrait être des taux plasmatiques élevés de valproate. Une augmentation supérieure à 10 % des cas de tremblements, bouche sèche, augmentation de l'appétit et prise de poids a été observée lors de l'association de l'olanzapine au lithium ou au valproate. Des troubles de l'élocution ont également été fréquemment rapportés. Lors de l'association de l'olanzapine au lithium ou au valproate une augmentation supérieure ou égale à 7 % du poids initial est survenue chez 17,4 % des patients pendant la phase aiguë du traitement (jus qu'à 6 semaines). Lors du traitement au long cours par l'olanzapine (jusqu'à 12 mois) dans la prévention des récidives chez les patients présentant un trouble bipolaire, une augmentation de poids supérieure ou égale à 7 % par rapport au poids initial a été rapportée chez 39,9 % des patients.



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