publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Chimiothérapie : limiter les effets secondaires: Vaincre les effets secondaires

Publié par: Dr. Nicolas Evrard (08. novembre 2010)

La chimiothérapie entraîne souvent la survenue d'effets secondaires plus ou moins gênants. Heureusement, on sait aujourd'hui comment en prévenir certains, ou comment les rendre plus supportables.

Contre le risque d'infections
Les cellules normales de la moelle osseuse qui fabriquent les cellules du sang, peuvent être altérées par la chimiothérapie. Résultat : en attendant qu’elles soient normalement remplacées par d’autres, il y a moins de cellules qui permettent de lutter contre les infections ( globules blancs). Notre corps a donc tendance à se défendre moins bien contre les bactéries et les virus, et peut être infecté.

Pour éviter que cette période, où le taux de globules blancs est très bas, soit trop longue, on pourra les stimuler grâce à un médicament spécifique appelé " facteur de croissance ". Il sera administré sous forme d’injection sous cutanée après la chimiothérapie. Ce traitement peut provoquer quelques douleurs dans les os.

Nos conseils :
> Evitez certains lieux publics surpeuplés (cinéma, métro, supermarché...) durant votre chimiothérapie, surtout entre le 7ème et le 15ème jour de traitrement. Lorsque les globules blancs sont au plus bas, mieux vaut éviter de fréquenter ces endroits pour limiter les risques de contamination microbienne.

> N’hésitez pas à prendre régulièrement votre température.

> En cas de fièvre, prévenez rapidement votre médecin qui prescrira une prise de sang. Si le taux de globules blancs est vraiment trop bas, une hospitalisation sera peut-être nécessaire pour bénéficier d’antibiotiques sous perfusion.

Lutter contre la fatigue

Les globules rouges peuvent eux aussi être atteints par la chimiothérapie. Ils sont chargés de transporter l’oxygène dans l’organisme, notamment dans les muscles. Donc, lorsque leur taux diminue, il y a risque de fatigue et d'essoufflement.

Pour y remédier, une transfusion sanguine est possible. Mais on peut également stimuler leur fabrication grâce à de l’érythropoïétine (le fameux EPO dont on parle dans les affaires de dopage), à raison d'une injection toutes les semaines ou toutes les trois semaines.
Toutefois, il existe des contre-indications : l’EPO permettant l’augmentation des globules rouges dans le sang, cela peut renforcer les risques de phlébites et de thromboses.
Nos conseils :
> Aménagez-vous des moments de repos, comme une sieste dans la journée en cas de fatigue.

> Si votre fatigue est importante, contactez votre médecin qui pourra peut être prescrire une prise de sang pour contrôler votre taux d’hémoglobine et de globules rouges, et proposer alors des solutions.

Empêcher les risques de saignements

Des saignements peuvent être engendrés par une baisse de plaquettes. Dans de rares cas de baisse importante, on pourra être amené à effectuer une transfusion de plaquettes.

Nos conseils :
> Il faut limiter les occasions de saigner : mieux vaut éviter quelques temps les sports extrêmes, les travaux de bricolage...

> En cas de saignement assez important dû à une plaie, il est recommandé de l’indiquer au médecin qui pourra pratiquer une prise de sang pour évaluer le taux de plaquettes.

Eviter les nausées et vomissements

Des traitements préventifs efficaces contre les nausées et vomissements sont prescrits systématiquement, le jour de la chimiothérapie et quelques jours après.

Ces traitements existent en comprimés ou en gélules mais aussi en suppositoires ou en lyocs. Ils sont souvent bien tolérés mais peuvent entraîner une constipation passagère.
D’autres troubles digestifs peuvent découler d’une chimiothérapie comme la diarrhée ou la constipation qui seront traités grâce à des médicaments adaptés (anti-diarrhéique, etc...).

Nos conseils :
> En cas de nausées et de vomissements, privilégiez les repas légers et évitez les aliments épicés, frits ou ayant une odeur trop forte. Et mangez lentement.

> Si vous n’avez pas d’appétit, inutile de vous forcer. L’important est de se faire plaisir.

> Vous pouvez avoir un dégoût du sucré ou du salé, rattrapez-vous alors en mangeant d'autres types d'aliments.

Prévenir les aphtes, les fourmillements…

Les aphtes sont des lésions des muqueuses de la bouche. Ils se traitent à l’aide de bains de bouche prescrits par le médecin chimiothérapeute.
Ceux-ci doivent être utilisés de manière régulière, plusieurs fois par jour (au lever, après chaque repas et au coucher).

En cas de fourmillements
Certains médicaments de chimiothérapie provoquent des fourmillements dans les mains et les pieds. Il est nécessaire de le signaler au médecin.
Aucun traitement n’est possible pour éviter ces effets secondaires mais le spécialiste suivra l’évolution de ces symptômes et pourra adapter au mieux les cures pour limiter leur apparition.
En cas de syndrome main-pied
Rougeurs, mains et pieds douloureux, voire phénomènes de desquamation... Seule solution : utiliser des crèmes contre le peau sèche et éviter de passer ses mains (trop sensibles) sous l’ eau chaude. Le médecin oncologue adaptera ensuite la cure suivante en fonction des sensibilités individuelles.

Et la perte de cheveux ?

Certains médicaments peuvent entraîner une perte de cheveux plus ou moins importante et plus ou moins rapide, particulièrement handicapant en société.

Si la perfusion de chimiothérapie est de courte durée (une heure), il est possible de bénéficier d'un casque réfrigérant. En refroidissant la tête, on provoque une vasoconstriction qui protège les cellules des cheveux de l’effet de la chimiothérapie. Un dispositif efficace qui peut néanmoins engendrer quelques maux de tête. Dans tous les cas les cheveux repoussent après la fin du traitement.

Notre conseil :
> Lorsque les cheveux repoussent, il n’est pas recommandé d’utiliser trop rapidement des colorations à base d’ammoniac. Cela risque de les fragiliser davantage et d’altérer la repousse.



publicité