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Médiator : toutes les réponses à vos questions : Utilisé comme coupe-faim

Publié par : Clémentine Fitaire

Cette affaire du Mediator pose aussi le problème d’un mauvais usage, ou d’une utilisation détournée de certains médicaments.
Le benfluorex ayant une action contre la faim (coupe-faim), on estime que 20 % des personnes auraient pris ce médicament alors qu’elles ne souffraient pas diabète, ni de problème lipidique (on parle de prescription médicale hors AMM*).

Ce n’est pas la première fois que des problèmes graves ont été révélés avec des produits pharmaceutiques consommés dans le but de perdre des kilos.

Encore une fois, cette affaire révèle combien il faut être vigilant dans ce domaine et surtout ne pas consommer de médicaments à tort et à travers. Rappelons qu’à l’heure actuelle, il n’existe qu’une seule molécule indiquée dans le surpoids : orlistat. En fonction du dosage du principe actif, ce médicament peut être obtenu sans ordonnance chez le pharmacien, ou sur prescription médicale. Ce médicament a essentiellement une action locale sur le tube digestif sur les graisses absobées.

> Un laboratoire, à nouveau dans la tourmente.

Le Médiator est né dans un groupe pharmaceutique français d’envergure : le laboratoire Servier. L’affaire du Médiator qui secoue actuellement le groupe n’est pas sans rappeler celle de l’Isoméride.

Ce médicament, prescrit dans les années 80 à plus de 7 millions de Français, possédait lui aussi une action « coupe-faim ». Suite à la constatation de nombreuses complications pulmonaires et cardiaques, se révélant parfois mortelles, l’Isoméride a été retiré de la vente en France en septembre 1997.

Devant le nombre de dossiers déposés en justice à l’encontre du Médiator, les Laboratoires Servier risquent de devoir à nouveau verser des dommages et intérêts aux victimes ou à leur famille.

* Autorisation de mise sur le marché.


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