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Prendre un médicament contre le cholestérol : les conseils du médecin spécialiste

Publié par : Elide Achille (26. janvier 2016)

Interview du Professeur Jean-Jacques Mourad, Chef de l'Unité de Médecine interne et Hypertension artérielle, au CHU d'Avicenne, Bobigny. Il nous donne ces conseils pour lutter contre le (trop de) cholestérol...

Pourquoi recommande t-on toujours un traitement hygiéno-diététique avant la prescription des médicaments ?

Pour vérifier si la correction de grands écarts alimentaires ne suffit pas à normaliser le taux du cholestérol. En fait, c’est rarement suffisant, car l’hypercholestérolémie isolée est rarement alimentaire à l’inverse des hypertryglicéridémies.

Les statines ont une mauvaise réputation...

Je ne partage pas votre diagnostic. Les statines ont l’excellente réputation d’avoir sauvé des milliers de vies depuis leur disponibilité en 1988 ! Une seule molécule, au métabolisme très particulier, a été retirée du marché très vite après sa commercialisation en raison d’un taux d’effets secondaires plus important que les autres molécules de cette classe. Certains patients souffrent de douleurs musculaires lors de la prise chronique de statines fortement dosées, mais ces douleurs cessent à la diminution des posologies ou au changement de molécules.

Une fois que l'on a débuté un traitement médicamenteux, doit-on le poursuivre à vie ?

Cette question me fait toujours sourire. Ceci sous-entend que prendre un traitement sur une très longue période de temps inquiète. On oublie trop souvent de faire le lien entre l’espérance d’une longue vie et les médicaments de prévention que sont les traitements de l’hypertension artérielle et de l’hypercholestérolémie, entre autres. Alors oui, mieux vaut vivre très longtemps en prenant un comprimé... que de mourir plus jeune !

Le régime crétois est cité comme une réponse à l'hypercholestérolémie, mais n'est-ce pas un " leurre " puisque nous n'avons ni les gènes des Crétois, ni ne vivons sous le même climat ?

Le rationnel du régime crétois est basé sur des études d’observation qui souffrent de beaucoup de biais d’interprétation. Les quelques études d’intervention ont été de très courte durée et ne permettent pas d’affirmer qu’un régime de type « crétois » est la solution à proposer à tous les patients. Il n’en reste pas moins qu’il met en image le type d’aliments que tout individu (et non pas seulement les patients hypercholestérolémiques) devrait privilégier pour préserver sa santé cardiovasculaire.

©DR Professeur Jean-Jacques Mourad

©DR Professeur Jean-Jacques Mourad


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