publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Anticoagulant : Les anticoagulants, c'est quoi ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (04. juillet 2014)

Les antivitamines K sont des médicaments anticoagulants qui fluidifient le sang, ou plus exactement, qui empêchent la formation de caillots et favorisent la résorption de ceux qui existent déjà. Mais à noter qu'existent de nouveaux traitements anticoagulants qui nons sont pas des antivitamines K, lire plus loin ce qu'il faut savoir sur ce que l'on nomme les NACO.

Les anticoagulants, c'est pour qui ?
Ces médicaments peuvent être prescrits dans plusieurs cas. Voici quelques exemples les plus courants :
> Les personnes ayant souffert d'une phlébite, d'une embolie pulmonaire, ou encore celles qui présentent un risque élevé de développer une phlébite ;

> Les patients présentant une anomalie du rythme cardiaque comme par exemple une fibrillation auriculaire ;

> Les personnes qui ont une anomalie au niveau d'une valve cardiaque, ou qui sont porteuses d’une valve cardiaque artificielle...

La durée du traitement

La durée du traitement varie en fonction des besoins de chacun : cela peut aller de quelques semaines... à une vie entière ! En France, 600 000 personnes suivent un traitement par anticoagulants.

Ces médicaments doivent être pris avec précaution en respectant scrupuleusement le dosage prescrit par le médecin. Des prises de sang doivent être régulièrement effectuées afin de contrôler l’effet du médicament.

En fonction des résultats obtenus, le médecin adaptera la posologie, car le problème, ici, est double :
> un manque d'antivitamines K va favoriser la formation d'un caillot,
> mais trop d'AVK risque de provoquer des saignements.

Pour savoir si la dose est bonne, le meilleur moyen est d’effectuer régulièrement une prise de sang pour analyser un indice appelé INR (International Normalized Ratio).

Dosage de l'INR

La prise de sang (qui ne nécessite pas ici d'être à jeun) est la façon la plus sûre de connaître l’état de fluidité du sang. C’est ce qu’on appelle l’INR.

> Si votre INR est inférieur à 2, cela signifie que le sang n’est pas assez fluide. Votre médecin doit donc augmenter la dose d’antivitamines K.

> Si votre INR est supérieur à 3, le sang est alors trop fluide et il faut généralement diminuer la dose d’AVK.

D'une manière générale, plus l’INR est élevé, plus le sang est fluide et plus le risque de saignement est important. Une prise de sang par mois est habituellement suffisante pour les patients suivant un traitement anticoagulant bien dosé depuis longtemps.

Dans un futur proche, il y aura certainement des dispositifs pour mesurer soi-même son INR à domicile, du même type que ceux utilisés par les diabétiques, comme c'est déjà le cas en Allemagne.

Optimiser son traitement

Si le traitement par les AVK est efficace, on dira que votre INR se situe dans la zone thérapeutique : c'est-à-dire qu'il est le plus souvent compris entre 2 et 3.

Malheureusement, aujourd'hui seulement 50 % des patients se trouvent dans la zone thérapeutique car l'INR peut avoir des fluctuations spontanées ou plus ou moins provoquées par différents facteurs (maladies passagères, médicaments, alimentation...).

D'où l'importance, d'un suivi régulier, et de prises de sang qui doivent être répétées. Les médecins ont un rôle clé à jouer pour informer davantage leurs patients sur l'INR et les façons de rester dans la zone thérapeutique.

Notre conseil :
> Depuis juillet 2008, vous pouvez vous procurer chez votre médecin, ainsi que chez le pharmacien, le code de bonne conduite des AVK qui vous aidera à mieux vous informer sur votre traitement.


publicité