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L'excision et l'infibulation : Des méthodes barbares

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (06. août 2013)

Ces mutilations se font sans anesthésie, dans des conditions d'hygiène déplorables, avec des instruments très rudimentaires : couteaux, lames de rasoir, ayant parfois servi déjà plusieurs fois.
Le geste se termine par l'application sur la plaie de boues, de plantes broyées afin de favoriser la cicatrisation.

Les MFS sont pratiquées par des exciseuses qui sont des femmes souvent âgées formées par leur propre mère.

Les complications des MFS


La mutilation est pratiquée sans anesthésie ; c'est un geste extrèmement douloureux. Le souvenir qu'en ont les femmes ne peut être que détestable.

Des complications immédiates et graves sont fréquentes :
Les hémorragies sont parfois importantes et peuvent entraîner la mort.
Des infections locales peuvent se compliquer d'une septicémie (c'est-à-dire d'une infection généralisée) et entraîner aussi le décès, elles peuvent se propager à l' utérus et aux trompes et provoquer une stérilité et l'impossibilité d'avoir des enfants.
Des infections comme le SIDA, les hépatites sont transmissibles par ces gestes.
Les troubles urinaires, infections et rétention d'urines à cause des douleurs provoquées par la miction sont aussi fréquents.

Les cicatrices deviennent souvent fibreuses (rigides), inesthétiques, parfois boursouflées et forment des chéloïdes, elles sont douloureuses.
L'objectif de la mutilation sexuelle étant d'enlever le plaisir sexuel, l'activité sexuelle de la femme excisée pourra s'en trouver altérée.

Chez les femmes ayant subi une infibulation, le premier rapport sexuel est physiquement impossible : dans certaines ethnies l'époux coupe la cicatrice avec un instrument tranchant, dans d'autres, un rapport sexuel n'aboutira qu'après plusieurs essais infructueux de pénétrations forcées. Parfois, ces femmes peuvent tomber enceintes sans pénétration, le sperme étant déposé à l'entrée du vagin et pouvant remonter dans l'utérus et les trompes.

Les complications obstétricales sont évidentes quand une femme a subi une infibulation. Au moment de l' accouchement, il faut ouvrir la cicatrice et malgré des épisiotomies supplémentaires les déchirures périnéales sont parfois graves.

Ces déchirures peuvent se compliquer de fistules et de nécroses des cloisons recto-vaginales et vésico-vaginales rendant les femmes incontinentes, c'est-à-dire qu'elles ne peuvent retenir ni leurs urines ni leurs selles. Ces jeunes femmes totalement incontinentes sont alors rejetées par leur propre famille.

De nombreuses femmes ayant subi une MFS sont sujettes aux angoisses, présentent des dépressions et certaines ne voient que l'issue de se suicider.


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