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Savoir détecter une MST: Des démangeaisons

Publié par: Clémentine Fitaire (13. mars 2009)

Vous avez des démangeaisons, ou une sensation de brûlure au niveau génital. Même une toilette intime n'y fait rien. Les symptômes sont particulièrement gênants, les brûlures prafois "insupportables", surtout en cas d'inflammation vulvaire ou vaginale.

Le problème peut venir d' :

> Une mycose vulvo-vaginale.
>
Une vaginite.

Mais aussi :

> Des morpions.

La mycose vulvo-vaginale

Comment elle s'attrape :

La mycose vulvo-vaginale est due à la prolifération d’un champignon, le Candida albicans de son petit nom. Il peut s’attraper par relations sexuelles ou par contact cutané. Un déséquilibre de la flore vaginale favorise la contamination de ces champignons.

Les causes de ce déséquilibre peuvent être liées à :

- Une variation hormonale : grossesse, prise de pilule...

- La prise d’antibiotiques : ces derniers détruisant non seulement les bactéries liées à une maladie, mais aussi une partie de la flore vaginale, la rendant plus vulnérable.

- Des mauvaises pratiques d’hygiène corporelle (toilette avec un savon trop agressif, par exemple).

- Un problème vestimentaire : sous-vêtements trop serrés, en matière synthétique...

Les symptômes :

- Démangeaisons, sensations de brûlure au niveau du vagin et de la région vulvaire,

- Petites lèvres rouges, enflammées ou gonflées,

- Relations sexuelles douloureuses,

- Sensation de brûlure en urinant,

- Pertes blanches épaisses, collantes, ressemblant à du yaourt, du lait caillé.

Gravité et complications :

Les mycoses vulvo-vaginales sont très courantes chez les femmes, mais guérissent vite et sont plus gênantes que graves.
Cependant, elles sont souvent récidivantes. Il faut donc être constamment vigilante quant à son hygiène intime, et ne pas hésiter à consulter vite un médecin, dès que les premières irritations se font ressentir. Un traitement rapide pourra éviter que la mycose n’évolue vers un stade de démangeaisons très intenses voire insoutenables.

Diagnostic :

Souvent, la description des sympômes et un examen gynécologique suffisent pour faire le diagnostic. Le médecin peut parfois examiner un échantillon des pertes au microscope, dans son cabinet. Il peut également demander un bilan plus approfondi en laboratoire.

Traitements :

Le médecin vous prescrira essentiellement un traitement local :

- Une crème ou des ovules antimycosiques.

- L’utilisation d’un produit d’hygiène intime au PH alcalin.

Si l’inflammation est très importante, le médecin vous conseillera une solution liquide anti-inflammatoire.

Durée du traitement : 3 à 10 jours.

À noter : Le partenaire peut également ressentir une sensation de brûlure durant le rapport, ou présenter des rougeurs au gland. Il devra alors utiliser un traitement local (une crème antimycosique) pendant 8 à 10 jours.

Pour en savoir plus :
> Tout savoir sur les mycoses génitales.

>> Toutes les adresses pour se faire dépister.

>> Des conseils pour éviter de contracter une MST.

Les morpions (ou « phtiriase »)

Comment ils s'attrapent :

Pas besoin de rapport sexuel avec pénétration pour contracter ce parasite. La contamination peut en effet résulter d’un simple contact pubis contre pubis, ou par le biais de vêtements.

Les symptômes :

- Démangeaisons au niveau du pubis, mais aussi parfois des aisselles, de la barbe, des sourcils... (toutes les zones de pilosité).

- Apparition de petites taches rouges entre les poils.

- Présence de minuscules traces de sang dans les sous-vêtements.

Gravité et complications :

- Surinfection bactérienne possible, suite au grattage continu.

Traitements :

Application d’une poudre ou d’une lotion sur les zones contaminées, dont les résultats sont rapides et efficaces.

Il sera également nécessaire de désinfecter soigneusement les vêtements et les draps.

>> Toutes les adresses pour se faire dépister.

>> Des conseils pour éviter de contracter une MST.


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