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Excision : 125 millions de filles et femmes mutilées

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (23. juillet 2013)

Une enquête menée par l'Unicef depuis 20 ans dans 29 pays d'Afrique et du Moyen-Orient, a révélé que 125 millions de filles et de femmes actuellement en vie ont subi une forme de mutilations génitales féminines ou une excision.

Qu'est-ce que l'exicision ?

Les mutilations génitales féminines consistent à ôter les organes génitaux externes féminins, très innervés et vascularisés, et sont essentiellement pratiquées dans les pays d'Afrique et du Proche-Orient.

L'excision est l'ablation des petites lèvres et du capuchon clitoridien, qui recouvre le clitoris. L'extrémité du clitoris intervient dans la survenue du plaisir sexuel et s'il est ôté, cela aura un impact sur la sensibilité sexuelle de la femme. De plus, l'excision est extrêmement douloureuse et souvent pratiquée dans des conditions déplorables d'hygiène, sans anesthésie.
Mais d'autres jeunes filles et femmes subissent l'infibulation, une destruction totale de la vulve suivie d'une suture.

La majorité des filles subissent ces mutilations avant l'âge de 5 ans, selon le rapport de l'Unicef.

L'excision, une pratique en recul

L'étude Unicef a montré que les mutilations génitales féminines et l'excision sont de moins en moins courantes dans plus de la moitié des 29 pays. C'est le cas du Bénin, de l'Iraq ou du Nigéria où ces pratiques ont diminué de moitié environ.

Les mutilations sexuelles féminines sont encore beaucoup pratiquées en Somalie, en Guinée, à Djibouti et en Egypte. En revanche, elles sont peu répandues au Cameroun et en Ouganda.

Au cours de la prochaine décennie, 30 millions de filles risqueraient encore une excision.

Y mettre un terme

La majorité des filles et des femmes dans les pays où les mutilations sexuelles féminines sont pratiquées souhaite que ces pratiques cessent.

L'Unicef promeut l'abandon de ces pratiques notamment à travers de campagnes. Parmi ses recommandations, il est important d'accroître l'engagement des hommes en faveur de l'arrêt de ces mutilations et de renforcer la visibilité des attitudes favorables à l'abandon de ces pratiques.

Source : Rapport Unicef, juillet 2013.


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Auteur : Laëtitia Demma


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