publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Les crèmes anti-âge : ce qui marche vraiment ! : Bio ou pas bio ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (11. octobre 2013)

Question d’éthique ou d’efficacité durable, c’est à chacune de se faire son idée. Mais en cosmétique comme en médecine, on peut rappeler qu’un des préceptes de base « primum non nocerer » - d’abord ne pas nuire - n’est pas inutile pour commencer par se faire du bien.

Les produits cosmétiques, contrairement à ce qui était admis depuis de nombreuses années, traversent l’épiderme. Le bon et le moins bon. Ainsi, une étude menée par l’université de Copenhague (en 2007) montre que parabens et phtalates contenus dans une crème cosmétique se retrouvent dans les urines 4 heures après l’application. La pénétration cutanée n’est aujourd’hui plus remise en cause par la législation : début 2013, l’ANSM (agence du médicament) limite à 3 % le taux de caféine dans les cosmétiques minceur pour éviter les effets secondaires dus au passage dans la circulation générale avec un risque de tachycardie.

Les produits cosmétiques bio et non bio pénètrent donc... et les molécules non biodégradables (par exemple, les parabens, silicones...) se « bio-accumulent » (dans les tissus adipeux), les toxiques s’éliminent dans les urines... ou pas. À ce stade, un parallèle avec l’ alimentation permet d’avoir une vision plus globale du fonctionnement de la peau, de ce qui la nourrit vraiment et la détériore à moyen et long terme.
Et à l’heure où la détox fait recette (en cosmétique comme en alimentation), la question ne serait-elle pas d’abord d’éviter d’intoxiquer l’organisme, afin de préserver ses capacités de défenses et de régénération.

Pourquoi privilegier les actifs d'origine naturelle ?
Les actifs d’origine naturelle restent plus biodégradables que les molécules chimiques de synthèse.

« 100 à 300 kg de cosmétiques sont absorbés par la peau au cours d’une vie, et le consommateur applique près de 500 molécules diverses et variées sur la peau par jour ! Les galéniques modernes sont de plus en plus performantes (encapsulation, transporteur...) et les actifs pénètrent de plus en plus vite, de plus en plus loin. À minima, le principe de précaution est de mise, d’autant qu’à la lumière des révélations de la biologie moléculaire et de l’épigénétique, il ne fait plus de doute que l’influence de la cosmétique déborde le traitement de la ride » indique Cyrille Telinge (*). A plusieurs millénaires de la « cosméceutique », l’ ayurvéda faisait déjà reposer les traitements thérapeutiques (local et général) sur le principe de l’absorption cutanée de matières premières appliquées sur la peau. On redécouvre, ce qu’on savait déjà !

(*) Cofondateur de Novexpert. Directeur Général du laboratoire de recherche d'Innovation Cosmétique et Dermatologique.


publicité