publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Eclaircir sa peau : attention danger ! : Les produits pour éclaircir la peau

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (01. août 2012)

Interview de Thu Koskas en charge de la cosmétovigilance à l'Afssaps*, qui a supervisé le rapport d'expertise de l'évaluation des risques liés à la dépigmentation volontaire.

En quoi consiste, la dépigmentation volontaire exactement ?

Thu Koskas : Le principe de la dépigmentation volontaire consiste à employer des produits visant à éclaircir la couleur naturelle de sa peau en utilisant des substances normalement réservées à un usage médical et dont l’incorporation est interdite dans les produits cosmétiques.

Comment sont utilisés ces produits ?
T. K. : Ces produits sont utilisés seuls ou en association, en général appliqués sur tout le corps, une ou plusieurs fois par jour, le plus souvent durant plusieurs années.
En pratique, sont utilisés des produits détournés de leur usage médical ou des produits éclaircissants illicites contenant principalement de l’hydroquinone, des corticoïdes ou des dérivés de mercure.
Les produits ne mentionnent pas forcément la présence de ces substances à risque, il faut donc se méfier des produits vendus à la sauvette, des produits dont l’étiquetage ne mentionne pas le détail de leur composition ou n’est pas libellé en français, comme l’exige la réglementation.
En revanche, ne sont pas concernés les produits cosmétiques éclaircissants unifiants ou anti-tache (contre les taches de vieillesse, le masque de grossesse...) dont la commercialisation est légale.

Qui est concerné ?
T. K. : Historiquement, cette pratique d'éclaircir sa peau s’est surtout développée en Afrique à partir des années 70, principalement en Afrique sub-saharienne. Mais des études épidémiologiques font mention de son utilisation en Arabie saoudite, à Mayotte et aussi en Asie. On peut dire qu’aujourd’hui, il s’agit d’une pratique universelle.
Il existe peu de données épidémiologiques objectives en Europe. Néanmoins, on retrouve une forte prévalence (16 à 28 %) des effets secondaires liés à cette pratique dans la population d’origine africaine vivant en région parisienne.

*Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé.
Une campagne d'information sur la dépigmentation volontaire lancée par l'Afssaps a été élaborée à partir du rapport et des résultats obtenus au cours de la campagne de contrôle du marché réalisée conjointement avec la DGCCRF, la Direction Générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes en 2009-2010.

>> Quels sont les risques ? >>

Thu Koskas en charge de la cosmétovigilance à l'Afssaps©

Thu Koskas en charge de la cosmétovigilance à l'Afssaps©


publicité