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Au secours, je transpire trop !: Les traitements contre la transpiration

Publié par: Clémentine Fitaire (08. juillet 2013)

Pour certaines personnes, ni une hygiène irréprochable, ni l’utilisation d’anti-transpirants ne marchent.

Dans ce cas-là, le dermatologue pourra indiquer un traitement, en fonction du patient, de ses pathologies, ainsi que les zones du corps les plus sujettes à la sudation.

L'ionophorèse :
> Pour qui ?
Pour les hyperhidroses plantaires ou palmaires (pieds et mains).

> Le principe :
Un courant électrique insensibilise les glandes sudoripares des zones à traiter. Pour cela, les pieds et les mains sont placés dans un bac d’ eau, où deux électrodes délivrent un très léger courant électrique. La séance dure quelques minutes et n’est pas douloureuse, avec parfois une petite sensation de picotement.
Cependant, pour être efficace, les séances doivent se répéter régulièrement, plusieurs fois par semaine, au début.
L'ionophorèse peut être effectuée chez un dermatologue équipé, ou à domicile si vous achetez un appareil (entre 200 et 1 000 €).

> Contre-indications :
Les personnes portant un stimulateur cardiaque ( pacemaker) ou autre appareillage électrique, les femmes enceintes.

L’injection de toxine botulique

> Pour qui ?
Les hyperhidroses axillaires (aisselles), ou éventuellement siégeant sur les paumes ou la plante des pieds, en contexte hospitalier, car l’injection est douloureuse aux extrémités et nécessite une anesthésie loco-régionale.

> Le principe :

Tout d’abord, le médecin va déterminer les zones qui transpirent le plus grâce à un test à l’ iode (on applique une solution iodée sous l’aisselle, puis de l’ amidon qui va colorer en bleu les parties les plus humides). Il va ensuite injecter la toxine botulique (ou Botox ®), par petites touches, sur chacune des aisselles. Ces injections doivent être répétées tous les 4 à 6 mois. Le hic : les flacons de toxine botulique sont chers (environ 300 €), et s’ajoutent au tarif des honoraires du dermatologue.

> Contre-indications :
Femmes enceintes ou allaitantes, allergiques à l’œuf (il peut y avoir quelques résidus dans la préparation), des patients souffrant d'une maladie neuro-musculaire, prise de certains antibiotiques (aminosides...).

À noter : votre médecin pourra également vous prescrire un traitement médicamenteux à base d’anticholinergiques en comprimés. Cependant, son efficacité sur le long terme n’est pas avérée, et des effets secondaires sont probables ( tachycardie, bouche sèche, diminution de la motilité intestinale).

L'opération chirurgicale

La sympathectomie

> Pour qui ?
Pour ceux ou celles qui souffrent d'une transpiration excessive des mains : hyperhidrose palmaire, et chez qui d'autres solutions préalables se sont montrées décevantes.

> Le principe :
La sympathectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à sectionner une partie du nerf sympathique, à travers une petite coupe sur le thorax.
Les nerfs sympathiques permettent - entre autres - de réguler la transpiration, et peuvent donc être à l’origine de l’hyperhidrose.
Les résultats de cette opération sont définitifs, mais il existe des risques de complications (très rares) ou d’effets secondaires, comme l’apparition d’une transpiration excessive sur une autre partie du corps.

> Contre-indications :
Les contre-indications à l’ anesthésie générale et à une chirurgie thoracique.

À noter : La sympathectomie est une intervention chirurgicale lourde qui n’est proposée que dans des cas d’extrême sudation, et lorsque les autres méthodes se sont avérées être inefficaces. Lire le témoignage d'une femme qui a subi cette intervention.


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