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L'apathie

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (18. juillet 2014)

Du grec apatheia, qui signifie « sans sentiment », l'apathie est une forme d'indolence et d'indifférence à l'environnement parfois poussée jusqu'à l'insensibilité complète.
Cette abrasion affective caractéristique de l'apathie est associée à une perte d'initiative et de motivation résultant en la réduction de comportements dirigés vers un but. Le sujet est comme éteint, vidé de toute passion.

Désertée par les émotions et par la moindre impulsion à agir, voire à réagir face aux évènements de la vie quotidienne, la personne victime d'apathie subit un manque d'intérêt pour toutes les activités, une diminution de sa productivité, une perte d'aptitude professionnelle et une moindre propension à interagir sur un plan affectif.

Les conséquences de l'apathie sont donc véritablement handicapantes, aussi bien pour le sujet lui-même que pour son entourage socio-familial, vis-à-vis de qui il peut représenter un véritable fardeau.

Mais s'il est plus dépendant, moins actif, moins productif et plus nonchalant, attention à ne pas considérer ces caractéristiques comme des traits de caractère, d'autant plus que cet état est récent.

Il s'agit bien de signes pouvant alerter vers une véritable maladie !
En raison de leurs ressemblances, il n'est pas toujours évident de faire la distinction entre apathie et dépression. Cependant, quelques signes permettent de faire la différence entre ces deux entités pathologiques.

Contrairement à la dépression, l'apathie est caractérisée par :
- une abrasion des émotions, beaucoup plus rare dans la dépression ;
- une anosognosie, c'est-à-dire l'absence de reconnaissance de la maladie ;
- un retrait social passif, autrement dit non recherché ;
- l'absence d'auto-dévalorisation et d'auto-culpabilité ;
- l'absence d'expression de tristesse ou de désespoir ;
- l'absence de troubles de l'appétit ou du sommeil ;
- l'absence d'idées suicidaires.

Tandis que le sujet dépressif se caractérise par une hyper-expressivité émotionnelle, en regard des évènements funestes et une reconnaissance relative de sa pathologie. La personne victime d'apathie ne réagit pas plus aux évènements positifs qu'aux évènements négatifs, ni n'exprime de souffrance relative à son état.


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