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Oeil qui pleure chez bébé : les causes

Publié par : Elide Achille (08. septembre 2014)

Chez l'enfant, le larmoiement peut avoir deux principales causes. On peut en effet distinguer deux types de larmoiement : le larmoiement par hypersécrétion, et le larmoiement par obstruction de la voie lacrymale.

Le larmoiement par hypersécrétion
En cas de larmoiement par hypersécrétion, l'augmentation des sécrétions lacrymales peut être une réaction à une pathologie de la surface de l'oeil ou des paupières (irritation, inflammation, conjonctivite, infection). Une sécheresse de l'oeil provoquant une irritation peut déclencher une production anormale de larmes avec larmoiement paradoxal, mais cela est rare chez le petit enfant.

Clairs ou chargés de sécrétions, les larmoiements par hypersécrétion sont souvent bilatéraux. Ils s'accompagnent souvent de symptômes fonctionnels : douleurs avec yeux maintenus fermés, enfant grognon... Les larmoiements par hypersécrétion sont en général faciles à diagnostiquer, notamment dans le contexte d'une infection rhinopharyngée (rhume, grippe...).

Le larmoiement par obstruction de la voie lacrymale
C'est aussi une cause fréquente d'oeil qui pleur chez le bébé. Quand les larmes ne se drainent pas convenablement dans le nez, on est dans la plupart des cas en présence d'un ou plusieurs obstacles sur la voie lacrymale. Chez le bébé, dans ce cas, l'oeil qui pleure est habituellement d'origine congénitale.

Dans ce type de larmoiement chez le nourrisson, l'atteinte est le plus souvent unilatérale, du côté où siège l'obstacle. Il ne faut pas se laisser tromper par des conjonctivites à répétition qui font que le nourrisson se gratte les yeux et, par effet secondaire, les irrite.

Les voies lacrymales ne sont pas ouvertes à la naissance, il y a une petite membrane située à l'extrémité du conduit lacrymo-nasal provoquant le larmoiement. Normalement, les voies lacrymales s'ouvrent très rapidement avec les pleurs et éternuements du nourrisson. L'obstruction du conduit lacrymo-nasal finit ainsi par disparaître spontanément dans la première année de vie du bébé. Si dans ce laps de temps l'oeil qui pleure persiste, il faut intervenir par un « sondage » (on enlève l'obstruction du canal lacrymal avec un petit instrument) ou, beaucoup plus rarement, par une intervention chirurgicale.

Dans tous les cas, il est important de consulter un ophtalmologiste qui est le seul à pouvoir établir un diagnostic précis, diagnostiquer une éventuelle maladie plus grave (glaucome congénital, uvéite, kératite) et finalement faire la différence entre les cas de larmoiements par hypersécrétion réactionnelle à une infection (conjonctivite), et ceux liés à une obstruction du conduit lacrymo-nasal.


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