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Oeil qui pleure chez bébé : les traitements

Publié par : Elide Achille (08. septembre 2014)

En cas de larmoiement par hypersécrétion, le larmoiement n'est qu'un symptôme : pour résoudre ce problème il faut donc d'intervenir sur la cause de l'hypersécrétion. En général, cela se solde par la prescription d'un collyre antiseptique et par des soins locaux.

En cas de conjonctivite, le médecin commence généralement par traiter l'infection avec un collyre antiseptique et si nécessaire antibiotique, et par des soins locaux : massages dans l'angle interne de l'oeil afin de comprimer le sac lacrymal et, par la pression, rompre la membrane faisant obstacle.

Dans près de 90 % des cas, on parvient à résoudre le problème d'oeil qui pleure chez le bébé, avec ce simple traitement.
En cas d'échec de ce traitement, il y a consensus en France pour recourir à partir de l'âge de 6 à 9 mois à un ou deux « sondages » des voies lacrymales. C'est une procédure rapide qui peut être facilement réalisée en ambulatoire.

Si la sténose du canal lacrymal est trop importante pour être reperméabilisée par cette seule manoeuvre instrumentale, on pourra envisager la pose, sous anesthésie générale, d'une intubation bicanaliculo-nasale ou monocanaliculo-nasale. La fine sonde en silicone est laissée en place pendant quelques semaines (2 ou 3 en général). Son ablation est facile, en une seconde. La présence prolongée sur ces quelques jours, de la sonde dans la voie lacrymale s'oppose à la re-sténose immédiate et assure, dans la plupart de ces cas initialement résistants au traitement, une réouverture définitive du canal lacrymal.

Au terme de ces traitements, il reste quelques cas très minoritaires où il n'est pas possible d'effectuer une intubation ou bien celle-ci est suivie d'un échec. En dernier recours, une intervention chirurgicale plus lourde est envisagée : elle consiste à réaliser un « by pass » entre le sac lacrymal et les cavités nasales : c'est la dacryocystorhinostomie qu'on essaiera de repousser jusqu'à l'âge de 4 ans, lorsque le développement du visage et de la face permettra une opération chirurgicale endo-nasale, évitant l'incision cutanée.


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