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Le bégaiement

Publié par : Dr. Ada Picard (18. octobre 2016)

© Jupiterimages/Hemera

Des mots qui bloquent, une répétition de syllabes, des prolongements de sons : le bégaiement se traduit par des difficultés d'expression orale spontanée.. Ces accidents peuvent s'accompagner de mouvements involontaires du visage ou de l'ensemble du corps ou encore de spasmes respiratoires.

Le bégaiement n'est pas une maladie, mais un symptôme. Il peut être le symptôme d'une pathologie spécifique (Maladie de Parkinson, Maladie d'Alzheimer...), le signe d'une difficulté neuro-développementale (comme le syndrome de la Tourette), voire d'une difficulté psychologique (anxiété, phobie sociale, etc.). Ce handicap toucherait environ 1% de la population, avec une nette prédominance masculine, il débute le plus souvent entre 3 et 7 ans, mais concerne également les adultes. Il ne peut malheureusement pas toujours être solutionné, mais peut être amélioré si on intervient précocement.

Certains facteurs génétiques ou environnementaux peuvent favoriser la survenue d'un bégaiement. Pendant le développement psychomoteur de l'enfant, le bégaiement peut s'expliquer par un « blocage » cognitif ou un problème dans la maturation d'une zone très précise du système nerveux central : la zone du langage.

Le bégaiement est accentué par l'émotion, la fatigue, la peur de bégayer ou encore les efforts faits pour le cacher. Le bégaiement n'existe que dans un contexte de communication spontanée et n'est donc pas déclenché par le chant, le théâtre, ou la lecture.

On distingue 3 types de bégaiement. Le bégaiement clonique consiste en la répétition d'une même syllabe ou phonème d'un mot (souvent la première syllabe du premier mot d'une phrase) ; le bégaiement tonique correspond à un blocage dans la prononciation de certains mots, qui entraîne des fortes tensions au niveau des lèvres et de la mâchoire. Il peut exister l'association des 2 précédents : le bégaiement tonico-clonique.


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