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Coeur qui ne bat pas régulièrement... : Les signes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (11. août 2011)

Les signes de la fibrillation auriculaire
Lorsque les oreillettes ne se contractent plus correctement, elles ne peuvent donc pas envoyer normalement le sang dans les ventricules. Le sang est envoyé quand même, mais de manière irrégulière, insuffisante et anarchique.

La contraction peut n’être plus qu’un frémissement. Et cela est ressenti par le patient. Son cœur s’accélère ou se ralentit. Il peut y avoir une tachycardie et un pouls à 140 pulsations par minute et plus, ou à l’inverse, un ralentissement avec moins de 50 pulsations par minute.

On ressent une impression de palpitation, avec parfois des vertiges et des malaises. Les patients peuvent se plaindre de fatigue ou d’ essoufflements. Ils peuvent également ressentir des douleurs thoraciques. Mais, il peut arriver aussi que l’on ne ressente rien du tout.

> Cela peut durer quelques minutes : on parle de fibrillation paroxystique. Cela se déclenche de manière soudaine, puis, la fréquence cardiaque se rétablit, spontanément, sans assistance médicale.

> Cela peut durer quelques jours : on parle de fibrillation persistante. Dans ce cas, une assistance médicale est nécessaire.

> Cela peut durer plusieurs mois : on parle de fibrillation permanente. Là aussi, une aide médicale peut être nécessaire.

Le diagnostic

Le diagnostic de la fibrillation auriculaire
A l’examen clinique, le médecin vérifiera d’abord le rythme cardiaque. Il le fera à l’auscultation avec son stéthoscope. Il recherchera, de manière systématique, les signes d’ insuffisance cardiaque. Il cherchera également les causes particulières : hypertension artérielle, souffle cardiaque, hyperthyroïdie, diabète, etc.
Il complètera son examen clinique par un :

> Electrocardiogramme - ECG : Il permet d’enregistrer l’activité électrique du cœur.
Le médecin remarquera l’absence d’activité des oreillettes du cœur. Il remarquera aussi un rythme ventriculaire irrégulier.
Cependant, l’ ECG peut passer à côté de la fibrillation auriculaire, si celle-ci ne survient que par crises. Alors un examen holter permettant d'enregistrer durant 24 heures l'activité électrique du cœur, peut être demandé.

Le médecin pourra demander une :
> Echographie cardiaque : cet examen permet de visualiser le cœur, grâce aux ultrasons. On pourra donc voir le retentissement éventuel de l’anomalie des battements du cœur sur le muscle cardiaque. Grâce à l’ échographie, le médecin pourra déceler une éventuelle anomalie d'une valve cardiaque, une hypertrophie du muscle cardiaque, ou la présence d'un caillot de sang dans le cœur.

Il sera également effectué une prise de sang, pour notamment un bilan de coagulation, en vue d’un possible traitement anticoagulant. Voire d’autres examens plus spécifiques...

Les risques

Les risques de la fibrillation auriculaire

On sait que la fibrillation auriculaire est à l'origine de 15 % des accidents vasculaires cérébraux (des attaques cérébrales). Et la raison est facile à comprendre : le sang ne circulant plus correctement à l’intérieur du coeur, il a tendance à stagner. Peuvent alors se former des caillots qui risquent de migrer jusqu’au cerveau et provoquer un accident vasculaire cérébral. C’est le risque principal lié à la fibrillation auriculaire.

On sait aussi que la fibrillation auriculaire multiplie par deux les risques de mortalité cardio-vasculaire.

La fibrillation auriculaire peut provoquer une dilatation des oreillettes, et peut également être la cause d’une insuffisance cardiaque.

On peut prévenir tous ces risques grâce à une bonne surveillance. Aussi est-il important de consulter régulièrement son médecin traitant et son cardiologue.


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