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Coeur qui ne bat pas régulièrement... : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (11. août 2011)

Le premier objectif des traitements de la fibrillation auriculaire est de revenir à des battements cardiaques normaux. Cela peut se faire avec des médicaments ou un choc électrique externe.

> Les médicaments : On les appelle les antiarythmiques. Ils ont pour effet de réguler le rythme cardiaque en ralentissant les influx nerveux destinés au cœur. L’anti-arythmique le plus fréquemment délivré est l’amiodarone. Il est efficace et peut donner les premiers effets dès les trois premiers jours de traitement. Mais il présente des effets secondaires. Il contient de l’ iode et peut provoquer des troubles thyroïdiens.
Un nouveau médicament est sur le point d’être commercialisé : la dronédarone. Non iodé, il ne présente pas les mêmes effets secondaires que l’amiodarone. Il est attendu pour le courant de 2009.

> Le choc électrique externe : Il s’agit de la défribrillation ou de la cardioversion. Au moyen de deux électrodes, on envoie une décharge pour resynchroniser l’activité électrique du cœur. Cela se pratique à l’hôpital sous anesthésie générale brève. Ainsi, le choc n’est pas ressenti.
Le cardiologue prescrit ensuite généralement des médicaments pour éviter qu’une fibrillation auriculaire ne se reproduise.

Quand ces traitements se révèlent inefficaces, ou s’ils sont mal tolérés... d’autres traitements sont proposés.

Anticoagulants, antivitamines K

Anticoagulants, antivitamines K, héparine : ces médicaments sont prescrits si on ne parvient pas à refaire battre le cœur normalement.

Les anticoagulants sont en effet un bon moyen de prévenir les accidents vasculaires cérébraux (attaques cérébrales). Au départ, un traitement anticoagulant à base d’héparine peut être proposé, puis un traitement à base de comprimés : des antivitamines K. D’après certaines études le risque d'attaques cérébrales diminuerait d'environ 60% grâce aux antivitamines K.

Mais attention : ce traitement nécessite une surveillance médicale très particulière, car un traitement par antivitamines K mal conduit présente des risques d’ hémorragie... ou au contraire la survenue d’un caillot (et donc une attaque cérébrale). Ce traitement par antivitamine K est donc relativement lourd à gérer, dans la mesure où il nécessite une surveillance régulière de la fluidité du sang par des prises de sang fréquentes.

A noter que depuis quelques années, il existe de nouveaux anticoagulants. Ils ne sont généralement pas donnés en première intention, ils donnent de bons résultats et parviennent à prévenir le risque d' accident vasculaire cérébrale lié à la fibrillation auriculaire.


Les béta-bloquants
Pour mieux contrôler la fréquence cardiaque (mais malheureusement sans forcément revenir à des battements normaux) , des médicaments de la famille des béta-bloquants peuvent être prescrits.

Traitement par une sonde dans le coeur (vidéo)

Traiter la fibrillation auriculaire


©Stereotaxis.

Lorsque ni les traitements médicamenteux, ni les chocs électriques ne sont efficaces, on peut envisager un traitement chirurgical.
La plupart des fibrillations auriculaires viennent d’un dysfonctionnement situé à un endroit très précis de l’ oreillette gauche. Le principe de cette opération est d’utiliser une fine sonde qui est introduite dans une veine ( veine fémorale) située à l’aine, et sera remontée jusqu’à l’intérieur du cœur. L’extrémité du cathéter est introduit jusque dans l’ oreillette gauche du cœur. Les foyers électriques responsables de l’arythmie sont brûlés par radiofréquence. La pointe du cathéter chauffe le tissu cardiaque et va ainsi éliminer la zone cardiaque malade. Très rapidement, le rythme cardiaque redevient normal.

Cependant, cette intervention n’est pas sans risques. Elle peut durer six à sept heures, ce qui nécessite une anesthésie longue, parfois difficile à supporter pour les personnes âgées.

Autres solutions

> La cryoablation
La technique a été expérimentée depuis quelques années. Elle suit le même principe que l’ablation par radiofréquence. Mais, au lieu d’utiliser de la chaleur au bout de la sonde, on utilise le froid. Le cathéter utilisé a une forme de ballon. Il est inséré dans les veines pulmonaires pour qu’un réfrigérant vienne détruire par le froid, les zones causes d’arythmie. Il semblerait que la récupération soit plus rapide et entraîne moins de récidives.

> Le pace-maker
Certains stimulateurs cardiaques peuvent être mis en place quand la fréquence cardiaque diminue trop. Il s’agit d’une sorte de pile électrique pouvant envoyer au coeur un courant électrique régulier. La sonde peut être placée dans l’ oreillette. Le patient apprend à compter ses pulsations lui-même pour vérifier le bon fonctionnement de son stimulateur cardiaque.

A lire aussi nos dossiers :
> Tout savoir sur le pacemaker.
> Arrêt cardiaque : savoir réagir !


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