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Douleur de l'épaule : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (30. juin 2014)

Traitements de l'usure des tendons
Lors d'usures des tendons, allez consulter votre médecin. À l'examen clinique, les mouvements particuliers qui vous feront souffrir lors de la consultation, lui permettront d'établir un diagnostic. Une échographie de l'épaule peut être très utile.

Les traitements conservateurs proposés ici vont être dans un premier temps des médicaments anti-inflammatoires, et surtout de la rééducation. Il faut apprendre à lever l'épaule en bloquant l'humérus vers le bas. Une ou deux infiltrations peuvent également vous soulager quelques temps, mais cela ne permet que de passer un cap aigu.

Pour le traitement chirurgical, il va s'agir d'une petite intervention réalisée sous arthroscopie (minuscules cicatrices), sous anesthésie générale. Le but de l'intervention est d'enlever le bec osseux et le tendon entre l'acromion et la clavicule, cause de l'irritation et de l'usure.
Dans ce cas, vous restez hospitalisé deux jours. Ensuite, pas besoin d'attelle, vous pouvez reprendre vos activités normalement. Des séances de kinésithérapie sont souvent nécessaires. Allongé, on lève le bras.

Pour le sport, il faudra attendre qu'il n'y ait plus du tout de douleur. La douleur disparaît dans les six mois qui suivent l'intervention.

Traitements d'une rupture d'un tendon
Lors d'une rupture d'un tendon, allez consulter votre médecin. Avant tout examen complémentaire, il va vous faire un examen clinique pour établir un diagnostic. Cet examen va mettre en évidence la douleur à certains mouvements, ou la diminution de la force de votre épaule. Il demandera peut-être des examens complémentaires.

Une simple radiographie et une échographie suffisent généralement à établir le diagnostic.
Si le médecin juge une intervention chirurgicale nécessaire, c'est l'arthro-scanner qui permettra d'évaluer la taille de la rupture (on injecte un produit dans l'articulation pour voir l'état des tendons, et on fait un scanner ensuite). Le traitement choisi sera fonction de l'importance de la rupture.
Pour le traitement d'une rupture d'un tendon, tout dépend de votre âge, de l'importance de la gêne occasionnée, et de l'importance de la rupture. En fonction de ces critères, votre praticien vous conseillera un traitement conservateur ou un traitement chirurgical.

Lorsque l'on parle ici de traitement conservateur, on se réfère à la kinésithérapeute.
En effet, elle va apprendre à votre articulation à compenser la zone déficiente par le renforcement d'autres muscles. Ce traitement est utile dans tous les cas, quelle que soit la lésion, la cause, et votre âge. Bouger et activer ce qui reste de muscle est très important : le mouvement sous contrôle d'un kinésithérapeute n'est jamais mauvais. Les massages sont par contre sans intérêt.
On peut également vous proposer un traitement symptomatique de la douleur : des anti-inflammatoires, ou une ou deux infiltrations, mais pas plus. Le traitement conservateur est privilégié, si la gêne est peu importante, si vous êtes âgé ou, tout simplement, si la rupture n'est pas réparable.

En fait, on ne choisit le traitement chirurgical que si l'on ne peut pas faire autrement, et surtout pour les sujets jeunes qui gardent des muscles et des tendons en bon état.
Lors du traitement chirurgical la réparation est souvent difficile. Et ça se comprend. Il s'agit d'une usure. Avec le temps, l'importance de la rupture a augmenté. L'extrémité du tendon s'est rétractée comme un élastique et se retrouve très éloignée de son attache d'origine. Au point que, parfois, ce n'est plus réparable.

Le premier geste chirurgical consiste donc à rattacher le ou les tendons sur la tête de l'humérus, grâce à des sutures. Cela peut se faire de manière classique, ou sous arthroscopie (minuscules cicatrices). Tout dépend encore de la taille de la rupture !

Les complications sont rares. Après l'opération, vous devrez porter une attelle, pendant trois semaines. Vous devrez rester immobile, le temps de la cicatrisation.
Ensuite, vous commencerez la kinésithérapie. D'abord, seule, allongée sur votre lit, en bougeant le bras, tout simplement, puis, chez le kinésithérapeute qui vous apprendra à redonner la force à votre bras et votre articulation.

Cela dit : patience ! La réparation est lente. Comptez bien six mois.

Traitements lors de calcifications
Lors de l'examen clinique, le médecin devra faire la différence avec un « conflit sous-acromial ». En phase aiguë, la mobilité de l'épaule est très diminuée.
Une simple radiographie permettra de voir la calcification. L'échographie peut confirmer le diagnostic, mais parfois lorsque l'on a une crise aiguë, c'est le moment où la calcification disparaît.
En phase chronique, des médicaments anti-inflammatoires sont prescrits.
En phase aiguë, une infiltration, pour soulager la douleur. C'est une très bonne indication de l'infiltration.
Autre traitement de cette douleur de l'épaule : la ponction-trituration du tendon. En clair, cela consiste à ponctionner la calcification à l'aide d'une aiguille. Cela se fait sous contrôle radiologique. Cela ne peut se faire que lorsque la calcification n'est pas très solide : en phase aiguë, la calcification est pratiquement liquide, donc, facile à ponctionner. Ce traitement est réservé aux tendinites calcifiantes récidivantes.
Autre traitement : les ondes de choc. Il s'agit d'un traitement dont le but est de casser la calcification, comme on le fait en cas de calcul rénal.
L'intervention chirurgicale, peut, également permettre de retirer le dépôt de calcium, comme un curetage. Les suites opératoires sont simples. Pas d'attelle, pas d'écharpe. Les douleurs disparaissent entre trois et six mois, après l'intervention.

Traitements de raideurs d'épaule
Le médecin peut demander une radiographie, ou encore une échographie, ou encore une arthrographie qui permettra de mettre en évidence une diminution du volume de l'articulation (la rétraction de la capsule).
Lorsque vous avez trop mal, une infiltration peut vous soulager. Mais, le meilleur traitement, c'est la kinésithérapie qui vous permettra de récupérer votre mobilité.

Traitements de raideurs chroniques
En cas de douleurs chroniques, très souvent, une aide psychologique peut être nécessaire. Et ça se comprend. Quand on souffre, le jour, la nuit, l'état psychologique se trouve altéré. Si la dépression peut, parfois, être à l'origine d'une douleur, à l'inverse, une douleur chronique peut entraîner une dépression. Il est donc important de ne pas prendre sa douleur à la légère.

Un spécialiste, un psychologue ou psychiatre, pourra vous aider à gérer votre douleur physique. Les techniques de relaxation, par exemple, sont une aide efficace. Traiter l'aspect psychologique d'une douleur, c'est aussi traiter ses retombées sociales, au niveau du travail et au niveau de la famille, garder la tête sur les épaules. Alors si vous souffrez, ne gardez pas votre souffrance pour vous, soyez épaulé !


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