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Fuites urinaires : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (26. septembre 2012)

Les traitements ne seront pas les mêmes, selon qu’il s’agit d’une incontinence d’effort ou d’une incontinence par envie.

Il existe trois grands types de traitements :

> Modification de l'hygiène de vie
La fuite urinaire peut être le signe de certains problèmes de santé. Ainsi, un poids trop élevé, entraîne souvent une incontinence. Il est donc important de surveiller son poids et de faire du sport.
Un bon entretien du corps et une bonne hygiène de vie peuvent être un traitement efficace de l’incontinence urinaire.

> La rééducation périnéale
Le kinésithérapeute ou la sage-femme (après l’ accouchement) peuvent vous aider. Ils sont formés pour cela. Cela consiste à réaliser des exercices pour tonifier le plancher pelvien.
Attention aux abdominaux : lorsqu’ils ne sont pas effectués sous contrôle d’un kinésithérapeute ou d’une sage-femme, ils peuvent, au contraire, favoriser une incontinence.
La rééducation périnéale vous permettra également d’apprendre à contrôler vos envies d’uriner. En fait, la kinésithérapie vous permet de prendre conscience des muscles du périnée et ainsi de tonifier le plancher pelvien pour le renforcer. Cette rééducation est prescrite à raison de 12 à 15 séances, prises en charge par la Sécurité sociale. Mais attention : une fois les séances de rééducation terminées, il vous faudra continuer les exercices à la maison.

> La chirurgie
On l’envisage lorsque l’incontinence devient vraiment invalidante. Si, autrefois, les chirurgiens préconisaient la remontée de la vessie, depuis une dizaine d’années, c’est une méthode beaucoup moins invasive qui est préférée : la pose de bandelettes sousurétrales.

À noter : Pour l’incontinence d’effort, c’est la rééducation qui est privilégiée. Dans le cas d’une incontinence par hyperactivité vésicale, un traitement médicamenteux sera d’abord envisagé.

Les médicaments

Selon le type d’ incontinence, le médecin pourra prescrire des médicaments anticholinergiques. C’est ce qu’il fait en cas d’ hyperactivité vésicale.

Les anticholinergiques ont pour but de diminuer le réflexe vésical. Le traitement est généralement prescrit pour une durée de trois mois.
Au bout de ce délai, le médecin effectue une évaluation. S’il y a amélioration, le traitement est poursuivi.

Si les résultats montrent une amélioration incomplète, un examen urodynamique sera demandé. Il s’agit d’un examen permettant de connaître la tonicité et les pressions s’exerçant à l’intérieur de la vessie. C’est la cystomanométrie.

L'opération

La pose de bandelettes sousurétrales est la technique chirurgicale la plus appréciée des spécialistes. Elle est moins invasive que les précédentes techniques (qui consistaient essentiellement à remonter la vessie), et elle marche dans 90 % des cas.

L’intervention rapide consiste à poser une sorte de ruban synthétique sous le conduit urinaire (qui mène les urines de la vessie à l’extérieur).

L’intérêt de ce ruban est qu’il n’empêche pas les urines de s’évacuer mais qu’il permet de les retenir lors des efforts.
Les efforts abdominaux poussent le conduit urinaire contre le ruban, ce qui évite les fuites.
Au repos, lorsque la vessie se contracte pour la miction, le ruban laisse s’écouler l’ urine.

Outre son taux de réussite important, l'intervention est rapide et ne nécessite pas une hospitalisation longue.

La prévention

D’abord, une bonne hygiène de vie. Attention au poids, la surcharge pondérale est un facteur aggravant.
Pensez à rester tonique. Les muscles du périnée doivent rester forts, le plus longtemps possible.

Attention aux efforts répétés qui peuvent favoriser un relâchement du périnée (la région entre l’anus et le vagin).
La constipation chronique, par exemple, peut être une cause d’ incontinence, tout comme certains efforts professionnels ou la pratique de sports, comme le tennis, le basket...

Attention : Le tabagisme chronique est un facteur de risque.



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