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Gelures : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (05. juin 2014)

Lors d'apparition de gelures, des traitements spécifiques vont devoir être appliqués.
Avant de commencer les soins, il est indispensable de protéger, d'isoler les zones exposées. On peut, par exemple, envelopper les engelures dans un tissu sec. Il ne faut surtout pas commencer à traiter les engelures si l'on doit à nouveau être exposé au froid, en cas de regel des conséquences très graves risquent de survenir.

Une fois abrité, procéder le plus rapidement possible au réchauffement des zones gelées. L'idéal est de plonger la zone touchée dans de l' eau tiède (attention pas trop chaude !) pendant une vingtaine de minutes. Si ce n'est pas possible, tous les moyens sont bons : souffler dessus, coincer les mains sous les aisselles, envelopper les membres dans des vêtements secs et chauds... Attention de ne pas réchauffer les engelures avec d'emblée une exposition à une température trop élevée. Mieux vaut augmenter la température graduellement.

Pour lutter contre la vasoconstriction, il faut bouger : faire des mouvements des mains, frapper une paume contre l'autre, sautiller sur place... Par contre, on doit éviter les massages et les frictions violentes qui ne sont pas efficaces, voire dangereuses car risquent d'irriter la peau.

Volontiers associé au secours en montagne, l'image du Saint-Bernard, avec son petit tonneau de cordial, est totalement erronée. L' alcool ne « réchauffe » absolument pas. Au contraire, il aggrave la vasoconstriction et donc les engelures. Mieux vaut boire de l'eau ou un liquide chaud.

Si les gelures sont importantes (étendues, profondes ou très douloureuses), il est important de consulter au plus tôt un médecin. Si l'on présente des cloques, ou des zones grises, très sombres, voire noires, il faut consulter en urgence. Dans ces cas-là, la gelure constitue une urgence vasculaire et une prise en charge spécialisée s'impose. En effet, la gelure risque vite d'évoluer vers la nécrose et la gangrène dont le seul traitement est chirurgical, avec au pire une amputation des parties détruites.


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