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Mal à la tête : Les causes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (02. juillet 2014)

Les céphalées primaires sont des maux de tête classés en quatre sous-catégories, liées à leurs causes :

1 - Les migraines
Il arrive fréquemment que les gens traduisent leur mal de tête par une migraine. Or il faut bien faire la distinction entre la migraine et les autres céphalées.

La migraine est une douleur spécifique débutant le plus souvent par un côté de la tête (hémi-crânienne) et irradiant éventuellement vers le reste du crâne au fur et à mesure qu'elle augmente. C'est une douleur habituellement pulsatile, c'est-à-dire qu'elle « bat comme un pouls ». Elle est souvent associée à des symptômes comme des nausées, voire des vomissements, et à une gêne à la lumière et au bruit. La douleur migraineuse est aggravée par l'effort physique.

2 - Les céphalées de tension
Il faut savoir que les migraines et les céphalées de tension sont les maux de tête les plus fréquents. Certaines personnes peuvent être atteintes des deux.

La céphalée de tension est caractérisée par une sensation typique d'étau autour du crâne. La douleur est bilatérale et elle n'est pas pulsatile mais répond à une pression, comme le ferait un casque trop serré. Elle peut éventuellement être accompagnée d'une gêne au bruit ou à la lumière mais pas aux deux, et elle n'est pas aggravée par l'effort physique.

Les céphalées de tension sont trop souvent étiquetées de « psychogènes » alors que les mécanismes des céphalées de tension sont multifactoriels. Dans les formes épisodiques, la céphalée de tension est probablement liée à une tension musculaire excessive (notamment du cou) qui est favorisée par des facteurs posturaux et le stress. Dans la forme chronique qui peut être très invalidante, il est probable que la céphalée de tension résulte d'un mauvais fonctionnement des systèmes de contrôles de la douleur dont l'origine est encore inconnue.

3 - Les algies vasculaires de la face
Elles sont caractérisées par une douleur soudaine, comme un coup de poignard dans l'oeil ou dans la région entourant l'oeil, dans la région frontale, ou temporale, ou vers la pommette. L'intensité de cette douleur est inversement proportionnelle à sa durée.

Ces douleurs peuvent durer entre 15 minutes et trois heures, et peuvent survenir une à plusieurs fois par jour et ce, sur plusieurs semaines. Elles sont associées à d'autres signes au niveau de l'hémiface douloureuse comme un larmoiement, un oedème des paupières, une rougeur oculaire ou l'obstruction d'une narine. La personne est souvent en grand état d'agitation motrice.

4 - Les autres maux de tête
Les autres céphalées primaires correspondent essentiellement aux céphalées dites « circonstancielles » En effet, ce mal de tête peut être déclenché par un effort physique, un effort de toux ou une activité sexuelle...

Une céphalée de ce type exige une consultation par un médecin, éventuellement complétée par des examens. Cette attitude est obligatoire lors des premiers épisodes afin d'éliminer tout risque d'anévrisme et d'éviter le risque de sa rupture. Ce n'est que devant la répétition de ces maux de tête dans ces circonstances, et la normalité des examens complémentaires que le diagnostic de céphalée primaire pourra être porté.

Une céphalée secondaire est particulièrement suspectée quand une céphalée survient chez un sujet qui n'en décrit habituellement pas, et lorsque le mal de tête apparaît brutalement : ce que les médecins appellent une « céphalée en coup de tonnerre ».

Les affections pouvant entraîner des céphalées secondaires sont nombreuses, et couvrent pratiquement tout le champ de la médecine. Ces maux de tête peuvent être le résultat de dysfonctionnements bénins (sinusite aiguë, infection virale,...), ou parfois plus graves (maladie inflammatoire, méningite, tumeur cérébrale...), voire potentiellement mortelle (hémorragie méningée par rupture d'anévrisme).

C'est la raison pour laquelle un avis médical est absolument nécessaire.


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