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Oeil qui pleure : les traitements

Publié par : Elide Achille (18. avril 2016)

Le traitement du larmoiement chez l'adulte dépend de la cause qui est à son origine.
> En cas d'obstruction du canal d'évacuation des larmes, le type de traitement indiqué dépend de la cause et du segment où se trouve le rétrécissement. La première étape du diagnostic cherche à préciser la cause de cet oeil qui pleure.

Si la sténose (c'est-à-dire le rétrécissement) des voies lacrymales n'est pas trop importante, on peut intervenir par la simple pose d'une sonde. On fait ce qu'on appelle une « intubation lacrymale », en utilisant un tube en silicone qui sera laissé en place pendant plusieurs jours, semaines ou mois selon les indications.

En cas de sténose plus importante ou de dacryocystite, on réalise une dérivation entre le sac et le nez : c'est la dacryocystorhinostomie, de plus en plus souvent réalisée par voie endonasale, évitant une cicatrice sur le visage, éventuellement apparente et potentiellement inesthétique.
Si le rétrécissement se situe au niveau des petits canaux très fragiles qui se trouvent en amont du sac lacrymal, il faut d'abord évaluer la balance avantages/inconvénients d'une intervention. Dans les cas jugés éligibles, une intervention micro-chirurgicale sera envisagée.

> En cas d'hypersécrétion par irritation, il faut en traiter la cause. S'il s'agit d'une conjonctivite, on cherchera tout d'abord à comprendre si elle est d'origine allergique ou infectieuse. On adoptera un traitement le mieux adapté, le plus souvent local, par collyre.

> Le traitement de la sécheresse oculaire avec hypersécrétion réactionnelle de larmes, n'est que le traitement du symptôme car à l'heure actuelle on ne sait pas en traiter les causes. Ce traitement repose sur des substituts de larmes qui ne reproduisent que très imparfaitement la structure complexe du film lacrymal.

Des progrès récents ont néanmoins permis d'améliorer la situation : ils sont liés à la forme de l'excipient, ou plus récemment à l'apparition de nouvelles molécules plus efficaces (corrigeant le ph des larmes, cyclosporine locale, pilocarpine par voie générale d'utilisation en réalité très controversée).

Un point désormais acquis et fondamental est la proscription de tous les collyres contenant des agents conservateurs, c'est-à-dire les collyres présentés sous forme de mono-dose.
Enfin, l'environnement de l'atmosphère ambiant doit être surveillé afin d'éviter la présence d'allergènes ou d'une atmosphère trop sèche à cause du chauffage en hiver, de la climatisation en été.

 

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