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L’œil qui pleure

Publié par : Elide Achille (18. avril 2016)

© Jupiterimages/iStockphoto

Les larmes sont très importantes pour le bien-être de l'oeil : elles le protègent des agressions externes, en assurent la lubrification et donnent à la surface de la cornée sa qualité optique.

Chez l'adulte, la présence de larmes en quantité adéquate au niveau de l'oeil est liée à une balance entre les larmes sécrétées et les larmes évacuées. Un déséquilibre dans ce mécanisme provoque un larmoiement : l'oeil devient brillant et les larmes coulent sur les joues. On souffre d'un oeil qui pleure. Un larmoiement excessif peut être assez gênant et provoquer des problèmes pour bien voir...

Les larmes, composées d'eau, de protéines, de glucoses et d'électrolytes, sont produites, pour sa partie aqueuse, par la glande lacrymale qui se situe sous la partie externe de la paupière supérieure. Il y a aussi de multiples autres petites glandes qui secrètent du mucus et des corps gras.

Étalées à la surface de l'oeil par le mouvement des paupières, les larmes lubrifient la cornée et en assurent la respiration. C'est en effet à travers le film lacrymal que passe l'oxygène nécessaire à la vitalité de la cornée (la partie antérieure transparente du globe oculaire).

Un oeil qui pleure, avec des larmes en excès se drainent par de petits orifices situés à la partie interne du bord des paupières, début des voies lacrymales qui se jetteront à la fin de leur trajet dans les cavités nasales. Les voies lacrymales sont successivement constituées des canalicules, du sac lacrymal, puis du conduit lacrymo-nasal.

Il faut consulter dès que le larmoiement constitue une gêne. Cette consultation chez un ophtalmologiste devient absolument impérative en cas d'infection : celle-ci est rarement dangereuse, mais les phénomènes infectieux ajoutent leurs symptômes au minimum inconfortables, au pire, sources de complications.

Un oeil qui pleure chez l'adulte peut schématiquement avoir trois causes : un blocage des voies lacrymales d'évacuation (larmoiement par obstruction), une surproduction de larmes par les glandes lacrymales (larmoiement par hypersécrétion) et paradoxalement une sécheresse oculaire.

Auteur : Elide Achille
Consultant expert : Dr Jean-Antoine Bernard, ophtalmologiste.



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