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Règles douloureuses : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (14. octobre 2014)

Après avoir fait pratiquer un examen, pour éventuellement détecter une maladie spécifique à l'origine des règles douloureuses, le médecin pourra vous prescrire un traitement.

> Des antalgiques (paracétamol) ne sont pas toujours très efficaces en cas de douleurs et de malaise intense.
> Des médicaments anti-inflammatoires. C'est ce qui marche le mieux. En effet, les dysménorrhées primaires sont liées à la libération de prostaglandines (une molécule qui servirait de médiateur cellulaire, au cours de certains processus, comme les contractions utérines ou les réactions inflammatoires). Les anti-prostaglandines sont donc efficaces. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (comme l'ibuprofène) ont la faculté d'entraver la formation des prostaglandines. A condition que la jeune fille puisse les supporter. Ils entraînent parfois des douleurs à l'estomac.
> La pilule. La pilule contraceptive provoquant des cycles artificiels, des règles moins abondantes, peut être un très bon traitement pour les jeunes filles. Le contraceptif oral empêche l'ovulation, mais réduit également la production de prostaglandines. Il est même possible de prendre une pilule contraceptive en continu, ce qui évite, purement et simplement, d'avoir ses règles. Le médecin saura prescrire la pilule la mieux adaptée à l'adolescente.

Chez les femmes les plus âgées
Le traitement de ces dysménorrhées secondaires, consistera à traiter la cause, c'est-à-dire la pathologie responsable des douleurs, si le médecin la trouve. Le médecin devra donc procéder à un examen approfondi pour découvrir la maladie responsable. Attention : lorsque des dysménorrhées apparaissent après 25 ou 30 ans, il faut absolument aller consulter un médecin généraliste ou un gynécologue. Toute automédication est alors à proscrire.

Des conseils alimentaires
Certains spécialistes estiment qu'une alimentation riche en oméga-3 (des acides gras que l'on trouve en grande quantité dans certains poissons gras, le lin, la noix ou le colza), peut réduire ce problème de règles douloureuses, et cela, grâce à leur activité anti-inflammatoire. Il est donc conseillé de :
> Réduire sa consommation de sucres raffinés. Les sucres entraînent une surproduction d'insuline qui favorise la production de prostaglandines pro-inflammatoires.
> Consommer davantage de poissons gras (maquereau, saumon, hareng, sardines...) qui contiennent beaucoup d'oméga-3.
> Manger moins de margarine et de graisses végétales.
> Manger moins de viandes rouges qui contiennent un acide gras à la source des prostaglandines.
> Vérifier avec un nutritionniste qu'il n'y a pas de carence en vitamine C, en vitamine B6 ou en magnésium. Ces micro- nutriments sont indispensables au métabolisme des prostaglandines.
> Éviter le café lors des épisodes douloureux.

Éviter le stress
Rien ne montre que des causes d'ordre psychologique, puissent être à l'origine des dysménorrhées. Cependant, on sait que le stress est un facteur aggravant. En effet, les hormones du stress (adrénaline et cortisol) entraînent la production de prostaglandines pro-inflammatoires. On peut alors recommander des méthodes de relaxation, comme la massothérapie ou le yoga.

Autres petits conseils
Ce sont des méthodes de grand-mère qui peuvent agir contre les règles douloureuses. Elles ne remplacent pas les effets d'un traitement médicamenteux ou contraceptif, mais elles peuvent aider à passer les moments les plus désagréables :

- Placer une bouillotte sur le ventre ou sur le dos.
- Prendre un bain ou une douche chaude.
- Faire de l'exercice, des étirements, de la marche.
- Tenter d'éviter les situations stressantes lorsque les règles approchent.


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