publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

L'Etat de Stress Post-Traumatique (ESPT)

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (11. juin 2014)

© Jupiterimages/iStockphoto

Après les horribles événements de vendredi 13 novembre, le choc est violent, les blessures sont profondes.
Et nous ne parlons pas uniquement des blessures physiques dont souffrent les victimes, mais aussi des conséquences psychologiques : e
n effet, des événements d'une telle violence peuvent provoquer un vrai traumatisme (ou stress post-traumatique) chez les victimes directement touchées par les attentats ou par leurs proches. Ce même type de stress peut aussi survenir chez des personnes qui ont vécu de près l'assaut entrepris par le Raid quelques jours plus tard contre les terroristes à Saint-Denis.

L'état de stress post-traumatique est un trouble psychologique pouvant survenir après un événement traumatisant : un accident, une blessure grave, une agression...

L'Association Américaine de Psychiatrie définit l'état de stress post-traumatique comme "un état morbide survenu au décours d'un événement exceptionnellement violent, capable de provoquer de la détresse pour quiconque. Par exemple, être menacé pour sa vie ou pour celle de ses proches, être agressé, être victime d'un accident ou d'une catastrophe". Il existe souvent un temps entre l'événement stressant et la survenue de l'ESPT : la "phase de latence".

Il y a trois principaux syndromes de stress Post Traumatique.

> Le syndrome de répétition dit aussi de reviviscence: sa présence signe l'état de stress post traumatique. L'événement est constamment revécu : le jour, le patient a des flash-back ou encore n'arrive pas à parler d'autre chose. La nuit, il revit les scènes traumatiques à travers des cauchemars.
> Le syndrome d'évitement : le sujet fait des efforts importants pour éviter toute pensée, conversations ou situations associés au traumatisme. Ce syndrome d'évitement est associé à une fatigue, une réduction nette des intérêts pour les activités habituelles, un repli sur soi et, au final, des altérations du fonctionnement socio-professionnel ou familial.
> Le syndrome d'hypervigilance anxieuse : la personne reste en état d'alerte permanent. Il n'y a plus de distinction entre les bruits dangereux et les bruits neutres, ce qui entraîne des réactions de sursauts exagérés. Le sujet a l'impression qu'un nouvel événement grave peut arriver à tout instant. Il existe souvent des troubles de la concentration et du sommeil.
> Le syndrome de culpabilité du survivant apparaît surtout lors des grandes catastrophes collectives et pourrait s'exprimer en « j'ai trahi mon groupe ou mes proches en ne mourant pas avec eux ».


publicité