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Uriner souvent - pollakiurie : Les traitements

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (09. juillet 2014)

Il existe plusieurs traitements pour les urgences mictionnelles (en clair quand on a envie d'uriner souvent).

La rééducation périnéale
Le kinésithérapeute va vous apprendre à contracter votre périnée, le temps que passe l'envie pressante. Pouvoir tenir, le temps de l'envie impérieuse, cela s'apprend, se travaille. Il n'y a pas de fatalité, on peut en venir à bout. Ainsi, on peut récupérer le contrôle de sa vessie.

Les médicaments anticholinergiques
Ce sont des médicaments qui diminuent la réactivité des contractions de la vessie, et donc l'envie d'uriner souvent. En fait, le produit inhibe l'action de l'acétylcholine, un neurotransmetteur (qui permet le passage de l'influx nerveux entre deux neurones).

Ces médicaments sont l'oxybutydine, le chloride de trospium, ou la solifenacine.
Tous ces médicaments sont efficaces et présentent peu d'effets secondaires (sauf parfois une sécheresse de la bouche et une constipation).

Attention : en cas de glaucome avec fermeture de l'angle, ou de reflux gastro-oesophagien, il faudra une surveillance tout au long du traitement.

Et l'acide botulique ?
Et oui ! Le fameux acide botulique qui nous permet d'éliminer les vilaines rides, est d'abord un médicament. Comme vous le savez peut-être, l'acide botulique a une action paralysante. Sur un muscle trop actif, il va pouvoir en diminuer l'activité et atténuer voire éliminer ces urgences mictionnelles. L'utilisation de l'acide botulique est désormais indiquée chez les patients souffrant de sclérose en plaques ou d'atteinte de la moelle épinière, avec une hyperactivité vésicale.

On l'injecte dans la vessie. Pour rester efficace, ces injections devront se répéter tous les huit mois environ.

La neuro-modulation S 3
Pour lutter contre ces envies d'uriner souvent, d'autres traitements peuvent être envisagés quand les précédents se sont révélés inefficaces. En fait, il va s'agir, cette fois-ci de stimuler en continu (par une stimulation électrique), la racine sacrée S3 (racine nerveuse sortant de la moelle épinière).

C'est une sorte de pacemaker qui envoie un courant pour moduler, régler l'influx nerveux partant de S3 pour arriver au niveau de la vessie. Il va falloir trouver un équilibre entre les réflexes de la vessie, le sphincter et le plancher périnéal.

Le médecin atteint la troisième racine sacrée, à travers la fesse. Un boitier externe sert à régler l'intensité de l'influx. Au cours de l'intervention, un test de stimulation doit être effectué.

Une opération chirurgicale
Cette solution qui consiste à agrandir la vessie par une opération chirurgicale, est utilisée notamment lorsque les causes sont neurologiques. Avec un morceau d'intestin, on agrandit la vessie. Les urines sont évacuées par l'ombilic.

Un exemple : imaginons une jeune femme, victime d'un accident de la route. Elle est tétraplégique. Grâce à la rééducation, cette jeune femme parvient à récupérer l'usage de sa main. Mais, elle souffre toujours de fuites urinaires. Elle doit être sondée. Elle ne supporte pas ce geste qui l'atteint dans son intimité. Les médecins lui proposent d'agrandir sa vessie et de pouvoir mettre en place une sonde urinaire au niveau de l'ombilic. La personne pourra ainsi se sonder elle-même.

Cette solution est employée lorsque toutes les autres ont échoué. Autant dire que ce n'est pas la méthode la plus fréquente.


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