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Ventre gonflé : les conseils du médecin spécialiste

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (14. janvier 2016)

Interview du Dr Eric Ménat, médecin, phytothérapeute et spécialisé en nutrition. Il donne de nombreux conseils pratiques...

Existe-t-il des risques à avoir un ventre ballonné ?
Dr Eric Ménart : Non, le fait d'avoir des gaz ou des flatulences n'est pas une pathologie grave en soi, mais ce peut être très invalidant. Il ne faut pas hésiter à consulter, surtout si la gêne quotidienne est importante, si le trouble perdure ou est particulièrement douloureux. Surtout ne pas laisser le fonctionnement intestinal se dégrader. Les intestins fabriquent une grande partie de nos anticorps, produisent des neurotransmetteurs, des hormones... Bref, ils jouent un rôle essentiel dans la santé en général.

Faut-il faire attention à certains aliments en particulier ?
Dr E. M. : Il y a quelques « mauvaises » associations qui tendent à favoriser, à perturber l'écologie intestinale, et qui vont freiner la digestion et favoriser la fermentation ou la putréfaction. Lorsqu'on est sensible à ce genre de trouble, je déconseille par exemple les fruits crus en fin de repas. Ils seront consommés avec modération, en dehors des repas, bien mûrs et toujours pelés. Il y a aussi le cas des légumes secs comme les lentilles et les légumes qui contiennent de l'inuline (dans les salsifis, le topinambour, l'artichaut), une fibre qui favorise le développement des bactéries, donc des gaz, et qu'il vaut mieux alors consommer avec modération.

Est-ce une bonne idée d'utiliser des épices au quotidien ?
Dr E. M. : Oui, presque toutes ont une action « assainissante » et digestive. C'est donc judicieux de saupoudrer ses plats de curcuma, de carvi, de coriandre, de badiane, ou d'ajouter encore du gingembre frais, de l'estragon, du basilic, du thym... dans la cuisine.

Quels conseils pratiques donneriez-vous ?
Dr E. M. : Le massage pour faire « avancer » la digestion dans le bon sens : on pratique dans le sens des aiguilles d'une montre, tout doucement avec le plat de la main. Et en appuyant un peu plus fort en descendant. Et aussi la bouillotte chaude pour soulager la douleur, détendre les muscles.

Y a-t-il une relation avec le syndrome du côlon irritable ?
Dr E. M. : Oui, un côlon irritable va favoriser les ballonnements. Et de l'autre côté, lorsque la digestion génère des fermentations, ces dernières aggravent à terme les symptômes d'un côlon irritable.

Y a-t-il un profil type de personnes victimes de ballonnements ?
Dr E. M. : Oui, les stressées ! D'où l'importance de mettre en place une stratégie antistress.


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