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Quelle psychothérapie choisir ? : Les conseils du psychiatre

Publié par : rédaction Onmeda (06. octobre 2011)

Les conseils du docteur Gérard Macqueron, psychiatre à l'hôpital Sainte Anne, à Paris.

Difficile de s'y retrouver, entre les différents types de thérapies, et toutes les écoles. Quel conseil donneriez-vous ?

En parler autour de soi, se documenter et lire. Pendant des années, on avait l’impression que lire des ouvrages de psychiatrie ou de psychologie, était réservé aux spécialistes. Mais pas du tout. Il y a maintenant une littérature très riche, très variée, pour tous les publics, sur les différents courants, les différents types de thérapies existantes.
En lisant, on se reconnaît, on se retrouve, on retrouve les problèmes particuliers que l’on rencontre. On peut ainsi obtenir toutes sortes de renseignements, aussi bien sur la manière dont se déroulent les séances, que sur les remboursements ou le principe des techniques de thérapie.

Il faut arrêter de prendre les patients pour des imbéciles. Il faut arrêter avec ce jargon spécialisé et exclusif. Les personnes qui se sentent mal, qui ont un problème psychologique invalidant doivent pouvoir se documenter et chercher une solution.

Quand on voit un psy, pour la première fois, on ne sait pas s'il est le bon ou pas. Combien de temps attendre ?

Je pense qu’au bout de quatre ou cinq séances maximum, on est fixé.
Si l’on sent que rien ne se passe, si le contact s’établit mal, il ne faut pas hésiter à le dire au thérapeute et à changer, tout simplement. Une thérapie, ça doit être efficace, sinon, ce n’est pas la peine. Il est fini le temps de ces psy culpabilisants, voire menaçants qui vous faisaient entendre qu’il y avait danger à les quitter, quand ça n’allait pas. C’était même une faute déontologique.
Quand le travail n’avance pas, c’est que la technique n’est pas adaptée, ou que le psy ne convient pas.

Mais une résistance au traitement peut venir du patient parfois...
C’est vrai, qu’il y a des résistances. Lorsqu’on aborde une question difficile, le patient a envie de fuir. C’est alors au thérapeute de trouver le moyen de montrer à son patient qu’il résiste et lui expliquer pourquoi.
Lorsque votre médecin généraliste ne vous convient pas, vous en changez. Il doit en être de même du psy. Encore une fois, au bout de quelques séances, on doit commencer à sentir un changement. On doit en ressentir un bénéfice.

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