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Soigner une dépression : comment en sortir ? : Le témoignage d'un patient

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (14. janvier 2010)

Sabine a 52 ans. Elle va bien depuis un an. A lire son témoignage...

Vous êtes maintenant remise d'une dépression. Que vous est-il arrivé ?
Tout allait mal ! Cela n’allait pas bien avec mon mari. Cela faisait plus de vingt ans que nous étions mariés, nous avons deux enfants. Il voulait que nous nous séparions. Depuis quelques années, je voyais bien qu’il se lassait de notre vie de famille. Je le pensais dépressif. Je ne pensais pas que c’était moi ! Je me réveillais tous les matins avec des larmes dans les yeux, je ne savais même pas pourquoi. Sans raison particulière, j’étais agressive, à bout de nerfs tout le temps. Je ne supportais rien. J’ai mis ça sur le compte des hormones et de la ménopause. Si je me cognais à une porte, j’avais l’impression d’une catastrophe. Tous les petits soucis de la vie quotidienne devenaient des montagnes ! Et puis mes enfants sont grands. Je me suis alors rendu compte qu’ils allaient me quitter, faire leur vie... J’étais contente pour eux, mais je ne voyais plus d’avenir pour moi. Et puis, mon mari a fini par me quitter. Alors sur le conseil de mes amies, je suis allée voir un psy.

Que vous a proposé le psychiatre ?
Il m’a prescrit des anti-dépresseurs, mais je ne les ai pas pris. J’avais peur, surtout des effets secondaires, et puis je ne voulais pas me dire que j’étais dépressive. Je me disais que c’est parce que j’avais des soucis, que c’était normal. Mais ça a été de plus en plus mal et j’ai fini par prendre les médicaments.

Le traitement a-t-il bien fonctionné ?
Pas les premiers temps. Il faut au moins trois semaines avant que ça ne fasse effet. Je me traînais. J’allais voir mon psy, mais je pleurais toujours tous les matins. Je ne voyais pas d’issue: mon mari était parti, je me sentais vieille, fichue...
Et un matin, d’un coup, je me suis réveillée et je n’avais plus de larmes dans les yeux. Je l’ai remarqué car ça faisait des mois et des mois que ça n'était pas arrivé. C'était le premier effet : je me réveillais avec le sourire. Et puis, j’ai eu envie de refaire du sport, j’ai revu des amis que j’avais laissés de côté, j’avais de nouveau de l’énergie. J’ai réglé mon divorce, j’ai retrouvé un appartement que j’ai décoré pour mes enfants et moi. Aujourd’hui, j’ai rencontré quelqu’un avec qui je vis. J’ai arrêté les anti-dépresseurs, après un an de traitement et ça va très bien !

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Sources et notes :
- Prise en charge par le psychiatre d'un épisode dépressif isolé de l'adulte en ambulatoire. Référentiel d'auto-évaluation des pratiques en psychiatrie. HAS, Gicipi. Juin 2005.
- P. Eisinger, Syndrome dépressif, Traité de médecine AKOS, 2008.
- Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), Les ventes d’ antidépresseurs entre 1980 et 2001, Études et résultats N° 285, janvier 2004.



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