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Soigner une dépression : comment en sortir ? : Les signes

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (14. janvier 2010)

On connaît les signes les plus courants d'une dépression nerveuse : baisse de forme, coups de blues, moral en berne, et larmes à tout bout de champ. Mais la maladie se traduit aussi par des troubles du sommeil : des insomnies à répétition ou des réveils nocturnes.

Idées noires et nuits blanches
C’est typique de la dépression. On se réveille dans la nuit, aux petites heures du matin et on fait tourner en rond des idées noires. On s’endort alors, généralement quand le réveil s’apprête à sonner !

La fatigue permanente peut également être un signe de dépression, une fatigue liée en partie aux troubles du sommeil, mais pas seulement. Cette lassitude est aussi l’un des symptômes de la dépression, comme la dépréciation de soi-même.

La maladie peut également se traduire par des douleurs sans cause apparente : des maux de tête, notamment le matin, mais aussi des douleurs au dos ou plus diverses (mal dans les articulations, courbatures...). Ces plaintes somatiques sont une sorte de « paravent » qui laisse le patient inconscient de la dépression qui le frappe. Il se concentre alors sur ses douleurs physiques et néglige le fond de son problème.

Chez les personnes âgées, il est fréquent que le malade vienne consulter pour des maux d’estomac, des problèmes de digestion, qui sont encore l’un des modes d’expression de la maladie.

Des signes difficiles à détecter

Près d’une dépression sur deux ne serait pas diagnostiquée !

La dépression est une maladie très répandue et cependant très mal repérée... avec parfois des conséquences dramatiques (avec des risques de suicide).

Les médecins généralistes ne parviennent pas toujours à détecter un état dépressif. Pour la seule raison que le temps de leur consultation est souvent trop court pour leur permettre d’engager un dialogue efficace avec leur patient. Il faut du temps, pour pouvoir diagnostiquer une dépression, un temps que n’ont pas toujours les médecins de famille.
A l’inverse, il arrive souvent que les patients pleurent dans le cabinet de leur médecin. Ces pleurs ne sont pas forcément le symptôme d’une dépression. La tentation du médecin, ici, est souvent de prescrire des anti-dépresseurs à un patient qui n’en aurait pas besoin.

Nos conseils pour être alerté :
Il y a deux questions clés à vous poser :
1 - Avez-vous, durant le mois écoulé, ressenti des sentiments d’épuisement ou de désespoir ?
2 - Avez-vous, au cours du même laps de temps, éprouvé une perte d’intérêt ou de plaisir dans vos activités ?

Des proches affectés par la maladie

La maladie est pénible pour celui qui en souffre mais aussi pour tout son entourage. La communication devient de plus en plus difficile, et si les proches sont parfois convaincus qu’il s’agit d’une dépression, le patient, lui-même, peut se camper dans le déni et le silence.

L’indifférence affective qui est l’un des symptômes de la maladie, est difficile à vivre pour l’entourage. Le malade est hanté par ses idées de ruine, de catastrophe, d’incurabilité, son dégoût de la vie. Et il est bien souvent difficile d’argumenter positivement avec un dépressif. Pourtant, ce n'est pas le moment de le « lâcher ».

Lorsqu’il s’agit d’un jeune, la maladie peut au contraire se traduire par une agressivité accrue, une attitude hostile face à la famille. Le piège pour les parents est alors de mettre ces symptômes sur le compte de l’âge et de la crise d’adolescence, et d’entrer dans un conflit vain.
Nos conseils :
> Chez les plus jeunes, surveillez un manque d’appétit et la perte de poids qui peut s’en suivre. Une anorexie peut en effet être consécutive à une dépression.

> Toujours chez les jeunes, les troubles de la concentration peuvent entraîner une baisse des résultats scolaires, qu’il faut également considérer comme un symptôme de la maladie et qui constitue un bon signal d’alerte.

Il arrive aussi que des bébés souffrent de dépression. Il peut s’agir de bébés qui perdent brutalement du poids. Cette perte de poids peut entraîner différents problèmes, dont des troubles intellectuels. Cela peut arriver lors d’une séparation brutale avec les parents, par exemple.



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