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Anorexie, boulimie : s’en sortir grâce au web ? : Les conseil du diététicien

Publié par : Elide Achille (26. août 2014)

Des spécialistes de l'anorexie-boulimie qui investissent le web, il y en a peu. Parmi eux, il y a Nicolas Sahuc, diététicien expert des Troubles du Comportement Alimentaire. À la fois twitto, blogueur et thérapeute, le spécialiste n'hésite pas à diffuser son expertise sur la toile. Nous l'avons interrogé.

Faut-il censurer les sites pro-ana ?

Nicolas Sahuc : Non. Grâce à eux, on a une vue sur ce qui se passe à l’intérieur. Les professionnels de santé peuvent s’adonner à une sorte de voyeurisme qui permet de se réajuster, et de donner de la matière aux entretiens et groupes de parole. Ce pourrait être intéressant de faire un partenariat avec ces sites, avec une icône ou un lien vers un site d’information plus professionnel. À l’inverse, les fermer serait stigmatisant. Mais aussi inutile, puisqu’il y a toujours des sites clandestins. Il suffit de farfouiller sur Twitter pour les trouver. Et puis c’est un peu ridicule de fermer les sites en langue française... quid des sites en langue anglaise ?

Existe-t-il une e-santé des TCA ?

N. S. : Le mouvement est là, mais il n’y a pas de réponses. Les anglais et les américains ont beaucoup plus d’avances. Là-bas, ils organisent des chats avec 2-3 spécialistes des troubles du comportement alimentaire. En France, on n’en est pas là. Pour des raisons de rémunération, entre autres... Par conséquent, le web n’est pas assez investi, si ce n’est par des gens qui n’ont pas autorité. De mon côté, j’essaye de promouvoir les chats, ma présence sur Twitter, etc. On commence... mais comme on est tous débordé, on n’arrive pas à répondre à la demande.

Comment vous impliquez-vous sur le web ?
N. S. : J’ai un blog, un compte Facebook, un compte Twitter, et je passe sur France 2 régulièrement. C’est un exercice parallèle très chronophage pris sur mon temps personnel ! Je ne fais pas de suivi mais je joue un rôle d’information, d’orientation, etc. Il m’est arrivé d’utiliser Skype, lorsque mes patients partent en vacances ou s’éloignent de mon lieu de consultation. Pour moi, internet ne reste qu’un complément. Mais il me semble important aujourd’hui d’y être présent.

Sources et notes

- Casilli A.A et coll. (2013). Les jeunes et le web des troubles alimentaires : dépasser la notion de ‘pro-ana’.

- Rapport du projet de recherche ANR ANAMIA « La sociabilité Ana-mia : Une approche des troubles alimentaires par les réseaux sociaux en ligne et hors-ligne ».

Nicolas Sahuc, diététicien.

Nicolas Sahuc, diététicien.



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