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Savoir détecter une schizophrénie : Les signes d'alerte

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (13. octobre 2010)

Il est très difficile de détecter avec certitude les signes d'alerte d'une schizophrénie tant que le jeune adulte n’est pas entré franchement dans la maladie, c’est-à-dire tant qu’il ne présente pas de symptômes clairement identifiables dans le temps et la durée.

On parle de troubles schizophréniques quand les symptômes ou le dysfonctionnement existent depuis au moins six mois et donc, que la maladie devient chronique.

Le repli affectif et social

Un certain nombre de signes avant-coureurs (les prodromes) peuvent alerter aussi bien les enseignants que les parents du jeune patient.
On dit communément, que le jeune sujet qui souffre de schizophrénie change de comportement avant son entrée franche dans la maladie.

Ce changement comportemental peut s’effectuer vers 15 ou 16 ans.

> Il se traduit souvent par un repli affectif et social, une perte brutale de motivation, une pensée floue et désorganisée. Il peut s’agir, par exemple, d’un bon élève qui perd pied en classe et dont les résultats scolaires chutent sans raison apparente.

> Cela peut également se traduire par une phobie sociale (un jeune qui refuse d’aller en classe et qui sèche les cours alors qu’il était assidu d’habitude mais qui est devenu très angoissé).

Parmi les signes qui doivent également mettre en alerte les parents : la forte consommation de cannabis. On sait que 60 % des jeunes schizophrènes consomment du cannabis ou de l’alcool.

Cependant, ces signes, que l’on reconnaît rétrospectivement chez un jeune souffrant de schizophrénie, sont aussi le signe banal du mal-être chez beaucoup d' adolescents. Difficile, chez un jeune de 15 ans de diagnostiquer ou de repérer un risque schizophrénique, du seul fait qu’il se sente mal dans sa peau, qu’il déprime ou qu’il consomme du cannabis !

Les consultations

La détection précoce des signes avant-coureurs ne garantit pas que la maladie pourra être évitée. En revanche, un dépistage précoce permet une prise en charge du jeune et de sa famille durant une période souvent chargée d’ angoisse et de culpabilité.

Nos conseils :
> La première démarche est d’emmener un adolescent perturbé chez son médecin généraliste. Le médecin de famille connaît plus ou moins bien le jeune et saura sans doute détecter un changement suspect de comportement. Il saura, par ailleurs, orienter la famille vers les structures adaptées. De plus, le jeune acceptera plus volontiers d’aller consulter son médecin habituel que de consulter un psychiatre ou un psychothérapeute.

A envisager également : les consultations pour adolescents et les maisons des adolescents qui existent un peu partout sur le territoire.



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