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Quand emmener son enfant chez un psy ?: Quel psy choisir ?

Publié par: Dr. Nicolas Evrard (14. octobre 2011)

> Le premier médecin de l’enfant, après vous, c’est votre médecin traitant ou un pédiatre. Il pourra en principe vous orienter vers le psy le mieux adapté à l’âge de votre enfant.

> Vous pouvez également en parler autour de vous : rassurez-vous, vous n’êtes sûrement pas les premiers parents confrontés à ce genre de problème !

> Vous pouvez aussi vous adresser aux interlocuteurs scolaires, les assistantes sociales de l’école, les infirmières scolaires : elles connaissent les structures de soin. Sachez que dans les CMP (Centres Médicaux Psychologiques) se trouvent tous les spécialistes (psychologues, psychiatres, orthophonistes, rééducateurs) qui peuvent venir en aide à votre enfant sur des points particuliers.

> Si vous choisissez un thérapeute privé, vérifiez bien qu'il ait les titres requis. Le psychiatre est un médecin (remboursé par l' Assurance maladie), le psychologue possède un diplôme d’Etat (ses prestations sont gratuites dans les structures publiques de type CMP). Et pour le choix du thérapeute, faites-vous confiance et surtout, faites confiance à votre enfant : il saura vous dire lui-même si le « courant passe » ou pas. Et vous pourrez constater rapidement, par vous-même, des résultats.

> Dans le cas de phobies ou de troubles obsessionnels, les thérapies comportementales et cognitives sont très efficaces. Ces thérapies courtes (quelques mois tout au plus), ont l’avantage de traiter le symptôme. Elles peuvent être suivies, si cela est nécessaire, d’une thérapie analytique, plus longue, mais qui permet de « creuser » davantage.

Le cas de l'ado

Les jeunes enfants, en général, acceptent facilement de rencontrer un thérapeute. En revanche, il n’en est pas toujours de même pour les adolescents, surtout si la proposition de rencontrer un psy vient des parents eux-mêmes !

Si le jeune est en période de conflit avec ses parents, s’il a tendance à rejeter tout ce qui vient d’eux, l’idée d’une rencontre avec un thérapeute peut être rejetée, du seul fait qu’elle provient, justement, des parents. C’est la difficulté. Il faut donc expliquer au jeune que le psy est une personne neutre, qui travaille toujours sous le sceau du secret professionnel, que ce thérapeute est le sien, qu’il n’est pas « complice » des parents. Pour cela, dans le cas d’une communication rompue ou trop conflictuelle avec les parents, la proposition d’une rencontre avec un thérapeute peut être faite par un autre membre de la famille ou par un ami.

Un bon psy, c'est...
Lorsque le jeune rencontre son thérapeute, il est important qu’il se sente en confiance avec lui. S’il ne se sent pas à l’aise avec son psy, rien ne sert de continuer, il faut vite en chercher un autre qui saura « l’accrocher », le retenir, et entamer un travail avec lui.

Et sachez que ce thérapeute est celui de votre enfant. Le cabinet du psy, c’est son territoire à lui. Pas le vôtre. Cela n’empêche pas que vous soyez tenu au courant des progrès thérapeutiques, bien sûr. Mais gardez vous de trop d’intrusion, de trop de questionnement à la sortie de la séance. C’est parfois difficile à accepter pour un parent, mais peut-être le temps de la séparation est-il venu. Votre enfant s’appartient à lui-même. L’amour et la bonne entente en dépendent.

Et les parents ?

Pas facile, pour un parent, d’emmener son enfant chez le psy ! La salle d’attente est parfois une sorte de purgatoire. Avez-vous déjà observé le regard anxieux des mamans, quand leur enfant, juste à côté, livre ses angoisses les plus intimes à un parfait inconnu ? C’est le cruel moment de la séparation. Et, bien souvent, la maman, derrière son magazine féminin, souffre les mille maux de la culpabilité.

Remise en question... sans culpabilité !
C’est peut-être aussi, pour les parents, le moment d’une remise en question. S’il y a un problème de communication avec votre enfant, cela a peut-être rapport avec vous. Avec vos propres rapports avec vos parents. Et si vous en profitiez, vous aussi, pour aller consulter ? Pour aborder, en adulte, les problèmes éventuels de communication de toute la famille ?

Il ne s’agit pas de culpabiliser et de dire que tous les problèmes viennent de vous, mais simplement de profiter de ce moment pour regarder sa vie le plus objectivement possible. Ni de se défausser sur un thérapeute, ni de s’enliser dans une culpabilité vaine. Mais de tenter de réparer les éventuels blocages de votre enfance à vous. C’est un bon moyen d’éviter les répétitions.



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