publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

J’ai été un homme violent : Ne plus être violent

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (14. septembre 2011)

Suite de l'interview de Frédéric Matweis qui explique ses démarches et ses efforts, avec pour objectif : ne plus être violent !

Quel a été le déclic qui vous a définitivement stoppé dans cette violence ?
Le paroxysme a été atteint lorsque j’ai agressé et blessé Sabrina avec un couteau, avec cette envie, plutôt cette pulsion de vouloir en finir... Sa réaction première a été de me protéger, comme d’habitude, en ne disant rien. Le lendemain quand Sabrina a compris que rien ne changerait, que je continuerai à lui faire du mal, elle a décidé de me dénoncer. Au fond de moi, je n’attendais que ça. Je me suis dit : « Enfin toute cette spirale, cet engrenage va s’arrêter ».
Donc le déclic, c’est simplement Sabrina qui dit « STOP c’est terminé », sans elle, nous n’en serions peut-être pas là aujourd’hui certainement... Cette fois-ci, elle a rompu définitivement ce silence, cette peur, cette honte ...

Quels conseils donneriez-vous aux hommes qui maltraitent leur conjoint ?
Ces conseils tiennent en une seule phrase : il faut oser en parler et se faire soigner. Il faut rencontrer des spécialistes qui vous aideront à vous en sortir. Ce drame peut toucher tout le monde, toute catégorie socio-professionnelle. Il n’est pas question de minimiser la gravité du sujet et de ses conséquences. Ce serait un drame supplémentaire que de ne rien faire, rien dire.
Quand on a mal aux dents, on va voir le dentiste. Quand on a un comportement violent (et pas seulement vis-à-vis de son conjoint), il faut que l’on puisse, le plus naturellement possible, aller consulter. Il ne faut plus que cela reste un sujet tabou. C’est comme cela, je crois, que nous tous, nous ferons évoluer cette problématique.

Comment savez-vous que vous ne recommencerez plus jamais ?
Sabrina dit que j’ai changé. En effet, grâce à mes deux années éprouvantes de thérapie de groupe et individuelle avec l’équipe d’un médecin spécialiste, j’ai appris à identifier le pourquoi et le comment, à comprendre le mécanisme et j’ai découvert des tas de choses comme mon mode de fonctionnement. Aujourd’hui, la violence me répugne et je sais qu’il y a des solutions - non sans efforts - à cette gangrène.



publicité