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L’inceste : oser en parler ! : Des attitudes ambigues

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (14. septembre 2012)

Attention à une éventuelle ambiguïté incestuelle.
Ce n’est pas tant le geste, parfois naturel, qui poserait un problème, mais l’ambiance dans laquelle il est pratiqué.

Un parent qui mettrait un suppositoire à son enfant ne peut être accusé d’un acte incestuel, dès lors que l’enfant n’est pas en âge de le mettre seul, que cela n’est pas imposé mais expliqué simplement, qu’il s’agit d’un acte isolé (enfant malade), que celui-ci ne le vit pas comme une ingérence et qu’il n’y a aucune ambiguïté de la part de l’un, comme de l’autre.

Il est plutôt bon que la nudité ne soit pas taboue avant 5/6 ans si les parents se sentent à l’aise pour que l’enfant passe simplement le cap de la différenciation garçon/fille. Mais à partir du moment où l’enfant grandit, il est important de protéger son intimité corporelle particulièrement en ce qui concerne les adolescents qui sont en pleine puberté et découvrent leur libido.

Rien d'érotique, ni d'érotisant...
L’amour familial, le maternage et le paternage en nourrissant et protégeant l’enfant sont autant de facteurs nécessaires à sa croissance. Cela participe à son développement physique et psychique harmonieux, en lui apportant les bases nécessaires qui feront de lui un adulte prêt à affronter la vie et ses aléas. Cet amour n’a aucune caractéristique érotique ou érotisante. L’enfant, pour son évolution, est amené à tester régulièrement son pouvoir et sa séduction. L’adulte en le remettant gentiment mais fermement à sa place, lui permet de sentir et définir sa propre frontière et à l’ adolescence d’orienter sa libido à l’extérieur de la famille, vers un petit copain ou une petite copine.

Une petite fille de 4 ans, forte de l’amour paternel, s’amusant à prendre la place de sa mère, en son absence, doit être gentiment rappelée à l’ordre par son père : « tu es ma fille ; et mon amoureuse, c’est ta maman ». Un petit garçon, vivant avec sa mère célibataire, ne doit aucun cas prendre la place de « l’homme », expression encore en vogue. Il doit comprendre que c’est à sa mère de le protéger et non l’inverse. Une mère peut parfois donner une robe à sa fille comme un symbole de transmission de la féminité, mais les échanges systématiques de vêtements ou sous-vêtements entre une mère et sa fille adolescente tellement copines induisent de la confusion entre elles. Une mère doit rester l’autorité, même si elle vit des moments de complicité avec sa fille.

Eviter toute confusion
Il s’agit d’éviter la confusion des rôles, la confusion entre un contact tendre et un contact érotisant, la confusion entre le corps du parent et celui de l’enfant.
En résumé, beaucoup d’amour : oui. De l’amour déplacé : non !



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