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Dépression : éviter la récidive : Pourquoi ça recommence ?

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. septembre 2011)

Si vous avez, vous-même, traversé un épisode dépressif, vous le savez : personne ne vous comprend !
Vous êtes épuisé, vous avez du mal à vous lever le matin, vous vous sentez isolé, tout vous peine et tout ce que l’on vous dit est : « allez, secoue-toi, rigole, la vie est belle ! ».
Un discours qui peut convenir pour un petit coup de blues, mais qui ne sert à rien face à une dépression. A rien, sauf à renforcer le sentiment d’isolement...

La dépression est une maladie qui doit être prise au sérieux et traitée correctement.
Lorsque le système neuro-végétatif dysfonctionne trop, la volonté ne suffit pas à réparer les choses. Il faut de l’aide. Il faut, dans un premier temps, admettre que l’on déprime.
Cela, les femmes le font plus facilement que les hommes !

Il faudra admettre qu’il s’agit d’une maladie comme une autre, et qui se soigne. Et, non seulement accepter les traitements proposés, mais en plus, dès qu’on a retrouvé l’énergie suffisante, prendre la maladie à bras le corps et s’impliquer dans les thérapies.

Il existe, chez certains, une fragilité de cet ordre, un terrain dépressif, au même titre qu’il existe des terrains allergiques qui favoriseront les rechutes. Alors, pour ne pas que ça recommence, il existe des moyens efficaces, à condition de ne pas se voiler la face et d’accepter la lutte.

Voir aussi cette vidéo :

La dépression est l'un des troubles psychologiques les plus fréquents en France. Mais c'est quoi au juste, une dépression ?

Les raisons d'une rechute

La dépression nerveuse est - on le dit souvent, le mal du siècle ! On considère qu' 1 personne sur 5 sera victime d’un épisode dépressif au cours de sa vie.

Et les chiffres sont là : dans 1 cas sur 2, la dépression va rechuter. Dans 2 cas sur 3, il y aura rechute après deux précédents épisodes.
Et presque à tous les coups, après plus de deux épisodes dépressifs. Des chiffres qui sonnent comme une fatalité. Pourtant, ce ne sont là que des statistiques. Ces chiffres peuvent faire mentir, si l’on s’en donne les moyens.

Bien suivre son traitement :
La première cause de rechute est le mauvais suivi thérapeutique. Un traitement antidépresseur doit être pris impérativement six mois minimum pour être efficace. Que ça aille mieux ou pas.
Et, effectivement, les antidépresseurs d’aujourd’hui sont très efficaces. On en ressent les effets au bout de trois à quatre semaines. On se croit sorti d’affaire. Et c’est le piège ! C’est là qu’il faut continuer à se soigner.

Chez les personnes fragiles, les mélancoliques, les maniaco-dépressifs, tous ceux dont la fragilité est inscrite au niveau génétique, c’est la même chose : prendre un traitement à longueur de vie, alors qu’on se sent mieux, c’est lourd. Alors, on a envie de faire une pause. On se sent assez fort pour cela. Et c’est la rechute !



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