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Dépression : éviter la récidive : Se soigner quand ça va mieux

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (22. septembre 2011)

Que la dépression soit réactionnelle (après un choc, un deuil, une séparation ou des problèmes...) ou qu’elle soit chronique (dans le cas d’une fragilité particulière de l’humeur), la première réponse, ce sont les antidépresseurs.

Il en existe aujourd’hui tout un éventail. Votre médecin saura trouver celui qui vous conviendra le mieux, en fonction de votre mode de vie et de vos troubles particuliers. Certains agiront davantage sur l’ angoisse ou sur les troubles du sommeil, d’autres vous donneront plus d’énergie, etc.
Dans tous les cas, au bout de quelques semaines, vous allez en principe retrouver vos forces et votre allant. Le piège serait d’en rester là.


D’abord, continuez à prendre votre traitement. Il a permis d’éliminer les symptômes de la dépression, mais il n’en a pas évacué les causes.
Considérez ce traitement comme la béquille qui vous permet d’avancer. Servez vous de l’ antidépresseur pour aller chasser la dépression dans ses retranchements.
C’est là que différentes techniques de psychothérapie peuvent vous permettre de régler le problème en profondeur et d’éviter la rechute.

Gare à l'automédication

Attention : un antidépresseur n’est pas un comprimé d’aspirine, ni un anxiolytique. On ne le prend pas à la demande !

Avoir sa plaquette d’ antidépresseurs dans son sac à main, pour le cas où ça n’irait pas, c’est la pire chose que vous puissiez faire. Un traitement antidépresseur nécessite d’être pris pendant six mois au moins, et sous surveillance médicale.

Le médecin, qu’il soit généraliste ou psychiatre, pourra suivre l’évolution de votre maladie. Il pourra éventuellement modifier la posologie en cours de traitement ou choisir une molécule plus adaptée à votre cas.
Et surtout, il pourra vous aider à choisir un mode de psychothérapie, en fonction de vos besoins.

Donc, même si les antidépresseurs semblent aujourd’hui d’un usage facile, il ne faut jamais se les administrer soi-même, sans la surveillance d’un médecin.

L’automédication, c’est le risque de rechutes répétées et d’une chronicisation de la maladie.

Récidive, rechute ou chronicité ?

Une dépression n’est pas un coup de blues. Cela ne passe pas en quelques jours.

Un épisode dépressif dure en moyenne entre six et huit mois. Bien sûr, vous n’en ressentirez pas les symptômes aussi longtemps si vous prenez un traitement antidépresseur.

La disparition des symptômes survient trois à quatre semaines après le début du traitement. Cela ne veut pas dire pour autant que l’on est guéri ! C’est juste la phase de rémission des symptômes.

C’est lorsque la maladie s’aggrave au cours de la phase de rémission que l’on parlera de rechute. Ou, si l’épisode dépressif réapparaît après plusieurs mois ou plusieurs années de tranquillité.

On parle de chronicité quand le symptôme dépressif persiste pendant au moins deux ans.



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