publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Vaincre ses phobies et ses troubles anxieux : Les phobies

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (14. avril 2014)

La phobie est une peur panique face à un événement non terrifiant par nature. Il existe plusieurs types de phobies :

> Les phobies spécifiques.
Elles touchent les personnes qui ont peur de vomir ou de se « faire dessus ».

Le pianiste Glenn Gould, par exemple, en était atteint. Redoutant d'être pris d'une crise au milieu de son récital, il partait les poches pleines de médicaments contre les maux de gorge et les maux de ventre. Le spectacle lui-même et l’exposition au public en étaient probablement la cause, mais il avait associée cette peur à une pathologie.

C’est le principe de la phobie : le malaise (mal de ventre ou nausée) est confondu avec le malaise de l’angoisse et, pour finir, l’angoisse provoque le malaise. La peur devient alors chronique. Ces phobies peuvent devenir tellement invalidantes que les personnes en arrivent à se cloîtrer chez elles et n’osent plus sortir, comme dans le cas de l'agoraphobie (pour les personnes qui redoutent la rue et la foule).

> Les phobies sociales.
Comme toutes les phobies, on les trouve à différents stades. Il peut s’agir d’une personne qui, craignant le regard des autres, se met à rougir. La peur de rougir provoque alors automatiquement le rougissement et c’est le cercle vicieux. La personne redoute que son malaise soit décelé par les autres et finit par éviter les contacts.

Les phobies sociales peuvent apparaître dans des pathologies psychiatriques, comme la schizophrénie. Ces phobies peuvent être extrêmement invalidantes, allant jusqu’à mettre en échec des étudiants au moment des épreuves orales.

> Les phobies face aux éléments naturels.
Araignées, souris, pigeons... Ces peurs peuvent faire sourire, mais elles peuvent provoquer de véritables crises de panique chez les personnes concernées.
Les malaises éprouvés sont absolument les mêmes que ceux des crises de panique : sueurs, tremblements, nausées, agitation, tachycardie, etc.

Dans ce type de phobies, on trouve aussi la peur de l’ eau. L'appréhension est telle que les personnes phobiques pourraient, par peur, se noyer dans leur verre d’eau et doivent boire lentement par crainte de l’eau qui pourrait pénétrer dans leur nez.

Les solutions

Les traitements sont longs et délicats. De la même manière que pour les crises de panique, on peut envisager, dans les périodes de crise (quelqu’un devant absolument prendre l’avion malgré sa peur) la prise d’anxiolytiques.

Mais le traitement de fond le plus efficace reste la thérapie cognitive et comportementale : la personne est mise, petit à petit, dans la situation redoutée. Il s'agit d'abord d'en parler avec son thérapeute, car mettre des mots sur sa phobie est déjà source d'angoisse.

Par exemple, une personne ayant peur de vomir aura du mal à prononcer les mots qui s’y rapportent. Ce sera la première étape thérapeutique. Elle devra ensuite se mettre en situation, et par exemple, faire semblant de vomir (elle pourra pour cela être entourée de ses proches), ce qui lui permettra de constater que le regard extérieur n’est pas hostile, voire même compatissant.

Le stade ultime du traitement pourra être la prise de vomitif pour vérifier que le malaise n’est pas mortel, et que même si ce moment est désagréable pour tout le monde, il n’entraîne pas de catastrophe vitale.

Le traitement sera sensiblement le même, sur le principe, pour tous les types de phobies. L’agoraphobe sera mis progressivement en situation d’affronter la foule, le claustrophobe ira d’abord accompagné, puis seul, dans un ascenseur, etc.



publicité