publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

Qu'est-ce que le surdiagnostic ? Pourquoi parle t-on de surdiagnostic dans le dépistage du cancer du sein ? Jérôme Viguier, directeur du pôle Santé Publique et Soins à l'Institut National du Cancer, nous apporte les réponses à ces questions...

Le dépistage sert à détecter des cancers à un stade précoce avant qu'ils ne soient responsables de symptômes. Parmi ces cancers, certains sont susceptibles de ne jamais évoluer et de ne pas mettre en danger la vie de la femme : ce sont les cancers en surdiagnostic. Cependant, au moment du diagnostic, il n'est pas toujours possible de savoir si c'est un Cancer qui aurait évolué ou un cancer qui serait resté latent. C'est pourquoi ces cancers font systématiquement l'objet d'un traitement.

Le surdiagnostic dans le dépistage du cancer du sein est lié aux formes débutantes de cancer du sein qui sont limitées au tissu qui leur a donné naissance.

On considère que 10 à 20% des cancers diagnostiqués n'auraient pas évolué et correspondent à un surdiagnostic. Ce qui signifie aussi que 9 cancers sur 10 sont donc traités à juste titre, car ils auraient évolué vers des cancers invasifs et potentiellement vers des métastases.

Donc, malgré ce problème de surdiagnostic, le dépistage par mammographie reste très important et ne peut être que fortement conseillé, car le cancer du sein est le premier cancer chez la femme en terme d'incidence et de mortalité. Ce dépistage permet en effet de détecter des cancers à un stade très précoce, de baisser la mortalité et de bénéficier de traitements moins lourds...

Il est probable qu'à l'avenir, grâce aux travaux de recherche, il sera possible d'identifier les cancers du sein qui n'évolueront pas, et donc d'éviter ou de limiter le surdiagnostic.

Pour plus d'informations sur le dépistage organisé du cancer du sein, visitez nouvelle page


publicité