Salle de shoot : les inconvénients

Publié par : rédaction Onmeda (09. mai 2017)

Quels sont les inconvénients des salles de consommation à moindre risque ?

Une augmentation du nombre de dealers

Un lieu de consommation de drogues où de nombreux toxicomanes se rendent va inévitablement attirer les dealers, désireux de vendre leurs substances. S’il est certain que le quartier en lui-même risque de devenir une plaque tournante de la drogue, de nombreuses
personnes s’interrogent sur la salle de shoot en elle-même : des dealers ne vont-ils pas s’y introduire pour y vendre leurs produits ?

Une atteinte aux efforts des travailleurs sociaux

Cette augmentation du nombre de dealers va également porter atteinte aux effort de prévention des travailleurs sociaux. Comment aider ces toxicomanes désireux de se sevrer si, à peine sortis, la tentation se trouve sous leurs yeux ? La volonté est primordiale, mais les premiers temps sans drogues sont difficiles et les rechutes nombreuses.

Une sécurité mise à mal ?

Forcément, les habitants des quartiers où sont situés les salles de shoot ont très mal réagit à leurs ouvertures. Ils craignent une affluence de toxicomanes près des écoles de leurs enfants, de leur domicile et donc un risque pour leur sécurité.

A cela, il faut ajouter la présence accrue des dealers qui risque de renforcer le climat d’insécurité. Les riverains n’ont d’ailleurs pas tardé à demander publiquement un renforcement des effectifs policiers présents dans le quartier.

Davantage de tolérance ?

Le travail de prévention auprès des jeunes est colossal, Pour beaucoup, l’ouverture d’une salle de shoot envoie un message fort et négatif en apportant un certain confort à la consommation de drogue. Pire, le fait d’offrir un cadre où ces substances illicites peuvent être consommées en toute impunité semble dédramatiser les drogues.

Quel bilan pour les salles de shoot de Paris et Strasbourg ?

Après quelques mois d’existence, les associations supervisant les salles de shoot de Paris et Strasbourg ont dressé un bilan plutôt positif. Grâce à ces salles de consommation à moindre risque, elles ont pu rencontrer et aider des personnes qui n’avaient plus aucun contact avec des structures médicales.

A Paris, près de 175 personnes s’y rendraient chaque jour, contre 20 à 25 à Strasbourg. Expérimentales, ces deux salles devraient rester ouvertes pendant six ans. Si à Strasbourg, le Maire se montre optimiste, à Paris, la question continue de faire débat.

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