Le système immunitaire : comment garder la forme en automne et hiver ? : Alimentation

Publié par : rédaction Onmeda (22. octobre 2018)

Une alimentation équilibrée peut aider à renforcer votre système immunitaire. Ce dernier ne fonctionne pas suffisamment en cas de carence prolongée en certains nutriments comme des vitamines, des principes minéraux et des substances végétales secondaires.

Cela peut augmenter le risque d'une infection. Dans une période où le corps est en butte à de fortes charges comme à l'hiver, il a besoin de plus de nutriments comme ceux mentionnés ci-dessus. 

Principes minéraux

Pour la défense immunitaire, les principes minéraux suivants sont essentiels :

  • du fer : le fer soutient les soi-disants phagocytes du systèmes immunitaire dans combattre des corps étrangers aussi bien que des pathogènes. Des petits enfants et des femmes en ont tout particulièrement besoin (croissance, grossesse, règles). Ceux qui n'absorbent pas assez de fer par la nourriture encourent le risque d'une carence en fer. Les conséquences : fatigue, une performance réduite et l'anémie. En outre, une carence en fer augmente le risque des infections.
  • du zinc : le zinc contribue à ce que les phagocytes soient activés et soutient également la production des anticorps. S'il n'y a pas suffisamment de zinc dans le corps, la cicatrisation sera ralentie. D’ailleurs, dans ce cas, la défense immunitaire est moins active. Par conséquent, l'nfection est d'une plus longue durée que d'habitude.
  • du sélénium : cet oligoélément est essentiel pour le système immunitaire puisqu'il soutient certaines enzymes étant nécessaire pour la décomposition des radicaux libres - il s'agit d'un composé oxygéné agressif qu'on absorbe par la nourriture ou l'air, mais qui est aussi formé par le corps même, ce qui est bien normal et indispensable, par exemple afin d'activer le système immunitaire. Mais attention : Si les radicaux libres risquent de prendre le dessus, ils peuvent endommager les cellules et le patrimoine génétique (ADN).
  • de l'iode : l'iode fait partie des hormones thyroïdiennes, jouant un rôle important dans un grand nombre des processus métaboliques et aussi dans notre système immunitaire.

Afin d'avoir un fort système immunitaire, le corps a besoin d'un apport régulier des nutriments. Par conséquent, une alimentation saine et équilibrée peut renforcer les défenses immunitaires. © Jupiterimages/iStockphoto

Afin d'avoir un fort système immunitaire, le corps a besoin d'un apport régulier des nutriments. Par conséquent, une alimentation saine et équilibrée peut renforcer les défenses immunitaires.


Vitamines et substances végétales secondaires

Les vitamines C, E et A ainsi que les substances végétales secondaires aident à intercepter les radicaux libres. D'ailleurs, surtout les vitamines C et E contribuent à l'activation du système immunitaire. En quantités suffisantes, elles sont capables de diminuer la réceptivité aux infections. Puisque les vitamines se complètent dans leur fonction, il vaudrait mieux faire attention à une absorption équilibrée en évitant une alimentation peu variée.

Par exemple, les vitamines suivantes sont essentielles pour le système immunitaire :  

  • la vitamine C : cette vitamine garantit un bon fonctionnement du processus immunitaire et intercepte des radicaux libres en même temps. Toutefois, la vitamine C ne protège pas des infections (comme d'un refroidissement).
  • la vitamine E : la vitamine E augmente l'activité de certaines cellules du système immunitaire. Cette vitamine, étant d'une importance primordiale pour les fonctions de la membrane cellulaire, la circulation sanguine et du métabolisme des protéines, peut également intercepter des radicaux libres.
  • la vitamine A : la vitamine E soutient la production des cellules de la défense immunitaire ainsi que la formation d'anticorps.
  • les substances végétales secondaires : Ces substances - comme le polyphénol par exemple - ont également la fonction d'intercepter les radicaux libres.

L'intestin et la flore intestinale

Via l'alimentation, des pathogènes aussi bien que des substances étrangères pénètrent dans l'organisme chaque jour. Grâce à l'acidité, la majeure partie des pathogènes est déjà neutralisée dans l'estomac. Pourtant, certains germes pénètrent jusqu'à l'intestin. C'est la raison pour laquelle une partie du système immunitaire est étroitement liée à l'intestin afin de garantir une défense rapide. Il se trouvent de nombreux ganglions lymphatiques dans la cloison intestinale de façon qu'une réaction rapide - et ciblée aux pathogènes - soit possible.

Une autre chose étant d'importance particulière pour la défense de pathogènes dans l'intestin, c'est la flore intestinale. On entend par là des bactéries (p.e. des bactéries lactiques) colonisant le gros intestin. Quand la flore intestinale est saine, les germes qui nous rendent malade ne l'ont pas facile puisqu'ils ne peuvent pas se multiplier et se propager. Si la flore intestinale n'est pas intacte, en revanche (comme cela peut être le cas après un traitement antibiotique), une conséquence potentielle serait la diarrhé.

Ce sont avant tout les fibres soutenant une flore intestinale saine. Des produits contenant les fibres sont par exemple des aliments fibreux comme les céréales, les légumes secs, les fruits et légumes. D'ailleurs, du yaourt, des différents produits laitiers comme le petit-lait et le lait caillé, de la choucroute et des légumes lactofermentés, mais aussi des produits spéciaux contenant des bactéries probiotiques sont capables d'activer une composition favorable de la flore intestinale.