Binge Watching : Les séries, créent-ils une dépendance ? : Les séries, rendent-ils dépendantes ?

Publié par : rédaction Onmeda (08. janvier 2019)

En effet, des psychologues discutent depuis un certain temps s'il s'agit d'une vrai dépendance ou pas. En tout cas, les "junkies Netflix" font penser aux toxicomanes : Ils négligent leurs obligations ainsi que leur environnement social, ils perdent l'intérêt pour des autres hobbys. Ils ont le sentiment de ne pas pouvoir arrêter et à la fin, ils se sentent coupables.

En 2013, une enquête selon laquelle la consommation excessive des séries serait effectivement comparable à la toxicomanie, faisait la une des journaux. Lors de l'enquête, des amateurs Netflix regardaient des extraits de différentes séries. En même temps, les scientifiques prenaient le pouls et mesuraient la respiration et la résistance et la peau des participants. Le résultat : Le pouls et la respiration s'accélèraient, la production de sueur augmentait. Les événements sur l'écran provoquaient donc des réactions corporelles chez les spectateurs.

Dans le cadre d'une autre expérimentation, les participants regardaient leur série préférée  mais seulement les premières cinq minutes de l'épisode. Après, les scientifiques appuyaient sur la touche stop. Là aussi, les sujets d'expérience montraient une réaction corporelle : Ils avaient un souffle saccadé et court ainsi qu'une forte transpiration. En plus, leur température corporelle baissait. Selon les neuroscientifiques, ces réactions sont comparables à celles des personnes dépendantes aux opiacés.

Est-ce que ça veut dire que le corps humain est dépendant aux séries tout comme à l'héroïne et aux autres opiacés ? Non. Sans compter que la méthodologie de l'enquête était déjà discutable (et que les résultats n'ont jamais été publiés complètement), les conclusions montrent au mieux que le Binge Watching cause des réactions corporelles à court terme.

Un "vrai" sevrage dure, si jamais, des semaines ! Les concernés ont des syndromes de manque plus graves que notre amateurs des séries : Pendant plusieurs jours, ils souffrent des spasmes, des frissons, de la fièvre, de la diarrhée et de la tachycardie. En plus, ils se sentent épuisés, mais en même temps, ils n'arrivent pas à s'endormir.

On ne peut donc pas parler d'une dépendance corporelle. Des psychologues estiment que le Binge Watching s'explique par des autres facteurs. Les séries satisfont le profond besoin humain d'appartenance sociale. Le spectateur peut se sentir en sécurité pendant 20 à 45 minutes en se trouvant au sein d'une bande ou d'une famille fictive  sans simuler ou se donner du mal.