Binge Watching : Les séries, créent-ils une dépendance ? : Les séries comme deuxième famille ou fuite de la réalité

Publié par : rédaction Onmeda (08. janvier 2019)

Cet idée est appelé "Social Surrogate Hypothesis" ("hypothèse du remplaçant social" en français) par les psychologues sociaux. Jusqu'à aujourd'hui, cette théorie n'est pas suffisamment prouvée. Toutefois, il y a certaines enquêtes indiquant que les gens ont plutôt la tendance de faire un marathon des séries quand ils se sentent seuls et déprimés. Certains psychologues supposent que ce manque du soutien social peut être compensé par le spectacle d'un groupe familier (même s'il est fictif). Des autres pensent que c'est l'évasion tirant les ficelles : Si on est déprimé et seul, on se réfugie dans un monde fictif afin d'éviter l'affrontement avec ses problèmes.   

Cette théorie est aussi confirmée par les résultats d'un sondage de Netflix de 2013. Dans ce cadre, on a interrogé environ 3.000 américains. On les a demandé combien de fois et pourquoi ils regardent des séries. Le résultat : La moitié déclarait de regarder une série au moins une fois par semaine. En plus, la plupart des interrogés préférait de voir plusieurs épisodes l'un après l'autre. Environ trois quarts disaient que le Binge Watching serait une fuite agréable du quotidien agité.

La touche Play semble être une sorte de pause de la réalité pour beaucoup de gens. Néanmoins, l'effet sur le psychisme est bien contesté parmi les experts. Elizabeth Cohen, professeure du West Virginia University, a publié un essai dans lequel elle fête l'effet anti-stress des séries : "Qu'y a-t-il de plus relaxant que regarder quatre (ou sept) épisodes de "House of Cards" sans pause ?", écrivait-elle de façon provocatrice. Elle émettait le terme "Binge", parce qu'à  son avis, celui-ci est trop péjoratif et négatif, alors qu'une série bien faite peut offrir aux gens une très belle expérience et peut les donner le sentiment de plonger complètement dans un autre monde  un peu comme un bon livre.