publicité

publicité

Sclérose en plaques : le ski, c'est possible !

Publié par : Dorothee Gebele (25. janvier 2017)

© Shutterstock

A l’approche des vacances d’hiver, nous rêvons tous de partir à la montagne pour faire le vide dans notre tête, respirer l’air frais en contemplant la neige, et descendre les pistes de ski sous le soleil qui se reflète … Tout cela sonne comme un rêve – un rêve irréalisable lorsqu’on souffre d’une sclérose en plaques (SEP) ?

Et bien, voici la bonne nouvelle : en principe, rien ne s’oppose à la pratique du ski lorsqu’on souffre de SEP. Ski alpin ou de fond : les deux disciplines constituent un excellent entraînement cardio-vasculaire, sans parler du fait qu’une ambiance détendue et des moments de partage avec la famille et les amis ont un impact positif sur notre bien-être à tous, qu’on soit en bonne santé ou atteint de sclérose en plaques.

Si les sports d’hiver ne sont donc pas incompatibles avec la SEP, il faut cependant bien choisir sa discipline. Comment savoir quel sport d’hiver vous convient le mieux ? Cela dépend surtout de votre forme physique – et psychologique. Que vous préfériez le ski alpin ou le ski de fond, la même règle s’applique : ne choisissez que les pistes qui ne vous en demandent pas trop et dont la difficulté ne dépasse pas vos forces. Et surtout, n’oubliez pas d’écouter votre corps : faites attention aux signaux qu’il vous envoie et faites des pauses régulières, sans attendre d’être épuisé.

Si votre SEP provoque chez vous une plus forte sensibilité à la chaleur (phénomène d’Uhthoff), l’activité physique - et la chaleur qu’elle engendre - peuvent éventuellement gêner lorsque vous skiez. Cela dit, étant donné les basses températures à la montagne, le phénomène Uhthoff est en règle générale moins pesant et plus facile à contrôler en période de vacances d’hiver.

Le ski alpin

Si l’on souhaite faire du ski alpin, il faut pouvoir faire confiance à son corps et notamment à ses jambes. En ski alpin, le corps est beaucoup plus sollicité qu’en ski de fond. Donc idéalement, vous devriez pratiquer un sport régulièrement et vous préparer physiquement avant de partir en vacances de ski : votre corps doit être suffisamment entraîné pour pouvoir faire face aux exigences / sollicitations physiques que demande une descente en ski. En principe, cette précaution s’impose à tout le monde, non seulement aux patients atteints de SEP. Mais il est évident que les personnes souffrant d’une maladie ou d’un handicap doivent se préparer encore plus soigneusement.

Que faire en cas de handicap ?

Une personne physiquement limitée par une sclérose en plaques pourrait croire que la pratique d’un sport d’hiver comme le ski n’est pas envisageable pour elle. Mais en fait, pourquoi pas ? Avec le bon équipement, on peut pratiquer le ski alpin même si l’on souffre d’un petit – voire d’un grand – handicap. 

Voici différentes variantes de ski et leur équipement :

1) Ski avec stabilisateur

Ils sont recommandés en cas de bonne forme physique associée à problèmes d’équilibre : les stabilisateurs, sorte de cannes anglaises pourvues de patins permettant des appuis glissés sur la neige, aident à trouver l’équilibre. 

2) Skibob (aussi : Snowbike ou Véloski)

Cet appareil ressemble à un vélo assez bas dont les roues ont été remplacées par des skis. Avec le skibob, vous pouvez descendre la piste assis. Des petits skis sont également fixés sur vos pieds. Un guidon vous permet de diriger le Véloski pour garder le cap lors de la descente de piste.

3) Bi-Ski (aussi : Dualski, Ski assis)

Si vous êtes en fauteuil roulant, le bi-ski vous permet de descendre la piste à deux ! Le Bi-Ski consiste en une sorte de luge, fixée sur deux skis et sur laquelle vous êtes assis avec les jambes pliées. Votre partenaire est debout derrière le Bi-Ski, sur des skis alpins classiques. C’est lui qui manœuvre le Bi-Ski grâce à un guidon et peut diriger votre descente de piste à deux. En transférant votre poids d’un côté à l’autre, vous pouvez accompagner les changements de direction.

Ski de fond

Même si le ski de fond est moins exigeant que le ski alpin : il demande un effort physique. Pour les patients atteints de SEP, une bonne préparation et une bonne forme physique sont donc importantes en vue d’un séjour de ski de fond.

Le ski de fond est une bonne option pour les personnes souffrant régulièrement de faiblesses musculaires dans les jambes. Car ces faiblesses peuvent facilement être compensées par une plus forte utilisation des bras et du buste. Par ailleurs, le ski de fond affecte moins les articulations que le ski alpin. Le choix de l'itinéraire doit également être anticipé, avec une longueur et un niveau adapté à ses capacités. Et en cas de doute, mieux vaut choisir le plus abordable, quitte à monter le challenge le lendemain. Le tout étant de trouver des parcours qui fassent plaisir, c'est à dire qui mêlent à la fois aisance et challenge.

Vous souhaitez réagir, partager votre expérience ou poser une question ? Rendez-vous dans nos FORUMS Neurologie, Sport, Handicap ou Un médecin vous répond !

A lire aussi :

Tout savoir sur la sclérose en plaques
Une sclérose en plaques entraîne-t-elle une incontinence urinaire ?
Ski : 8 exercices pour se préparer pour la piste !