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Comprenez et améliorez votre mémoire!

Publié par : rédaction Onmeda (02. juillet 2018)

© iStock

Se rappeler de l’odeur de l’encre du stylo plume, le toucher de la page de cahier neuf de la rentrée, et la place de votre bureau dans la classe: ce sont des éléments qui restent parfois en mémoire toute une vie. La mémoire est indispensable pour l’être humain car elle constitue les expériences et les informations (personnelles ou culturelles par exemple) qui constituent sa personnalité.

Les différents types de mémoire

  • La mémoire procédurale: Cette mémoire inconsciente concerne les actions réalisées de façon automatiques, comme conduire une voiture, ouvrir une porte, manipuler des objets. C’est grâce à elle que d’une liste d’étapes motrices conscientes (pour ouvrir une porte: mettre la clef, tourner la clef, pousser la poignée et tirer la porte) on passe à une succession de mouvements réalisés sans y réfléchir.
  • La mémoire déclarative est une mémoire consciente comprenant ce qui concerne les faits ou les évènements, et qui comprend elle-même plusieurs sortes de mémoires.

Les types de mémoire déclarative:

  • La mémoire à court terme, ou mémoire de travail est une mémoire immédiate qui conserve une petite quantité d’informations durant un temps limité. C’est ce qui va nous permettre par exemple de retenir un numéro de téléphone le temps de le composer. En moyenne on peut retenir entre 5 et 9 composants maximum (suite de chiffres, de noms). Cette mémoire peut être vocale (c’est pour cela qu’on se répète un numéro de téléphone pour ne pas l’oublier), spatiale (on peut se rappeler un chemin, par exemple) ou visuelle.
  • La mémoire à long terme, elle, est illimitée en termes de quantités d’informations ainsi qu’en durée de conservation des informations. C’est ce qui nous permet de nous rappeler du lieu de notre naissances et de paroles de chansons. Les critères principaux d’une bonne mémoire à long terme, sont les capacités d’encodage de l’information et l’efficacité de la récupération de cette information. Cette mémoire à long terme peut elle-même être scindée en deux types de mémoire : la mémoire sémantique, qui concerne les informations factuelles ("Picasso est un peintre") et la mémoire épisodique qui concerne les événements autobiographiques ("j’ai visité le musée Picasso dans mon enfance").

Comment une information est-elle fixée en mémoire?

Le processus qui permet la mémorisation, la fixation des informations en mémoire à long terme, est globalement considéré comme un phénomène de classification par association d’idées, de faits. Chaque information est constituée d’une configuration unique de neurones, comme un trajet neuronal dans le cerveau qui permet de les classer les unes par rapport aux autres. Cette classification est rendue possible par un phénomène de "plasticité neuronale", c’est-à-dire la facilité avec laquelle notre cerveau sera capable de fabriquer de nouvelles connexions entre les neurones, afin de fabriquer les nouveaux trajets d’informations permettant de retrouver des faits dans notre mémoire.

Avec l’âge, la plasticité diminue, c’est pour cela que les personnes plus âgées ont plus de difficulté à emmagasiner les informations récentes, en général, parce que les nouveaux trajets se forment difficilement, alors que les plus anciens, surtout s’ils ont été souvent sollicités, peuvent être totalement fonctionnels car le trajet a été créé et consolidé au fil des années.

Pourquoi peut-on oublier une information?

Il existe plusieurs raisons à l’oubli d’informations. Tout d’abord, toute information est apprise dans un contexte spécifique: on peut avoir plus de difficulté à retrouver une information dans un cadre totalement différent (par exemple, le nom de votre collègue croisé pendant un séjour peut paraître plus difficile à retrouver que dans le cadre de votre lieu de travail).

Ensuite, lorsque nous nous rappelons d’un fait, nous stimulons le "trajet" réalisé pour arriver à cette information dans le cerveau. Plus celui-ci est stimulé, plus le fait sera facilement accessible en mémoire. Pour la même raison, ne plus utiliser le "trajet" vers une information peut nous en empêcher l’accès sans produire un effort important d’associations d’idées.

Il se peut aussi que de nouvelles informations plus récentes créent des sortes d’interférences qui diminuent aussi l’accès aux informations plus anciennes si celles-ci ne sont pas renforcées par leurs utilisations répétées.

Peut-on rendre sa mémoire plus efficace?

Pour avoir une meilleure mémoire, il est possible d’agir sur différentes stratégies:

  1. la répétition est l’outil principal de renforcement de la mémoire. Ces répétitions doivent être régulières et sur le long terme pour être vraiment efficaces.
  2. lire, faire des jeux (de société, de lettres), utiliser ses différents sens, sont autant de moyens pour renforcer les trajets existants et en créer de nouveaux.
  3. utiliser des méthodes mnémotechniques va renforcer la facilité de classification de l’information, les associations d’idées et aider également à faciliter la récupération de l’information.
  4. dormir: un sommeil de bonne qualité permet un passage des informations acquises dans la journée en mémoire à long terme.

Auteur:Tiphaine de Rostolan